
Réinformation: Quand les fascistes sont pris pour des honnêtes gens, et les honnêtes gens pour des fascistes, le monde est en danger (info # 011811/9) Par Stéphane Juffa
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L’équivalent en masse de 500 automobiles familiales...
si
Pour les êtres humains ayant conservé leur conscience, l’article
du Monde et de son correspondant en Israël Laurent Zecchini sur
Nidal, avec les effets de manche nauséeux qu’il véhicule, déconstruits par Ilan
Tsadik, est simplement inadmissible.
La dimension et la gravité de l’imposture, chaque fois que l’on y
pense, génère instantanément les mêmes questions : Où en sommes nous
arrivés ? Que de haine pour perpétrer une telle malversation et la publier
? Quel est le degré de conditionnement du public pour accepter sans broncher
semblable malfaçon – il n’y a que la Ména, une fois de plus qui ait réagi !
-, lorsqu’il n’en ajoute pas, le public, par l’expression de son dégoût à l’encontre
des Juifs, à l’abjection journalistique de Zecchini ?
C’est précisément l’objectif recherché par ce genre d’ "œuvre".
Le Monde n’avait pas jugé opportun d’informer ses lecteurs
de la prise par la marine israélienne de l’arsenal flottant que renfermait le
porte-conteneurs Francop. Il n’avait pas consacré une seule ligne à
l’arraisonnement de centaines de tonnes de matériel de guerre, uniquement destiné
à tuer des civils israéliens.
Le Francop transportait des armes de terreur et exclusivement
des armes de terreur : des armes qui n’ont aucun effet dans une bataille
contre une autre force armée, mais dont la finalité est d’être employées contre
des agglomérations civiles, dans le but de tuer le plus grand nombre de
personnes possible, sans apporter le moindre avantage tactique sur le champ de
bataille.
Qui sait, Le Monde jugea probablement que la quantité
saisie, presque équivalente à toutes les roquettes que les Fous de Dieu
libanais avaient tirées sur les villes israéliennes lors du conflit de 2006, ne
suffisaient pas à justifier un entrefilet ?
Ou que le fait de se préparer à assassiner des civils israéliens,
au mépris des résolutions onusiennes et de l’embargo imposé par le Conseil de
Sécurité aux exportations d’armes iraniennes, était compréhensible ? Qu’il
ne fallait pas perturber le public français pour si peu ?
Les bombes du Francop portaient toutefois la marque de
fabrique des usines officielles de la "République" Islamique d’Iran.
Le Monde et les media tricolores main stream ne
mentionnent pratiquement jamais l’existence dudit embargo, la résolution 1701
du Conseil de Sécurité, qui interdit totalement la présence de miliciens armés
sur le sol libanais ainsi que la contrebande d’armes à leur intention, et le
fait que les USA et l’Europe considèrent officiellement que le Hezbollah et le
Hamas sont des organisations terroristes.
Le lendemain de l’arraisonnement, Le Monde avait, en revanche,
diffusé en bonne place les dénégations formulées par l’Iran, le Hezbollah et la
Syrie, qui déclaraient n’avoir aucun lien avec ces armes. Le Monde n’hésita
pas non plus à répercuter l’accusation de "piraterie maritime" qu’ils
lançaient à la tête de l’Etat hébreu.
Le lecteur du "quotidien de référence" de l’Hexagone,
est ainsi invité à en déduire que 500 tonnes d’armes iraniennes (l’équivalent
en masse de 500 automobiles familiales), voguant à destination de Beyrouth et
de Lattaquié, avaient spontanément pris la mer, sans intervention humaine, et
qu’elles se trouvaient dans la Méditerranée par hasard.
Le Monde, décidément pas très curieux en la circonstance,
se contenta, du point de vue éditorial, de cette conclusion, s’efforçant à ne
pas en savoir davantage.
Ce préjugé défavorable à Israël ne va pas sans rappeler la
posture adoptée par le même journal, en janvier 2002, à l’occasion de la saisie
du cargo Karin A, affrété par l’Autorité Palestinienne.
Le Karin A, transportait le dixième de la quantité d’armes
du Francop. Le Monde s’était alors totalement aligné sur la
position de Yasser Arafat, qui avait décrété qu’il s’agissait d’un "coup
monté par les services israéliens en vue de porter atteinte à la réputation de
l’Autorité Palestinienne".
Peu de temps après les faits, la vérité de l’implication directe
d’Arafat fut reconnue par tous. Elle ne fait, depuis des centaines de lunes,
plus l’ombre d’un doute sensé.
L’exécutant de Yasser Arafat, Fouad Shoubaki, ancien ministre des
"Finances de l’AP pour les Services de Sécurité" et assistant direct de
feu Abou Ammar, a reconnu sa responsabilité. Le 1er septembre
dernier, il a été condamné par un tribunal israélien à 20 ans de prison ferme
pour son rôle dans cette affaire.
A ce jour, Le Monde n’a cependant pas publié
d’excuses à ses lecteurs pour la fausse information qu’il leur avait soumise,
pas plus qu’il n’a jamais pris la peine minimale de rétablir la véracité des
faits.
Rien sur le Francop, auquel on préfère les
"témoignages humains", faisant inlassablement état de la misérable
existence des Palestiniens. Laurent Zecchini s’y complait. Après son récit
édifiant sur la fête de la bière et la "fraternité
interconfessionnelle" dans l’Autorité Palestinienne, il continue à
exploiter le même filon.
A l’ère du triomphe, en France, de la "vérité"
symptomatique sur la vérité factuelle, qu’importe si un article est truffé de
contrevérités et d’omissions ? Qu’importe si Zecchini oublie de mentionner
que les habitants de Taybeh, au contraire de tout ce qu’il écrit sur eux, sont
les plus récentes victimes d’un pogrome musulman en bonne et due forme ?
Et, qu’à l’instar des autres chrétiens du Moyen-Orient, à l’exception remarquable
de ceux vivant en Israël, leur situation sécuritaire et leurs libertés
fondamentales sont sans cesse menacées ?
Des détracteurs, tel Dominique Vidal, pourront encore prétendre
que la Ména s’en prend à un journaliste ab hominem. Mais comment faire pour,
sans citer leur nom et ce qu’ils écrivent, exprimer que leur besogne est
ab-ominable ?
Comment dire, sans parler de ses adeptes, que cette méthode, ce
style, ces préjugés, ce racisme, cet antijuivisme, cette échappatoire aux
règles déontologiques, ces citations frelatées, ces témoignages anonymes et
donc invérifiables, cette propagande dissimulée, cet appel incessant à la haine
d’un peuple, ne procèdent pas d’une hypothèse journalistique, après les dégâts
qu’ils ont causés entre 1936 et 1945 ?
Ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est du "droit de
critiquer ceux qui critiquent Israël". Une boutade ? On en est loin. Il
faut demander à Jean Daniel et à l’Obs de lancer une pétition pour cette
cause. Croyez-vous qu’ils accepteront ?
Car ce qui participe d’une plaisanterie, c’est réclamer le droit
de critiquer Israël, tant ce droit est exploité, et jusqu’à la nausée, ne
connaissant plus de lois ni de limites, depuis qu’Edgar Morin, toujours dans Le
Monde, a déclaré que nous, en tant que peuple, "prenions du plaisir à
maltraiter nos voisins".
Depuis que des milliers de confrères français ont juré,
publiquement et en chœur, avoir vu les images montrant des soldats hébreux
assassiner Mohamed A-Dura. Des images qui, que l’on soit enderlinard ou
anti-enderlinard, n’ont jamais existé.
Il est temps désormais d’aller du particulier au général – avec
toutes les précautions voulues – et de cesser de tomber de notre chaise, chaque
fois qu’il s’écrit ou se dit un mensonge supplémentaire à propos de la nation
d’Israël.
La vérité est qu’une grande partie des media de la planète, avec
ceux de France à la pointe de cette tendance, ont cessé de relater les
péripéties du conflit moyen-oriental.
Ils racontent une histoire, toujours la même, quels que soient
les événements factuels qui surviennent.
Dans cette histoire, les Juifs sont les méchants, les agresseurs,
les tueurs d’enfants, les violeurs, les empoisonneurs de puits, les
bellicistes, les pilleurs d’organes, les génocidaires et les ennemis de la
liberté des autres.
Les Arabes sont les victimes des Israéliens – les bons sauvages
opprimés, dans la dialectique néo-existentialiste, qui s’acharne, à tort, à
faire passer ce conflit pour une guerre de décolonisation.
Dans cette dynamique terrible, parce que produit d’exportation faisandé,
complètement aveugle et incendiaire, le bon sauvage possède tous les droits
(qui deviennent des devoirs, selon la lecture existentialiste), dont ceux
d’avoir recours à la barbarie et à l’assassinat collectif de civils afin de
recouvrer sa dignité.
La presse de l’Hexagone entend nous ramener de force dans l’Algérie
de 1960, bien qu’ici rien ne ressemble aux conditions de ce conflit. Les termes
qu’ils emploient sont ceux de la Guerre d’Algérie et la comparaison forcenée
entre les colons français et les Israéliens saute aux yeux. Parfois je me dis
qu’il s’agit de la part de nos confrères d’exorciser leur silence à cette
époque et de nous faire porter leurs péchés.
Le principe du bouc émissaire, si commode pour se débarrasser de
ses lâchetés sur le compte d’autrui.
Les termes employés par les confrères nous rappellent
quotidiennement – si nous venions à l’oublier – le lexique colonialo-existentialiste
qu’ils entendent imposer à notre guerre : occupation, exploitation, colons
et colonies, apartheid, etc.
La décision du Monde électronique de ne pas rapporter
l’incident du Francop, et des autres media franciliens de l’évoquer de
l’extrême bout de la plume, illustre l’existence et le mode opératoire de cette
"histoire" :
Les Arabes étant, une fois pour toutes, les victimes, il est
antinomique pour des victimes d’amasser des dizaines de milliers de roquettes
au Liban, destinées à préparer une nouvelle attaque non-provoquée contre les
civils israéliens.
Dans l’ "histoire", on ne doit pas parler des civils
israéliens – comme ceux du pourtour de Gaza, qui avaient essuyé 8 000
projectiles avant que Jérusalem ne décide de l’offensive de Plomb Fondu - .
Tous les Israéliens sont à considérer comme des soldats en puissance.
L’association armes-guerre, dans l’ "histoire", est
réservée aux Hébreux. Celle armes-victimes, évidemment, ne convient pas ;
elle obligerait, de surcroît, à s’étendre sur les activités du Hezbollah, les
déclarations de ses chefs, la relation avec l’Iran, sa tentative de contrôler
le Liban ; voyez à quoi cela mène de commencer à faire de l’information...
Il est bien plus simple de remplacer le traitement de la nouvelle
du Francop par les comptines de Zecchini, ultra-victimaires pour les
Palestiniens. Ainsi, certains lecteurs ignoreront tout de la composition du
chargement du Francop, tandis que d’autres se satisferont du déni de
l’Iran, Syrie, Hezbollah, et d’autres, encore, penseront que si Le Monde
électronique n’en parle pas, il s’agit d’une péripétie sans incidence ;
d’autres, enfin, considéreront être en présence d’une nouvelle mise en scène
des Israéliens, "qui sont coutumiers de ces pratiques". L’essentiel
étant que, dans tous les cas de figure, l’ "histoire" soit préservée.
Les Juifs demeurent les méchants et les Arabes les victimes.
La nouveauté, c’est qu’à force d’habitude, ces néofascistes – il est
temps d’appeler ces gens d’après le type d’intoxication qu’ils fabriquent - se
prennent pour des justes, et qu’ils invectivent, en vrac, ceux qui s’opposent à
leur mainmise ; ce, quels que soient la validité de leurs arguments.
Refuser de participer à leur "histoire", c’est être
immédiatement soupçonné d’extrémisme et d’appartenance à l’extrême droite.
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Réinformation: Du journalisme ? (info # 011611/9) Par Ilan Tsadik
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Zecchini-le-malhonnête !
si
Le Monde et son correspondant en Israël Laurent Zecchini
ont remis ça, dans une comptine publiée il y a trois jours dans l’édition
électronique, sous le titre "Le
"mur" ou la misère, le dilemme de Nidal, travailleur palestinien
clandestin".
Zecchini reprend ainsi le flambeau du style qu’avaient inauguré des
correspondants de presse français en Israël, j’ai cité Alexandra Schwartzbrod
(ex-Libé), Gilles Paris, son épouse Stéphanie
Le Bars, Michel Bôle-Richard, et j’en passe, pas forcément des
meilleurs.
Style comptine, consistant à répercuter le témoignage d’un
Palestinien supposé candide, car sorti du peuple, le plus souvent anonyme, dont
on ne discute pas le récit, auquel on ne pose pas de questions embarrassantes
(voir pas de questions du tout), et dont on ne souligne jamais les
contradictions, si énormes soient-elles.
Sortes de ballades intemporelles et extra-spatiales, échappant à
l’attraction terrestre et aux lois de la déontologie, qui se singularisent en
cela que tout ce que les Israéliens ont fait, font et feront, réclame les
qualificatifs de nuisible ou inhumain, et ceux qui gravitent de l’un à l’autre.
D’ailleurs, ce style si particulier épargne à ses auteurs la
nécessité-règle de permettre à l’ "oppresseur" israélien de répondre
à ce à quoi on l’accuse. Ce qui est très commode, lorsque l’objectif de ces
complaintes consiste à le stigmatiser et ne participe pas d’un effort
authentique d’information.
Mais ce qui est habituellement reproché aux Juifs est à ce point
gratiné, "qu’on ne voit pas bien ce qu’ils pourraient répondre", et,
qu’en vérité, "on n’est pas réellement intéressé à lire le point de vue de
tels tyrans, et on ne tient pas à leur procurer un pan de "notre" support
médiatique pour qu’ils y diffusent leur propagande fielleuse (on sait à priori
qu’ils vont mentir, pensez !)".
Une autre variante consiste à citer les porte-parole israéliens,
mais soit en leur faisant dire des choses qu’ils n’ont jamais prononcées, soit
en sortant leurs déclarations si loin de leurs contextes, qu’on leur fait dire
exactement le contraire de ce qu’ils ont exprimé.
On trouvera une belle brochette d’exemples de ce dernier cas de
figure dans le dernier papier de Zecchini.
Son article "La fête de la bière... en Palestine", que
j’ai décortiqué dans "Ah,
les gens du Monde !", répondait déjà aux critères que je viens de
répertorier. Sa bière était imbuvable. Il décrivait une situation idyllique de
coexistence interconfessionnelle, exactement contraire à celle que subissent
les chrétiens du village de Taybeh.
A l’en croire, les seuls coupables de leurs embêtements sont les
Israéliens, et cette fête de la bière aménageait un moyen pour ces villageois
de protester à leur manière contre l’occupation israélienne.
Zecchini dissimula aux lecteurs du Monde que Taybeh avait
subi un authentique pogrome commis par ses voisins musulmans, que, pour
survivre, ses habitants avaient été contraints d’accepter un accord (Sulkha) de
dhimmitude, par lequel ils se sont accusés, auprès des pogromistes, d’être à
l’origine des violences qui leur avaient été infligées.
C’est que, dans les comptines que j’évoque, l’auteur ne se sent
pas tenu de replacer son propos dans un quelconque contexte conjoncturel, ce
qui lui permet de construire la réalité parallèle qui convient à ses
convictions et au message, toujours pareil, qu’il entend faire passer.
Un message antijuif qui confine au délire, mais qui, dans l’atmosphère
délétère que les media français ont imposée graduellement, prend les allures
d’un témoignage véridique, renforçant ce que le public "sait" des
événements de la région.
La comptine de Zecchini, diffusée dans Le Monde
électronique de vendredi dernier, décrit un aspect supplémentaire des
souffrances que les Israéliens infligent aux Palestiniens.
Le confrère y raconte le calvaire de Nidal, 33 ans, père de sept
enfants, obligé de risquer sa vie pour aller travailler "de l’autre
côté", afin de nourrir sa famille.
Nidal explique qu’en Israël, il gagne, au noir, trois fois plus
d’argent que ce que la même occupation lui rapporterait dans sa ville de
Bethléem, soit 9,50 euros par jour.
Il ne vient évidemment pas à l’esprit du journaliste du Monde
de se demander pourquoi faire autant d’enfants lorsqu’on n’a pas les moyens de
les nourrir. De réaliser qu’un Israélien du lot, ou un Français moyen, auraient
également les plus grandes difficultés pour élever une équipe de handball avec
ses remplaçants.
Mais Nidal est un Palestinien opprimé, ah ! Ce qui le
soustrait automatiquement aux contingences budgétaires et l’exempte du planning
familial.
Ce genre de questionnement n’a jamais droit de cité dans ce type
de comptines, ça n’est pas dans ce but qu’elles sont rédigées.
On s’y abstiendra aussi d’effectuer aucun parallèle avec ce que
gagne un maçon dans d’autres Etats arabes de la région, en Egypte, en Jordanie,
au Liban ou en Syrie. Là-bas, avec neuf euros cinquante au quotidien, on se
situe bien au-dessus de la moyenne des revenus.
J’admets que, même si le coût de la vie y est moindre qu’en
Europe ou en Israël, on peut déplorer que les gens vivent avec de si maigres
moyens, mais cette misère ne saurait objectivement être imputable à l’Etat
hébreu. La proximité de ce dernier contribuant, au contraire, à assurer, par capillarité,
des salaires plus élevés à Bethléem qu’à Amman, Beyrouth, Damas et au Caire.
Reste qu’en omettant de mentionner cette réalité économique, que
la quasi-totalité des Français ignore totalement, le lecteur du Monde se
voit contraint de comparer ce qu’on gagne à Bethléem avec SA propre réalité.
Et là, pour un Européen, moins de dix euros journaliers est
synonyme de noire misère.
Laurent Zecchini n’explique pas non plus en quoi la barrière de
sécurité – l’accusé principal et fil rouge du papier – est responsable de la
situation économique des Palestiniens et du Moyen-Orient.
A tenter de comprendre Zecchini, les Israéliens – mur ou pas mur
– auraient une sorte d’obligation de fournir un gagne-pain aux habitants de
Cisjordanie. Une hypothèse étrange lorsqu’on la considère posément.
Dans une prose romancée, destinée à faire de Nidal un presque
héros, dont Ilan ne croit pas un traître mot, l’envoyé spécial du Monde
à Bethléem décrit la façon dont le Palestinien déjoue les pièges des soldats et
de leurs chiens pour franchir le mur.
Zecchini, rapportant les propos de Nidal X, reprend à son compte
une terrible accusation : "L'enjeu est terriblement simple : "Passer, me faire arrêter, être tué ou blessé.
Les soldats tirent à vue", indique-t-il (Nidal)".
S’ensuit une phénoménale malversation du reporter, qui,
détournant les propos d’un porte-parole de Tsahal, le major Peter Lerner,
affirme que ce dernier "confirme" les accusations de Nidal.
Le conteur de fables antisémites construit cette confirmation
sur la phrase suivante de Lerner : "Quiconque approche la barrière de
sécurité sans autorisation est considéré comme un terroriste, et donc les
règles d'engagement s'appliquent : nous pouvons ouvrir le feu sur eux.".
"Pouvons ouvrir le feu sur eux",
Zecchini-le-malhonnête ! Non pas "Nous ouvrons le feu sur eux",
ce qui constituerait alors, effectivement, mais alors seulement, une
confirmation des dires de Nidal.
Tout ce qu’affirme le porte-parole est que, dans une zone où des
milliers d’infiltrations de terroristes se sont produites, occasionnant des
centaines de victimes civiles et encore plus de mutilés et de blessés, le
règlement autorise les militaires à faire usage de leurs armes.
Exactement comme les garde-frontières français ont l’autorisation
de faire feu sur un clandestin surpris en train de tenter de pénétrer sur leur
territoire en provenance de la Confédération Helvétique. Ce, même si, à ma
connaissance, aucun groupe terroriste ayant provisionné dans ses statuts la
destruction de la République française ne possède son siège, ses bases et ses
munitions à Berne !
Entre "avoir le droit" de faire feu, "tirer à
vue", comme selon l’affirmation de Nidal-Laurent, et "tuer", il
existe des différences de la taille de l’Océan Pacifique.
Or deux affirmations puisées dans le même article, l’une de
Zecchini, l’autre attribuée à Nidal lui-même, viennent contredire l’accusation,
aussi grave que controuvée, formulée par Le Monde contre l’armée
israélienne.
Ainsi, Zecchini, reprenant des évaluations d’organisations des
droits de l’homme, atteste que près de 23 000 travailleurs palestiniens
clandestins, dans une situation identique à celle de Nidal, traverseraient
quotidiennement la barrière de sécurité.
Dans le cas où les soldats, disposés à intervalles réguliers le
long de cette barrière, effectuant des patrouilles et disposant de matériel
électronique sophistiqué pour détecter les infiltrations, "tireraient à
vue" sur les clandestins, comme le prétend Nidal, et comme le confirme le
porte-parole de Tsahal, selon Le Monde, le moins que l’on pourrait
constater est qu’ils sont terriblement maladroits.
Manquer 23 000 "cibles" chaque jour, il faudrait dans
l’urgence revoir les principes des cours de tir administrés aux recrues de
Tsahal ! Ce d’autant que ni moi, ni notre camarade palestinien Sami El
Soudi, n’avons entendu parler d’un seul travailleur clandestin tué aujourd’hui,
hier, la semaine dernière, pas plus que lors des six derniers mois.
Si notre confrère (c’est une façon de parler, nous ne faisons
manifestement pas le même métier), s’était quelque peu enquis des conditions
draconiennes d’ouverture de feu imposées aux soldats israéliens, il avalerait
sur le champ sa plume, ses réserves d’encre et même son clavier d’ordinateur.
Mais dans les comptines dans lesquelles il s’est recyclé – il
faisait autrefois du journalisme – il n’existe aucune nécessité de vérifier ce
genre de "détails" avant de calomnier une armée et, par extension, un
peuple entier. Il ne s’agit que de Juifs, tout est permis à leur encontre
depuis longtemps dans la presse tricolore.
Nidal en personne, selon la romance de vendredi, avoue avoir été
arrêté à dix reprises (par les soldats israéliens)... sans jamais n’avoir été
blessé. Dix fois au moins... ils n’ont pas "tiré à vue" !
Ayant mis à jour ces contradictions manifestes, Ilan considère
qu’il n’est pas utile de démolir le solde de ce qui ressemble plus à une
incitation à la haine ethnique qu’à quoi que ce soit se rapportant au
journalisme.
Rien – ou presque - de ce qui figure dans ce texte n’est
crédible, au seul motif que personne n’a vérifié la vraisemblance du témoignage
de Nidal, ni même n’a concédé le moindre effort afin de suivre les règles
essentielles de prudence et d’équité qui s’imposent dans notre profession.
Cette fable de Zecchini est construite pour asséner ses
conclusions. La 1ère est que la majorité des Israéliens vivant à
l’écart de la barrière de sécurité, elle ne réalise pas les horreurs – le
confrère a l’impertinence incommensurable de parler de manque de
"conscience" – que leur pays impose aux Palestiniens, et notamment,
du "sentiment d’apartheid" qu’il leur inspire.
La fable se termine ainsi, je retranscris en plein :
"Toute la vie de Nidal, en
revanche, est tournée vers le "mur". "Si je le franchis, c'est pour vivre, dit-il. Mais les soldats israéliens nous traquent comme si
nous étions des ennemis, dans une guerre." Cette réalité
n'altère pas les certitudes du major Lerner : "Le
franchissement du mur est un signe d'activité criminelle"...".
C’est à moi qu’échoit le privilège d’augmenter le texte de mon
collègue du point de vue israélien, visiblement dénué du moindre intérêt à ses
yeux, puisqu’il n’y consacre pas la moindre virgule.
Pour dire que la construction du mur n’a pas été inspirée par
notre "plaisir à maltraiter nos voisins" – sentiment dont on avait
déjà affublé le peuple israélien dans les colonnes du Monde -, mais,
qu’en 1992, après 25 ans de voisinage sans mur et sans clôture, sans l’esquisse
d’une volonté d’apartheid, Itzhak Rabin avait imaginé qu’une séparation serait
peut-être indispensable.
Ce, afin de répondre à ses obligations fondamentales de 1er
ministre, en protégeant ses concitoyens des attentats suicides et des
assassinats collectifs perpétrés par des Palestiniens en Israël.
Une jeune Hiérosolymitaine venait d’être massacrée par les
compatriotes de Nidal X.
L’existence de cette adolescente, de même que la vie de chacun
des habitants de ce pays, n’en déplaise au Monde, recèle infiniment plus
d’importance que les besoins de Nidal pour ravitailler son équipe de handball. Est-ce
vraiment incompréhensible ?
En 1994, le même Itzhak Rabin, à la suite d’un nouvel attentat
terroriste dans la région de Nataniya, ordonna la construction de la première
portion de la Barrière de Sécurité, entre Bat Hefer et la ville palestinienne
de Tulkarem. Ni l’attentat, ni l’obligation de nous entourer d’un mur afin de
protéger notre population, n’occasionnèrent encore une fois en nous la moindre
jouissance.
Nidal s’étonne-t-il de ce que nos soldats le "traquent comme
si nous étions des ennemis dans une guerre". Ni lui ni Zecchini – jusqu’où
peut aller l’inculture chez les journalistes ! – n’ont-ils entendu parler
du Djihad Islamique Palestinien, du Hamas, du FPLP, des Brigades des Martyrs
d’Al-Aqsa ?
Ces terroristes qui franchissaient la ligne de démarcation, là où
s’élève la palissade désormais, là où elle dérange Nidal à présent, pour
générer des massacres de civils innocents en Israël.
En 2001, ils ont conduit 36 massacres collectifs à partir de la
Cisjordanie, là où demeure Nidal, occasionnant la mort de 94 civils innocents
de tout crime.
En 2002, ils ont conduit 45 massacres collectifs à partir de la
Cisjordanie, occasionnant la mort de 238 civils innocents de tout crime.
En 2003, ils ont conduit 23 massacres collectifs à partir de la
Cisjordanie, occasionnant la mort de 145 civils innocents de tout crime.
En 2004, après l’édification de la portion principale de la
Barrière de Sécurité, le nombre des massacres collectifs perpétrés à partir de
Cisjordanie est redescendu à 17, occasionnant la mort de 93 civils innocents de
tout crime.
Effectivement, Nidal-Zecchini, il s’agit d’une guerre. Comment se
peut-il que vous l’ignoriez ?
En 2005, avec l’extension de la Barrière de Sécurité : 9
massacres collectifs, 30 civils innocents tués.
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Réinformation: Ah, les gens du Monde ! (info # 010710/9) Par Ilan Tsadik
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La crédibilité de ce genre de comptines repose uniquement sur celle, surfaite, du support media (...)
si
L’attention d’Ilan, en cette semaine de trêve des
coupes européennes de football, a été happée par un papier signé Laurent
Zecchini, publié dans Le Monde d’hier.
Ce chef d’œuvre en péril – parce que je vais incessamment
dévoiler ce qu’il a d’émétique (qui fait vomir) – s’attachait à décrire la fête
de la bière, qui s’est déroulée le week-end dernier dans le village palestinien
de Taybeh, à proximité de Ramallah.
Un patelin de la taille de Métula, 1 500 habitants,
réunissant deux particularités saillantes : celui d’être le dernier
village entièrement chrétien sur le territoire de l’Autorité Palestinienne, et
celui d’y être le seul endroit où on fabrique de la bière.
Zecchini a emmené les lecteurs du quotidien
français "de référence" afin qu’ils participent derrière sa plume à
ce qu’il a appelé l’Oktoberfest de Taybeh, par allusion à la célèbre beuverie munichoise
qui se tient à la même époque.
Une virée bucolique, en apparence, qui se voulait
le miroir d’un aspect de la société palestinienne : l’unité bon-enfant en
dépit des différences religieuses, et la détermination unanime dans la lutte
contre l’occupant israélien.
On a déjà été habitué à cette forme de littérature faussement
innocente par les autres ou les ex-correspondants dans la région du journal
fondé par feu Hubert Beuve-Méry.
Ces prédécesseurs ou ces contemporains de Zecchini dans
cet art enlevé se nomment Bôle-Richard, Benjamin Barthe (qui faisait, en pleine
guerre, l’éloge des artilleurs du Hezbollah parce qu’ils n’atteignaient que des
Juifs et non les Arabes de Galilée. L’éloge était carrément pétainiste ;
quant à l’information, elle était totalement fausse), Gilles Paris, ou encore
son épouse Stéphanie Le Bars.
Stéphanie Le Bars, qui dit "entité sioniste"
à la place d’Israël, exactement comme Messieurs Ahmadinejad et Khaled Mashal,
le chef du Hamas !
Notre ami Luc Rosenzweig avait commenté l’un des
reportages de proximité commis par Le Bars, dont Ilan rit encore, dans un
article intitulé "Les
belles histoires de Tante Stéphanie".
"Fête
de la bière… en Palestine" de Tonton Zecchini répond exactement aux
mêmes critères. Comme on dit au foot, on ne change pas les formules gagnantes.
La recette ? Présenter les Palestiniens comme
un peuple homogène, paisible, victime et humain, et les Israéliens comme le
contraire symétrique de tout cela. Montrer des Palestiniens "qui vous
ressemblent", et les Israéliens qui ressemblent aux soldats de la Wehrmacht.
Styliser les traits des uns et des autres jusqu’à la caricature, et surtout, se
foutre totalement de la vérité factuelle de ce que l’on raconte.
La crédibilité de ce genre de comptines repose
uniquement sur celle, surfaite, du support media, et sur la question innocente
des lecteurs face à la critique : mais pourquoi un journaliste
professionnel ayant une réputation à défendre nous raconterait de telles
histoires si elles étaient controuvées ?
Réponse d’Ilan : car il ne risque strictement
rien en crachant sur Israël, puisqu’il s’agit d’un penchant qu’on encourage
dans le paysage médiatique tricolore en général, au Monde, en particulier.
Partant, selon Zecchini, le "Samedi 3 octobre, Taibeh [Taybeh.
Ndlr.], seul village entièrement chrétien de Palestine, a commencé sa
"résistance pacifique à l'occupation" (israélienne) (…)".
Les braves gens !
"En ces temps où le peuple
palestinien a le moral en berne, chrétiens et Palestiniens, venus de Jérusalem,
Ramallah et autres lieux des Territoires occupés, se sont joyeusement mélangés".
Chrétiens et Palestiniens unis comme des sangliers.
Une pluralité qui touche ! Quoique la formule est assez maladroite :
chrétiens ET Palestiniens. On ne peut donc plus écrire "musulmans" au
Monde ?
Il est vrai que Laurent Zecchini décrit Taybeh
comme un "îlot de chrétienté en terre musulmane". Si on veut
commencer à jouer les trouble-fêtes – on doit ! – on pourrait même parler
d’une peau de chagrin.
Les chrétiens composaient 28% de la population de
Palestine à la création de l’Etat d’Israël, aujourd’hui, ils ne représentent
plus que 2% des Palestiniens. A Jérusalem (terre musulmane ???), ils
étaient la majorité, maintenant, ils ne forment plus que 12% des Hiérosolymitains.
Comme dans tout le Dar El Islam, au
Moyen-Orient en particulier, les chrétiens sont persécutés et poussés à s’en
aller.
Le Liban était chrétien à 60%, désormais cette
communauté ne représente plus que 35% de ceux qui habitent le pays aux cèdres.
En Palestine, au temps d’Arafat et de Barghouti,
les Tanzim, les supplétifs armés du Fatah, percevaient une taxe sur toutes les
réunions de chrétiens : fêtes, mariages, et même enterrements.
Des villages entiers ont émigré en bloc, suite à
ces persécutions. On en retrouve au Chili et en Argentine, portant le même nom
qu’en Cisjordanie.
Simultanément, Israël est l’unique Etat du
Moyen-Orient où la population chrétienne se trouve en constante augmentation,
du fait, plus que probablement, qu’ils n’y ont jamais été persécutés.
Le Monde indique
que Yasser Arafat a donné "sa bénédiction pour créer une brasserie à
Taybeh".
Le custode catholique de Terre Sainte, Pierbattista
Pizzaballa, avait une opinion quelque peu divergente sur la question : "et
si ce n’est pas les membres du Hamas ou du Djihad (qui nous harcèlent
quotidiennement), ce sont des heurts avec… l’Autorité Palestinienne. Outre les
islamistes, on parle aussi d’une mafia musulmane. Celle-ci, avec la complicité
de l’Autorité Palestinienne, menacerait les propriétaires chrétiens de terres
et d’immeubles, parvenant ainsi souvent à les obliger à abandonner leurs
propriétés".
Ce qui n’empêche pas Tonton Zecchini d’en
remettre une couche, en dénonçant un supposé protectionnisme de la part des
autorités israéliennes visant à empêcher les brasseurs de la Taybeh de
la vendre en Israël.
Ce qui procure une occasion au confrère du Monde de
franchir allégrement le mur du çon :
"Les brasseurs israéliens, producteurs des bières Maccabee
et Goldstar, ne sont pas mécontents de ces entraves au libre commerce".
Non seulement, mon bonhomme, les Palestiniens sont autorisés à
vendre ce qu’il leur plaît en Israël, ce dont ils ne se privent pas et qui
constitue la quasi-totalité de leurs échanges, mais ils se sont spécialisés
dans le commerce des CD et DVD israéliens piratés et produits à la chaîne, d’articles
de contrefaçon des marques israéliennes et internationales, ainsi que de pièces
détachées de voitures, perçues sur des véhicules volés en Israël et dépecés dans
des garages de Cisjordanie.
Mais en ce qui concerne la bière… Maccabee et Goldstar ont
affaire à une concurrence un peu plus menaçante que la cervoise de la famille
Khoury, puisqu’on produit de la Tuborg, de la Carlsberg et de la Heineken dans
l’Etat hébreu, dans lequel on importe également toutes les bières européennes, notamment,
hollandaises, allemandes, tchèques et belges.
Jusque là, j’ai critiqué un comportement journalistique inepte,
aux relents persistants d’antisionisme-antisémitisme, mais qui tient de la
vulgarisation de la haine, à laquelle les Juifs francophones sont
quotidiennement confrontés. Haine vulgaire et incitation à la haine vulgaire.
Propagande commune, plume trempée dans l’ignorance et punition des lecteurs.
Mais le nom de Taybeh me rappelant vaguement quelque chose de
grave, votre Ilan a effectué une recherche, qui a rapidement abouti, car l’événement
qui en occupe le centre avait donné lieu à une couverture
de presse assez volumineuse.
Une recherche d’où il ressort que Laurent Zecchini n’a pas
uniquement péché par déformation des faits à vocation de propagande, mais
surtout, par occlusion de l’information.
Car Taybeh, à cause des événements qui s’y sont déroulés dans un
passé récent, ne peut en aucun cas servir d’exemple de confraternité entre
chrétiens et musulmans palestiniens.
Car Taybeh, dans la nuit du 3 au 4 septembre 2005, a subi un
véritable pogrom, dont Zecchini ne pouvait pas ignorer l’existence, qu’il
pouvait seulement dissimuler à la connaissance des lecteurs du Monde. Ce
qu’il a fait.
Cette nuit-là, des jeunes musulmans du village voisin de Deïr
Jarir avaient mis le feu à Taybeh, aux cris d’Allah hu Akbar, de "brûlez
les infidèles" et "brûlez les croisés".
Les assaillants pillèrent les maisons, y volèrent des meubles et
des appareils électriques, arrosèrent les demeures avec du kérosène et y boutèrent
le feu. Une quinzaine d’habitations, des magasins, une ferme, des voitures et
une station-service furent vandalisés et détruits.
Dans les ruines byzantines de Saint-Georges qui dominent le
village, on retrouva la statue de la Vierge au sol et brisée.
A l’origine de ce déferlement, une idylle entre une femme de Deïr
Jarir, Hiyam Ajaj et son patron, un tailleur de Taybeh du nom de Mehdi Khoury
(du clan des brasseurs). Leur relation dura deux ans, jusqu’à ce qu’Hiyam tombe
enceinte de cette union.
Dès que sa famille s’en aperçut, elle massacra la jeune femme de
23 ans et son fœtus. Mais la soif de vengeance n’était pas tarie, la loi
coranique interdisant aux sous-hommes (dhimmis) d’avoir des relations sexuelles
avec des femmes musulmanes.
Un témoin oculaire du saccage (in Jerusalem Post) : "C'était
comme une guerre. Des heures s'écoulèrent avant que les services de sécurité et
les pompiers de l'Autorité Palestinienne n'arrivent sur place. Les 15
assaillants ne passèrent que quelques heures dans les locaux de la police avant
d'être libérés. Mais Khoury a été arrêté par la police arabe palestinienne,
maintenu en détention et, selon les dires de sa famille, frappé à plusieurs
reprises".
La femme de David Khoury, le brasseur qui est également maire de
Taybeh, a témoigné de ce que les agresseurs étaient armés.
En contradiction absolue avec ce qu’en dit Tonton Zecchini, et
qui constitue même la colonne vertébrale de son étrange papier, Madame Khoury a
affirmé au journal britannique The Guardian : "Nous ne participons pas
à la résistance contre Israël, et nous ne voulons pas être réduits en cendres.
Nous avons très peur. Ces gens vont revenir".
Le lendemain du pogrom, afin de protéger la vie de leur
communauté, une délégation de notables de Taybeh s’est rendue à Deïr Jarir pour
demander une Houdna d’aveu, la plus grande humiliation à laquelle on
puisse se soumettre.
Non seulement leur village était détruit, mais ils devaient
encore s’accuser d’être responsables de l’agression qu’ils venaient de subir.
Pas facile d’être le dernier village chrétien en Palestine,
contrairement à la fable que le Monde vient de conter à ses lecteurs. A
témoin, les conditions auxquelles les maîtres musulmans ont daigné cesser leurs
attaques contre les dhimmis chrétiens durant une période probatoire de six
mois ; elles parlent d’elles-mêmes :
-
Les villageois Taybeh peuvent à nouveau traverser Deïr Jarir, à
l'exclusion des 2 frères du coupable.
-
La vie de Mehdi Khoury n'est pas garantie.
-
Les 13 jeunes gens arrêtés (pogromistes) seront relâchés, sans être
jugés responsables de l'attaque.
-
La famille de Mehdi Khoury doit verser 100 000 dollars à la famille de
la défunte "pour l'honneur de leur fille". [Il n’a jamais été établi
que l’enfant que portait Hiyam était celui de Mehdi Khoury. L’épouse du
maire-brasseur a mis cette affirmation en doute. Ndlr.]
Suite à cette terrible humiliation, certains que les musulmans
allaient reprendre leurs attaques à n’importe quel motif, et que l’AP n’avait
pas l’intention d’assurer leur sécurité, une délégation de Taybeh s’est rendue
au consulat américain de Jérusalem pour y demander protection. Le consul a
renvoyé les notables auprès de l’armée israélienne (résistance de qui contre
qui, Zecchini ?), qui a dépêché un détachement dans le village pour y
constater la situation.
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Réinformation: Une friponne utile (info # 011203/9) Par Stéphane Juffa
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© Metula News Agency
La reporter Esther Shapira
si
La chaîne publique allemande ARD a diffusé, le 4 mars
dernier, le reportage "Qu’est-il
arrivé à Mohamed al-Dura", de la réalisatrice allemande Esther Shapira.
Ce film a rencontré un écho intéressant dans les media germaniques, donnant
lieu, notamment, à une interview
de la réalisatrice, dans le très respectable quotidien Frankfurter
Allgemeine Zeitung, par le confrère Thomas Thiel.
Le documentaire reprend à son compte les éléments de preuves de
la falsification, que le physicien Nahum Shahaf et la Ména avaient dévoilés au
public depuis la diffusion par FR2 du faux assassinat de l’enfant
palestinien Mohamed A-Dura, par l’armée israélienne, le 30 septembre 2000.
Dans sa
réaction à la diffusion de ce reportage, sur son blog personnel, l’une des
deux personnes physiques compromises, à l’origine de cette imposture, Charles
Enderlin, réplique en annonçant que "Le documentaire de
Schapira se trouve chez nos avocats allemands".
Gageons que cette menace quelque peu lapidaire n’aura aucune
suite ; Enderlin et son employeur n’ayant aucun intérêt à propulser sur l’avant-scène
allemande la discussion des preuves que Madame Shapira a puisées dans nos
enquêtes.
Par le passé, tant France2 que son correspondant à
Jérusalem se sont soigneusement gardés d’ester en justice contre les
professionnels détenteurs de la documentation établissant la vérité sur leur
forfait.
De plus, la stratégie qui consistait à instrumentaliser la
justice afin d’étouffer la vérité leur a explosé dans les doigts. Leur
intention consistait à s’en prendre à de petites entités actives sur le Net, en
escomptant qu’elles n’auraient ni les ressources ni les archives nécessaires
pour se mesurer à la machine juridique de la plus importante chaîne TV du
service public de l’Etat français.
FR2 et Enderlin ont ainsi diligenté quatre procès contre
des entités auxquelles ils reprochaient, dans les mémoires de leurs avocats, d’avoir
publiquement répercuté les conclusions de l’enquête de la Ména. S’ils ont eu
gain de cause dans deux des procédures, et qu’une troisième a fait choux blanc,
le reporter et son employeur paient désormais au prix fort leur action contre
Philippe Karsenty, directeur de l’ "agence de notation des media" Media
Ratings.
Karsenty a eu l’habileté de trouver les appuis nécessaires pour
tenir la dragée haute à la chaîne publique, et a remporté en appel le mauvais procès
qui lui avait été intenté.
Dans l’attente du résultat du pourvoi en cassation d’Enderlin-Fr2,
Karsenty sillonne le globe en multipliant des conférences sur l’Affaire.
Il alerte les pouvoirs publics et les politiques dans divers pays, dont Israël,
et s’applique, avec son alter ego américain, le professeur américain Richard
Landes, à faire connaître la mystification criminelle dont Enderlin, et son
cameraman Abou Rahma, sont à l’origine.
Dans l’environnement qu’ils ont si maladroitement créé, nous
serions fort étonnés qu’Enderlin et FR2 intentent un procès à ARD,
une procédure de trop qui pourrait leur être judiciairement fatale.
Il est beaucoup plus probable que le correspondant de FR2 se
contente de réagir sur l’air auquel il nous a habitués, de je suis un grand
reporter au-dessus de tout soupçon, mes contempteurs sont des "gens
qui ne sont pas correspondants de guerre". "Pour ma part, j'ai effectué des centaines de reportages à
Gaza. Je suis passé des dizaines de fois à l'endroit où s'est déroulé
avant et après l'accrochage du 30 septembre 2000" (sur le blog d’Enderlin,
opus cité).
S’agissant d’un couplet qui n’a pas impressionné
les juges de la Cour d’Appel de Paris, de plus en plus empêtré dans les
innombrables contrevérités qu’il a proférées, Enderlin a décidé d’en ajouter une
autre, pathétique : "Ni Shafaf, ni Landes ni Juffa, ni Rozeszweig,
ni Karsenty, ni Schapira n'ont jamais mis les pieds à Gaza ou assisté à un
accrochage israélo palestinien. (op.cité)".
Passe, qu’en proie à la contrariété, il écorche le
nom des gens, mais qu’il affirme qu’Esther Shapira n’est jamais allée à Gaza,
alors qu’elle y a filmé les images constitutives de son premier reportage
datant de 2002, qu’Enderlin peut difficilement ne pas avoir vues, participe d’une
défense immature.
En ce qui me concerne, ayant visité Gaza-city pour
la première fois d’une très longue série à l’âge de treize ans, je n’ai pas l’intention
de me vautrer avec l’intéressé dans une dispute si dénuée de pertinence.
Pas plus que je n’envisage de placer sur le forum de
la cité tous les différends ontologiques marqués que je nourris à l’endroit de
certains personnages de la liste Enderlin ci-dessus. Pour le moment, c’est la
fin qui justifie les moyens – pas tous, certes – afin de confondre absolument
les auteurs de la falsification audiovisuelle, et ceux qui lui permettent de se
pérenniser, depuis plus de huit années, en connaissance de cause.
Quand certains de ces "moyens" s’avèrent
contre-productifs dans la divulgation de la vérité, il est nécessaire de les
mentionner. L’un d’eux concerne la démarche journalistique d’Esther Shapira :
dans son reportage de 2002, elle concluait que Mohamed A-Dura avait été tué,
mais pas par les balles israéliennes.
L’article de la Frankfurter relate cet
épisode du cheminement suivi par notre consœur allemande. Dans l’une de ses
réponses à Thomas Thiel, Esther Shapira répond ainsi : "Ce
n’est pas nous qui avons eu l’idée de la falsification. Elle a d’abord été
émise par un physicien, en Israël, ensuite, entre autres, par un Français (qui ?
Ndlr.). Au départ, la thèse de la falsification me semblait suspecte, même si
elle apportait des réponses plausibles à de nombreuses questions restées sans
réponses. Nous ne pouvions pas encore dire avec certitude que c’était une
falsification".
Madame Shapira a ainsi changé de thèse, comme le reflète aussi l’Arrêt de la Cour d’Appel de Paris du 21 mai 2008 relaxant Karsenty :
"(…) les auteurs des deux documents vidéo (pièces n°1 et 2) l’un
monté à l’initiative d’Esther SHAPIRA pour la chaîne de TELEVISION ARD en mars
2002, l’autre AL DURA : l’enquête, réalisé en novembre suivant par la MENA à
partir des déclarations de Nahum SHAHAF, désigné pour diriger une commission
d’enquête initiée par le commandant de la zone sud, ne tirent pas les mêmes
conclusions de l’observation du reportage, puisque le premier conforte la thèse
de la mort de l’enfant sous une balle perdue palestinienne, tandis que le
second impute une mise en scène palestinienne de cette mort (…)".
Or peu m’importe qu’Esther Shapira se soit trompée en 2002, que
nous ayons eu raison et qu’elle le reconnaît aujourd’hui, car nul n’est
infaillible, même si, à juger suspecte la thèse de la falsification, Mme
Shapira n’était visiblement pas allée assez loin dans son investigation.
Ce qui m’ennuie considérablement plus, c’est qui aura fallu sept
ans à cette consœur pour rendre publique la reconnaissance de son erreur. Or
durant ces sept ans de silence, la troisième voie, articulée
principalement autour du premier reportage d’E. Shapira, a fait reculer le
dévoilement de la vérité.
Cette troisième voie, qui faisait merveilleusement l’affaire
des consensualistes – ce ne sont pas les Israéliens qui ont tué Mohamed, ce
sont les Palestiniens, encore, par erreur, on ne peut pas accuser FR2 d’une
imposture, à peine d’inexactitude, et Enderlin demeure un reporter intègre -.
Comme si la recherche de la vérité avait jamais pu faire l’objet d’une
négociation ! Comme si les résultats d’une enquête pouvaient forcément
contenter tout le monde.
L’erreur d’Esther Shapira a fait prendre de fausses directions
non seulement à ceux qui ne désiraient pas se confronter avec le système, mais
également à une foultitude de professionnels bien intentionnés, au premier rang
desquels il convient de citer Denis Jeambar et Daniel Leconte.
Il est vrai que, face à la surprise et à l’ampleur de l’imposture,
faute de ne connaître ni l’un ni l’autre des intervenants, on peut être logiquement
amené à donner plus facilement sa confiance à une chaîne nationale allemande de
télévision, qu’à une agence de presse écrite privée agissant depuis un village reculé
d’Israël.
Dommage qu’Esther Shapira ait mis si longtemps, non à se forger
une nouvelle conviction (ce qui est fait depuis plusieurs années), mais à la
rendre publique. Elle nous a fait perdre du temps.
Est-ce à cause de la gêne créée par cette volte-face qu’Esther
Shapira a tant de mal à créditer la Ména dans ses déclarations ? Qu’elle s’empare
si allégrement des fruits du travail de Shahaf et de celui de notre agence ?
Qu’elle redistribue les crédits au gré de son imagination ?
Toujours est-il que son reportage ne contient pas l’esquisse d’une
révélation, et que toutes ses affirmations ont été énoncées soit par Shahaf
soit par la Ména depuis des lustres.
C’est ainsi notre agence, qui, après des mois de recherche, avait
découvert que c’étaient les chirurgiens David et Rachmanov qui avaient opéré
Jamal A-Dura en 1994, et qui avait recueilli leurs témoignages.
Pour la petite histoire, Yehuda David, qui suivait les péripéties
de la Controverse de Nétzarim sur la Ména, sans que nous ne le sachions, ne se
souvenait pas avoir procédé à la réparation de la main de Jamal. C’est nous qui
le lui apprîmes.
Le Dr. David n’a forgé son jugement médical qu’après avoir dûment
et minutieusement consulté les documents hospitaliers et les photographies que
nous lui avons soumises ; ce qui en dit long sur la sincérité irréprochable
du praticien.
C’est encore la Ména qui seule a produit la critique du rapport
Walden, et dévoilé le document de la police des frontières – mentionné par E.
Shapira – établissant que Jamal avait quitté Gaza par avion, le 4 octobre 2000,
et que, de ce fait, il ne pouvait pas avoir été admis à l’hôpital d’Amman le 1er
dudit mois, et y avoir subi des soins du 1er au 4 octobre, comme
stipulé sur le rapport des médecins jordaniens. [Voir A propos de rapports
médicaux 1ère
et 2ème
parties].
Certaines phrases de notre consœur, prononcées lors de son
interview, surprennent : "Mais, notre enquête a établi que le
professeur Walden n’avait jamais rencontré Jamal. On ne peut donc pas
parler d’une véritable expertise médicale".
Son enquête ? Sa conclusion ?
Voilà pourtant ce qui figure dans notre article A propos de rapports
médicaux (3ème partie et fin) du 3 octobre 2008 : "Cela
revient, pour Walden, à faire croire qu’il cite une observation effectuée sur
un patient de chair et d’os en 2000, alors qu’il a revisité les faits, sans
patient, sans pouvoir observer personnellement ses blessures, en 2008".
C’est aussi la Ména qui, en juxtaposant les images des cicatrices
du père - distribuées lors de la conférence de presse d’Arlette Chabot – a rendu
compte de ce qu’elles correspondent précisément aux blessures administrées à
Jamal en 1992, lors d’une altercation, à Gaza, avec des irréguliers
palestiniens.
C’est Nahum Shahaf qui avait établi scientifiquement, en 2000
déjà, que l’enfant figurant sur le film de FR2 n’était pas celui dont
les images avaient été montrées à la morgue de l’hôpital Shifa.
C’est le même physicien, il y a plus de huit ans, qui avait
rapporté, après avoir interviewé les médecins de Shifa, que l’enfant qu’ils
avaient reçu, mort, le matin du 30 septembre, ne saurait être celui qui, selon France2,
aurait été tué vers quinze heures au carrefour de Nétzarim.
C’est lui, également, qui a fait état du chiffon rouge baladeur
sur le corps du petit acteur, dont nous avions montré les photographies dans l’article
Une blessure
baladeuse !
et sur notre film.
C’est Shahaf qui nous avait alertés sur le fait que l’enfant
décédé avait d’abord été appelé Rami dans la presse, avant que son prénom soit changé
en Mohamed, après le "reportage" de la chaîne publique française.
Le documentaire Qu’est-il arrivé à Mohamed Al-Dura se
contente donc de confirmer, avec un retard énorme, ce que Shahaf et notre
agence avaient dévoilé il y a plusieurs années.
Peu importe, en fait, que ce soit le cas, que Madame Shapira s’approprie
ainsi le travail d’autrui sans en faire état, du moment qu’elle a sensibilisé à
l’imposture l’opinion de son pays. Mieux vaut tard que jamais ; et sans
son film, les Allemands n’auraient pas été correctement informés sur la
Controverse. Dommage qu’elle ait préalablement induit un nombre certain de
confrères, au demeurant honnêtes, sur une fausse piste.
Ultime correction, mais elle est de taille : dans son
entrevue avec Thomas Thiel, E. Shapira déclare "Un Français, du nom de
Philippe Karsenty, avait continué à enquêter à la suite de mon premier film
(2002). Il a collecté des preuves confirmant la thèse de la falsification. Finalement,
il a lancé cette accusation sur Internet, et France 2 l’a poursuivi".
Or Karsenty ne s’exprime sur la Controverse de Nétzarim pour la 1ère
fois que le 22 novembre 2004, soit plus de quatre ans après les faits, après que
l’essentiel des enquêtes de Shahaf et de la Ména eurent été bouclées et
diffusées depuis longtemps.
Dans cet article, sur le site de Media-Ratings, intitulé France 2 : Arlette Chabot et
Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement – la
publication pour laquelle il a été poursuivi par FR2 et Enderlin – il ne
fait aucune mention du reportage d’Esther Shapira.
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Réinformation: La Ména agressée par Wikipedia lors de la guerre de l’information (2ème partie et fin) (info # 013001/9) © Metula News Agency
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Par Patricia La Mosca
Nous ne possédons pas non plus d’autorisation de distribuer des boissons alcoolisées en Irlande, ni de vendre des produits pharmaceutiques au Groenland
si
Derniers développements d’actualité : sans qu’il n’y ait eu aucun contact entre les Wikipédiens responsables
du brûlot sur notre agence et cette dernière, les Wikipédiens en question ont
sensiblement modifié ledit torchon au cours de la nuit dernière. Juste après la
publication de la première partie de mon article.
Semblant craindre une action juridique venant de
nos avocats, selon ce qu’ils ont explicitement énoncé dans leur discussion,
nos adversaires ont fait partiellement machine arrière, en réintégrant des
portions de l’article original (décent) qui nous était consacré sur Wikipedia.
Le résultat de ce "coup de jambes froides"
est un texte hybride, un
charabia émaillé de contradictions manifestes. Mais ce qu’il a de plus
significatif, c’est qu’il contient toujours une multitude d’éléments
diffamatoires à notre égard, mensongers, infondés, inexacts, partisans,
malhonnêtes, non pertinents, hors propos et hors règles.
J’ai décidé, d’entente avec mon comité de
rédaction, de diffuser la deuxième partie de mon article commentant le texte
que Wikipedia publiait sur la Ména jusqu’à la nuit dernière (jeudi à vendredi).
La raison principale qui nous a menés à cette décision découle de ce qu’il ne
suffit pas de modifier partiellement un texte pour annuler les dégâts qu’il a
causés à nos intérêts durant le temps où il est resté affiché.
L’agression que la Ména a subie de la part de
Wikipedia procède d’un dol consommé et non-réparé ; c’est dans cette
acception que nous sommes tenus de la considérer. Ce, d’autant plus que
l’agression délibérée contre nos intérêts et contre la vérité se poursuit sur
la version francophone de Wikipedia, au moment de recevoir le bon à tirer de
mon article.
Pour la compréhension du lecteur de la Ména, j’ai
signalé en rouge les passages que les activistes anti-Ména de Wiki ont jugés
opportun de réintégrer dans leur œuvre de désinformation et de dénigrement.
Patricia La Mosca
(Wikipedia) Fonctionnement
La Metula News Agency publie des articles à destination du public français et
se présente comme une « agence de presse »[1]. Elle ne possède toutefois pas cette accréditation en France[2] : la MENA est une société incorporée aux Îles Vierges britanniques[3].
(Les commentaires de
Mademoiselle La Mosca) :
Comment la Metula News
Agency devrait-elle se présenter au goût des Wikivandales ? Comme une
officine du Mossad ou comme la branche francophone du porte-parole de
Tsahal ?
Il s’agit d’une manifestation
typique de volonté de nuire, trouvant son prolongement dans cette mention
ridicule et hors propos.
Qui préfigure la
suivante, tout aussi ridicule, hors propos, mais infiniment plus
malhonnête : "Elle (la Ména) ne possède toutefois pas cette accréditation
(d’agence de presse) en France[2]".
Depuis quand une société
qui n’est pas domiciliée en France, qui n’y possède aucune représentation, et
dont l’écrasante majorité des collaborateurs n’est pas française, devrait-elle
être accréditée en France. Et si cela tombe sous le sens, alors pourquoi le
mentionner, si ce n’est dans le dessein, pas très neutre, anti-wikipediste, de désinformer ?
Mentionnons le commentaire amusé de
Sylvie Tobelem à ce propos dans la discussion : "Nous ne possédons
pas non plus d’autorisation de distribuer des boissons alcoolisées en Irlande,
ni de vendre des produits pharmaceutiques au Groenland.
Votre remarque est la plus
non-pertinente, stupide et haineuse de Wikipedia dans toutes les langues depuis
sa création !".
La MENA a des correspondants dans divers pays
arabes (Liban, Jordanie et Palestine) et emploie des journalistes français,
ainsi qu'un journaliste égyptien et un analyste américain. Elle compte parmi
ses collaborateurs l'essayiste Guy
Millière[1]. Son rédacteur en chef est le journaliste Ilan Tsadik.
Les vandales ont tronqué
le texte informatif de l’article original, qui reflétait la diversité des opinions
des membres de la Ména : "Parmi les contributeurs de La Ména
on trouve divers analystes et commentateurs, dont les idées vont de
l'anarchisme déclaré d'Ilan Tsadik au néo-conservatisme pro-américain et
pro-israélien d'un Guy Millière, en
passant par le nationalisme laïc et pragmatique du chef de la Ména
palestinienne : Sami El Soudi". (Passage réintégré dans Wikipedia dans la nuit d’hier à
aujourd’hui !).
Le résultat n’a plus aucun sens.
Quelle rationalité y a-t-il à ne plus citer que le nom de Guy Millière, parmi
les journalistes et analystes de notre agence ? Vraisemblablement est-ce parce
qu’il est sans doute celui qui se situe le plus à droite sur l’échiquier
politique ? Et qu’il est le moins favorable à la création d’un Etat
palestinien ?
Pourquoi éliminer Sami El Soudi de
l’article, lui qui est, probablement, le plus célèbre journaliste vivant dans
l’Autorité Palestinienne ? Est-ce parce qu’il professe la nécessité de
voir coexister pacifiquement l’Etat arabe et l’Etat juif ?
N’est-ce pas afin d’oblitérer l’une
des qualités spécifiques premières de la Ména : celle de faire coexister
chaleureusement des intellectuels juifs, arabes et chrétiens de premier plan,
en dépit du fait qu’ils ne partagent pas forcément les mêmes idées ? Au vu
de l’ensemble du sabotage organisé par les activistes vandales, il est fort
difficile de ne pas en acquérir l’intime conviction.
Quant à mentionner qu’Ilan Tsadik est
le rédacteur en chef de la Ména, c’est faire la démonstration qu’il est
possible de publier n’importe quoi sur Wikipedia, sans ne rien vérifier.
Controverses
La Metula News Agency est au centre de plusieurs
controverses, soit parce qu'elle a mis en cause des informations publiées par
des organes de presse concernant le conflit israélo-palestinien, soit parce que
ses propres informations ou commentaires ont été remis en cause.
Les Wikipédiens
désinformateurs annoncent que nous serions "au centre de plusieurs
controverses". Mais dans les faits ils n’en citent qu’une seule, l’Affaire
A Dura (Controverse de Nétzarim). Le reste n’est qu’un amalgame de commentaires
émanant d’adversaires déclarés de la Metula News Agency.
Ce doit être le seul
article de tout Wikipedia où la description intégrale d’une personne morale est
laissée uniquement aux soins d’individus qui la détestent ou qui se sont
opposés à ses thèses lors d’un procès public.
Commentaire de Sylvie
Tobelem dans la discussion : "Cela ressemble à
une interview de Raphaël Mezrahi : "Le Monde dit que vous êtes
un site militant, le célèbre Optimi (le créateur du lien direct avec Tsahal.
Ndlr.), que vous êtes l’antenne de l’armée israélienne, les partisans de
l’assassin du 1er ministre israélien Ygal Amir, que vous êtes un
organe de propagande gauchiste antisémite, ET VOUS ?".
L’appréciation de
François Bayrou, reçue à la rédaction de Metula durant le conflit à Gaza, me
semble au moins aussi informative que celle de nos contempteurs pour les
usagers de Wikipedia :
"Permettez à l'un de vos lecteurs
attentifs de vous remercier pour la qualité de vos dépêches, vivantes,
informées, flashes utiles à la compréhension de certains aspects du
conflit que vous suivez en direct. Vos textes sont plus parlants qu'aucun
de ceux que l'on lit sous des plumes du cercle autorisé. La qualité de
votre écriture y est aussi pour beaucoup".
Il est vrai que M. Bayrou est un
extrémiste invétéré… du centre !
À partir de 2001, la MENA a mis en cause au travers
de ses articles le journaliste français et israélien Charles
Enderlin et France
2 dans l'Affaire Mohamed Al-Durah, enfant
palestinien mort dans des conditions controversées lors du début de la seconde
Intifada à Gaza en 2000. Les articles de la MENA sont considérés comme une
« campagne de diffamation » par Bénédicte Amblard, avocate de Charles
Enderlin[4].
Ce descriptif de la
Controverse de Nétzarim (Affaire A Dura), évince, à la force des biceps de la
majorité engagée des rédacteurs wikipédiens, la version originale : "Elle
(la Ména) a réalisé, durant près de quatre ans, l'enquête principale sur
la Controverse de Nétzarim, connue également sous le nom d'Affaire Mohamed
Al-Durah, étant le premier media à déclarer que le reportage de FR2
procédait d'une mise en scène, avec de nombreuses preuves à l'appui". (Passage réintégré dans Wikipedia dans la nuit d’hier à
aujourd’hui !).
Vive la wikineutralité ! La thèse
de la Ména – dans la page qui lui est consacrée ! – est simplement
retirée. Plus question de l’enquête de quatre ans, remplacée par la "mise
en cause" de Charles Enderlin. Plus de doute quant au sort de Mohamed A
Dura : il est mort (la Ména démontrant, par son enquête, exactement le
contraire), ce ne sont, pour les Wikivandales, plus que les circonstances du
décès de Mohamed qui sont controversées (hypothèse jamais relevée par la Ména).
Non seulement ne s’agit-il pas d’une
enquête, selon les activistes, mais les articles-mêmes de notre agence ne
seraient qu’une "campagne de diffamation". Qui le
prétend ? L’avocate d’Enderlin et de France 2 ; on peut
difficilement citer une source plus "objective" que le défenseur
stipendié d’une partie à un procès…
Ces manipulations
justifient le terme d’ "ignobles" employé par Mme Tobelem. Mais le
faîte de l’exploit des ignobles demeure qu’ils cachent à l’utilisateur de
Wikipedia qu’Enderlin et son avocate ont été déboutés par la Cour d’Appel de
Paris.
Les juges, contrairement
aux Wikipédiens militants, ont décidé qu’il ne s’agissait pas d’une campagne de
diffamation, mais qu’il est absolument légitime de poser des questions à
Enderlin et à son employeur à propos de cette affaire.
Dissimuler sciemment,
dans une encyclopédie, l’état judiciaire d’une controverse qui y est mentionnée
procède de rien de moins que d’une truanderie intellectuelle.
Selon le journaliste français Richard Labévière[5], connu pour ses opinions pro-arabes[6], la Metula News Agency fait partie d'un ensemble d'officines dont le
but est de « démoniser toute critique à l'encontre d'Israël ».
D'autre part, un journaliste du quotidien Le Monde,
Daniel Psenny, estime, dans un article paru en novembre 2004, que la MENA
serait un « site militant » et précise que celle-ci, plusieurs années
auparavant, aurait déjà qualifié l'AFP d'« Agence France Palestine[7] ».
Richard Labévière ?
N’est-ce pas ce journaliste qui a organisé une conférence dans Beyrouth soumise
au bon vouloir des milices chiites pro-iraniennes du Hezbollah, à la suite de
leur coup d’Etat armé ?
Une conférence suivie
par huit personnes, dont Thierry Meyssan, l’auteur de la thèse selon
laquelle les attentats du 11 septembre seraient le fruit de l’administration
américaine et non de terroristes islamistes. Depuis l’accession de Nicolas
Sarkozy à la présidence, Meyssan s’est exilé
en Syrie et au Liban - de crainte d’un attentat contre sa personne -, où il
collabore à la télévision du Hezbollah, Al-Manar.
On peut lire les détails
concernant la conférence de presse de Labévière, lors de laquelle il critiqua
l’absence de démocratie en France, dans nos articles Un processus de
dé-orwellisation de la presse française s’est engagé (1ère, et 2ème partie).
Richard Labévière : une autre "source
neutre de référence", appropriée à l’établissement de la brève description
encyclopédique de notre agence, pour les Wikipédiens militants. Il sera
toutefois intéressant de savoir ce que leur boss, Jimmy Wales, pense de ce
choix un brin particulier.
Quant à notre autre "ami", Daniel Psenny, du Monde, il ne se contentait pas d’affirmer que
la Ména avait qualifié l'AFP
d'« Agence France Palestine ». Dans le même
papier Accusée de mise en scène, France 2 porte plainte, consacré lui aussi à la défense de Charles Enderlin,
Psenny accusait l’un des ex-rédacteurs de la Ména, le psychanalyste Gérard
Huber, d’avoir fait partie d'un collectif qui avait remis le « Prix
Goebbels de la désinformation » à M. Enderlin devant le siège de France 2.
Il s’agissait d’un mensonge gras. La
Metula News Agency s’était, au contraire, publiquement élevée, à l’époque,
contre la remise de ce prix, arguant que "personne n’est habilité à
décerner un prix de la "désinformation" et encore moins à appeler à
identifier le nom d’aucun journaliste, quels que soient ses mérites et ses
fautes, à celui du responsable de la propagande de l’abomination
nationale-socialiste" (in Un kibboutz en Ardèche).
Le Monde avait été contraint de publier un rectificatif.
De surplus, malgré que
les Wikifaussaires fassent figurer l’article de Psenny en référence de celui
qu’ils nous consacrent, le
papier du Monde n’est pas librement accessible au lecteur, qui ne
peut ainsi estimer le bien-fondé de ses attaques contre la Ména. Il ne s’agit,
en fait, que d’une infraction de plus, de la part des Wikiactivistes fielleux,
contre les règles de leur encyclopédie statuant sur les conditions de la rédaction
des articles.
Mais quand on est en
guerre, on essaie de tirer sur l’ennemi avec tout ce qui passe par la main,
même avec des balais…
Défendant une opinion inverse aux précédentes,
Menahem Mécina, responsable de l'Union des patrons juifs de France estime que
la MENA diffuse une « propagande gauchiste antijuive[8] ».
Pas Mécina, Macina, les
vandales !
Et le responsable de
l’UPJF n’est pas ce personnage, mais un certain Claude Barouch
(président). Il est vraiment difficile de trouver une seule évocation correcte
dans tout l’article que Wikipedia francophone consacre à la Ména… Cela
démontre, sans l’ombre d’un doute sensé, que les Wikipédiens militants étaient
bien plus intéressés à démolir notre agence avec le premier argument utile
qu’ils trouvaient, qu’à se lancer dans la moindre recherche un peu sérieuse.
Macina est le responsable de
l’information sur leur site Web. Il entraîne l'Union des Patrons et
Professionnels Juifs de France dans les basques des Oranges, une
organisation ultra-minoritaire d’Israéliens, habitants edennistes radicaux
d’implantations en Judée-Samarie, vénérant l’assassin de feu le 1er
ministre Itzhak Rabin et du terroriste Baruch Goldstein, qui
massacra, sans aucune provocation, 29 musulmans à Hébron, dans une mosquée en
1994, et en blessa près d’une centaine d’autres.
Les Oranges et leurs supporters
haïssent la Ména bien plus encore que les plus extrémistes des Wikivandales. Ce
qui n’est pas peu dire.
Là aussi, si l’on entend démoniser un
organe de presse respectable, il n’y a rien d’étonnant à choisir un extrait publié
par un individu aussi particulier que Menahem Macina.
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par Roxane Mudejar.
Abjecte et raciste, ce sont les mots qui conviennent.
Cete "femme", qui écrit au masculin, a déjà sévi dans ce forum.
Malheureusement, elle fait partie d'une petite minorité non-né... suite...
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