
Un poste permanent des "Soldats de la Paix" de l’ONU au
Liban-Sud
Jusque là, rien que de très normal
(Photo
d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)

Mais dans la partie gauche (Sud) de cette base de la FINUL,
la Force Internationale des Nations Unies au Liban,
c’est beaucoup, beaucoup moins normal :
l’effigie de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah,
trône sur la cabane des Casques bleus
(Photo
d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)

En lieu et place du drapeau de l’ONU, celui des Fous de Dieu flotte
sur la base.
Rappel : les forces de l’ONU agissent selon les provisions de la
Résolution 1701 du Conseil de Sécurité, qui prévoit le démantèlement
de toutes les milices armées dans la totalité du pays du Cèdre,
principalement le Hezbollah, répertorié par l’ONU comme
une organisation terroriste
(Photo
d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)

En y regardant de plus près encore, sous le portrait géant de
Nasrallah
figure une photographie, invisible à l’œil nu du territoire israélien.
Il s’agit d’une prise de vue montrant les obsèques d’un Israélien,
victime du terrorisme chiite.
La légende rouge dit : "Khitman ila zawal",
VOTRE EXTERMINATION EST CERTAINE !
(Photo
d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)
Questions : comment la FINUL – en principe neutre, les Soldats de la
Paix ! - accepte-t-elle de monter la garde sous de pareils symboles,
appelant à la destruction physique d’un Etat membre des Nations-Unies ?
Que fait la France, qui avait imposé le
retrait de l’armée israélienne du Liban-Sud en 2006 contre la résolution 1701,
qui, à l’en croire, garantissait la souveraineté du Liban et le démantèlement
du Hezbollah ?
Qu’en est-il de la capacité de
dissuasion de la FINUL, si elle accepte que ses bases et ses soldats servent de
support propagandiste à ceux qu’elle a la mission de désarmer ?
Ces photos ne consacrent-elles pas, au
contraire, la soumission de la communauté des nations à une organisation
terroriste et l’acceptation de ses objectifs sanguinaires ?
Où est l’esprit de la paix, l’espoir,
lorsque les Soldats de la Paix s’accommodent d’un appel au génocide, dans leur
propre base ?
Qui menace qui ? Israël le Liban,
ou le contraire ?
Notes techniques :
[1] Les photographies que nous avons
prises ont dû être considérablement réduites afin d’être diffusées aux lecteurs
de l’agence et de pouvoir figurer sur le site Internet de la Ména.
[2] Ces images ont été prises ce lundi
28 décembre 2009. Le poste, le poster et le drapeau du Hezbollah existent à cet
emplacement depuis de nombreux mois.