Le Président Obama a demandé, en s’adressant à la presse, que nul
ne tire de conclusions hâtives de ce qui s’est passé, le 5 novembre au soir,
sur la base militaire de Fort Hood. Comme c’est joliment dit.
Quelles conclusions hâtives le Président Obama pourrait-il penser
que des gens mal intentionnés seraient à même de tirer ? Imaginerait-il
que le fait que le criminel soit un musulman, très pieux et très pratiquant,
pourrait jeter l’opprobre sur l’ensemble des musulmans ? Se dirait-il que
certains Américains pourraient en venir à se poser des questions sur la
présence de musulmans très pieux et très pratiquants dans les forces armées
américaines ? Voudrait-il que personne ne songe à établir de relations
entre le comportement très suspect de ce criminel, depuis des mois, et le crime
qu’il a perpétré ?
Je pense qu’il y a de tout cela, mais qu’il y a aussi bien
davantage et infiniment plus grave. Je pense que tout en prétendant veiller à
ce qu’il n’y ait pas d’amalgame aux fins que l’ensemble des musulmans
américains, en général, et les soldats américains musulmans, en particulier, ne
soient pas victimes de préjugés négatifs, Barack Obama prétend empêcher quiconque
de se poser trop de questions sur la présence de l’islam radical aux
Etats-Unis, jusqu’au sein de l’armée américaine.
Je pense que, ce faisant, Barack Obama use de propos qui
ressemblent très fortement à ceux du Council on American-Islamic Relations
(Conseil pour les relations américano-islamiques), qui, chaque fois qu’un
attentat islamiste est commis, tient des propos lénifiants, rappelant que
l’islam est une religion de paix, toujours et partout, et que l’action d’un
psychopathe qui se trouve être musulman n’a rien à voir avec l’islam et doit
inciter à ne pas sombrer dans l’islamophobie.
Le fait est que tous les musulmans ne sont pas des terroristes
islamistes, loin s’en faut, mais que tous les terroristes islamistes sont
musulmans. Et le fait est, aussi, que le terrorisme islamiste représente
l’essentiel des actes terroristes commis sur la planète depuis au moins deux
décennies.
Le fait est, qu’à force de se trouver abreuvés par des discours
tels celui de Barack Obama ou celui du CAIR, les administrations
américaines, armée comprise, sont intimidées, en viennent à traiter les
musulmans coupables d’activités qui vaudraient à n’importe quel non musulman
des interrogatoires précis et minutieux, en espèce protégée, et une catégorie
d’êtres humains à traiter avec des égards tout particuliers, ce qui a des
conséquences lourdes.
Le fait est que le major Malik Nadal Hasan a, au cours des récents
mois, tenu des propos qui ont éveillé les soupçons du FBI, tant ils
ressemblaient à des apologies, voire à une glorification des attentats-suicides.
Et le fait est aussi que, dans le cadre de ses activités
militaires et psychiatriques, ce même major Malik Nadal Hasan, a tenu des
propos qui, s’ils avaient émané de n’importe quel autre membre des forces
armées américaines, auraient relevé de la haute trahison et auraient pu
impliquer un passage devant une cour martiale.
Et le fait est, que le FBI et l’armée n’ont pas agi, ce qui a
permis à ce sinistre personnage de mettre ses actes en conformité avec ses
paroles.
On voudrait maintenant nous faire croire que cet homme avait des
problèmes psychologiques : personne n’avait, jusqu’à ce jour, évoqué ces
problèmes psychologiques, et ceux-ci ressemblent bien trop à une excuse
invoquée a posteriori pour ne pas en être une.
On voudrait nous dire que cet homme a été victime de racisme et
de brimades : il ne s’en est jamais plaint auprès de qui que ce soit,
alors que le moindre acte de racisme ou la moindre brimade au sein de l’armée
américaine sont très sévèrement punis par le code militaire en vigueur.
Que des personnes extérieures à l’armé, que l’on peut
légitimement soupçonner d’avoir infiniment plus de sympathies pour le
terrorisme islamiste que pour l’armée américaine, colportent ces propos,
devrait inciter à les traiter par le mépris qu’ils méritent. Dans un contexte
où treize personnes sont mortes assassinées et une trentaine d’autres ont été blessées,
il faudrait peut-être considérer ces propos comme très proches de l’obscénité.
On voudrait nous dire que le major Malik Nadal Hasan souffrait à
l’idée de devoir faire son travail de militaire américain, et que la
perspective d’avoir à combattre ses « frères » l’horrifiait
particulièrement.
Peut-on rappeler que rien n’obligeait le major Malik Nadal Hasan
à s’engager dans l’armée américaine et qu’on attendait de lui, dès lors qu’il
s’était engagé, à ce qu’il replisse son contrat.
D’autres professions étaient envisageables pour le major Malik
Nadal Hasan. Ne savait-il pas que c’était un contrat avec... l’armée, qu’il
avait signé ? Ne savait-il pas que c’était l’armée du pays dont il est
citoyen ?
Il n’a, en tout cas, pas eu de problème de conscience pour
accepter que l’armée américaine le rémunère tandis qu’il suivait des études
supérieures et dépense, pour qu’il devienne médecin psychiatre, un peu plus de
cinq cent mille dollars.
Le major Malik Nadal Hasan a pu connaître, grâce à la démocratie
américaine, une ascension sociale dont il n’aurait pu bénéficier nulle part
ailleurs sur terre, et ses revenus le plaçaient dans les cinq pour cent
d’Américains les mieux payés.
Qu’il n’en ait pas moins une haine pour le pays dont il est le citoyen,
qu’il considère que ses « frères » sont, non pas les autres soldats
américains, mais des combattants du djihad en dit si long sur le personnage,
qu’il m’arrive de considérer qu’à la tragédie qu’a été le crime commis à Fort
Hood s’ajoute une autre tragédie : que le major Malik Nadal Hasan n’ait
pas connu le 5 novembre le sort auquel il semblait aspirer.
Je ne suis pas surpris que la quasi-totalité des médias français
reprennent les discours et les élucubrations les plus ineptes concernant cette
affaire, et se fassent les porte-voix de l’islam radical. Au point où nous en
sommes, c’est le contraire qui m’aurait étonné.
Rien n’a manqué à la désinformation ambiante, pas même les propos
du cousin de Ramallah, car, bien sûr, à la souffrance immense d’être Américain,
d’avoir un salaire très confortable aux Etats-Unis et d’avoir étudié dans les
meilleures universités américaine (je compatis), le major Malik Nadal Hasan
ajoutait la souffrance immense d’être d’origine palestinienne. Et de voir que
le terrorisme palestinien ne pouvait plus organiser d’attentats à l’explosif
dans des magasins de jouets, des autobus et des restaurants.

Pas un malade, un médecin.
Pas une victime, un terroriste islamiste.
Ayant commis un assassinat collectif s’inscrivant dans le cadre d’une
guerre
contre la liberté et la démocratie
Je ne suis pas surpris des propos du pire président que les
Etats-Unis aient eu durant leur histoire. Un homme qui a prononcé le discours
du Caire et qui persiste à tendre la main à Ahmadinejad, quand bien même
celui-ci lui crache au visage, ne pouvait parler autrement.
Ce qu’on doit souhaiter est que le pire attentat terroriste
djihadiste commis aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001 - car c’est incontestablement
d’un attentat terroriste djihadiste qu’il s’est agi -, suscite un effet de choc
au sein du peuple américain et incite à ce que les mesures qui s’imposent
soient prises.
L’islam radical s’infiltre de tous côtés aux Etats-Unis, il faut
que l’infiltration soit stoppée net. C’est aussi urgent que l’action qui
devrait s’imposer pour que le programme nucléaire iranien soit lui aussi soit
stoppé net.