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Arrêter le délire de Barack Hussein Obama (info # 011906/9)
Par Guy Millière

Lundi 22 juin [09:29:00 UTC]

Obama Capitole
© Metula News Agency © Metula News Agency


















Vous déplorez la nucléarisation de l’Iran ? Voyez le responsable, qui est Israël




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Je crains que les émeutes qui ont soulevé l’Iran ces derniers jours, et qui se poursuivront peut-être, ne s’achèvent sans le moindre changement de régime et dans la couleur gris béton du totalitarisme ordinaire.

Plus que jamais, les Iraniens qui aspirent à la liberté, en tous cas, sont seuls. Ils n’ont aucun soutien de l’Europe, qui, même si des encouragements se font entendre ici ou là, est impuissante, s’étant couchée depuis longtemps devant le régime des mollahs.

Les Iraniens n’ont pas non plus à attendre quoi que ce soit de l’administration Obama, qui a, depuis des semaines, comme l’ont souligné divers analystes, dont Robert Kagan, choisi son camp, et qui a, par le biais du discours de Barack Hussein au Caire, le 4 juin dernier, affirmé plus explicitement que jamais ses positions.

Barack Hussein veut négocier avec les mollahs et Ahmadinejad. Si Mousavi avait accédé au pouvoir, il l’aurait accepté comme interlocuteur, mais Ahmadinejad lui convient très bien. Il sait, de toute façon, qu’Ahmadinejad et Mousavi ne sont que deux visages d’une même dictature. Il sait que des millions d’Iraniens aspirent à un changement de régime, et il sait aussi que lui, Barack Hussein, est en faveur de la « stabilité », du « calme », même si ce calme doit se révéler être celui des cimetières.

Ce dont rêve Barack Hussein, c’est d’un Proche-Orient apaisé, parsemé de dictateurs et d’islamistes peut-être, mais de dictateurs et d’islamistes prêts à s’entendre avec les Etats-Unis. Si le prix de l’entente est le sang de milliers d’Iraniens, Barack Hussein est prêt à le payer ; si le prix est l’humiliation des Etats-Unis, Barack Hussein est prêt à le payer aussi ; si le prix est une nucléarisation de l’Iran, Barack Hussein a déjà déclaré, je l’ai dit, qu’il acceptait celle-ci. Si le prix doit être un anéantissement d’Israël, Barack Hussein n’hésiterait guère, je le crains, à condition que l’anéantissement se fasse par étapes, graduellement, par étouffement et amputations successives, sans effusion de sang susceptible d’effaroucher l’électorat juif américain.

Je pense, d’ailleurs, que c’est parce qu’Ahmadinejad et les mollahs savent à qui ils ont affaire qu’ils se permettent la radicalisation et la violence actuelles. Obama ne l’ignore pas, mais pense déjà à l’étape suivante. Or l’étape suivante est, sur son agenda, la discussion avec un Iran nucléaire et avec des régimes arabes inquiets de voir l’Iran doté du nucléaire.

Les composants de cette étape sont déjà en place. Et c’est parce que les composants de cette étape sont déjà en place, que la radicalisation se lit aussi dans le discours des dirigeants palestiniens, qui, ces derniers jours, ne s’embarrassent guère de circonlocutions, pas plus d’ailleurs que des dirigeants arabes « modérés » tel Hosni Moubarak.

Cette étape consistera à tenter d’installer Israël en position de bouc émissaire, puis de victime expiatoire. Le premier mouvement vers cette étape a consisté à incriminer Israël pour les « implantations » en Judée-Samarie, et à comparer celles-ci à des colonies, et Israël à un Etat colonial, voire à un Etat pratiquant l’esclavagisme ou l’apartheid.

Le message en filigrane est : ou bien Israël se retire de tous les territoires « colonisés », ou bien Israël mérite d’être mis au ban de l’humanité. Le second mouvement a consisté à expliquer que la colonisation israélienne, si elle ne s’interrompait pas, serait responsable de la nucléarisation de l’Iran.

Le message, là, est destiné au monde arabe et européen : nous, Américains, avons fait ce que nous avons pu, vous déplorez la nucléarisation de l’Iran ? Voyez le responsable, qui est Israël.

Le mouvement suivant, présent entre les lignes dans le discours du 4 juin, est : nous, Américains, sommes en faveur d’une dénucléarisation généralisée ; l’Iran s’est doté du nucléaire, mais il y a déjà une puissance nucléaire dans la région, Israël.

Le message ? Si Israël se dénucléarise, diront de charmants diplomates made in Obama nous obtiendrons un arrêt de la course au nucléaire dans la région et une possibilité de voir l’Iran renoncer au nucléaire militaire.

Le dernier mouvement consistera à placer les dirigeants israéliens face à une offre que, comme on dit dans la mafia et autour d’Obama, ils ne pourront pas refuser. Soit, dira Barack Hussein, Israël accepte le plan de paix saoudien dans son intégralité, et y ajoute l’adhésion au traité de non prolifération nucléaire, soit Israël perdra le soutien des Etats-Unis, qui se rangeront sur la position unanime des Européens, du monde arabe, et, au delà, du monde musulman tout entier.

Barack Hussein ne désespère pas d’avoir l’assentiment de la communauté juive américaine pour parvenir à ses fins. Avoir parlé de la naissance d’Israël comme d’un effet secondaire de la Shoah n’est, en ce contexte, pas une « erreur de compréhension » de l’histoire de la part d’Obama, comme on l’a dit ici ou là. Dans le monde arabe et musulman, et de plus en plus en Europe, c’est ainsi qu’on présente Israël, et cela permet d’identifier ceux qui parlent des racines du peuple juif sur sa terre au Proche-Orient comme des « extrémistes », voire des « fondamentalistes », donc des êtres détestables.

Binyamin Netanyahu a parfaitement conscience de ce qu’est la stratégie d’Obama, et son discours du 14 juin a constitué une tentative d’arrêter la machine infernale qui est en marche. Aux fins de faire un geste d’apparence en direction d’Obama, il a admis la nécessité de deux Etats, donc celle d’un Etat palestinien, avec son drapeau et son hymne.

Aux fins de désamorcer le geste et de montrer aussitôt qui ne veut pas de la paix et d’un Etat paisible à côté d’Israël, Netanyahu a ajouté que cet Etat devait être démilitarisé. Quel besoin d’une armée, si les Palestiniens veulent vivre en paix avec des voisins prêts à accueillir favorablement l’Etat palestinien nouveau né ? Autre condition posée par Netanyahu au futur Etat de Palestine : ne pas passer d’accords avec des entités hostiles à Israël ; mais quel besoin de passer des accords avec des Etats hostiles à Israël, si l’Etat palestinien entend vivre en paix avec l’Etat hébreu ?

Bien entendu, et comme c’était prévisible, les dirigeants palestiniens ont refusé la création d’un Etat ainsi défini, tout comme ils ont refusé de reconnaître Israël en tant qu’Etat du peuple juif.

Netanyahu en a profité pour rétablir certaines vérités historiques et pour rappeler le danger d’une nucléarisation de l’Iran.

En parlant, Netanyahu savait qu’il ne s’adressait pas uniquement à sa nation, mais aussi au reste du monde, et, tout particulièrement, au peuple américain. Obama l’a discerné. Consultant les sondages qui n’approuvent pas un lâchage trop évident d’Israël, il a dû concéder que Netanyahu avait fait un « pas dans la bonne direction ».

La partie n’est pas finie pour autant. Et Obama n’a pas l’intention de la perdre et n’a, selon toute vraisemblance, pas renoncé à ses objectifs. Si, comme je le crains, le régime des mollahs et Ahmadinejad survivent, on peut s’attendre à ce que Barack Hussein reparte à l’assaut et reprenne le cours de sa stratégie.

Pour l’heure, si les Iraniens qui aspirent à la liberté sont seuls, Israël est seul aussi.

Les ministres des Affaires Etrangères et émissaires européens n’ayant, à la différence d’Obama, pas à se préoccuper de leurs opinions publiques, ont parlé de manière unanime. Sans reprendre les termes des dirigeants palestiniens, ils ont clairement montré que l’Europe se rapprochait du dar el islam, et qu’elle se plaçait, plus que jamais, dans une perspective anti-israélienne. Le soutien des Etats-Unis à Israël se trouve sur une corde raide qu’Obama aimerait voir se rompre.

Barack Hussein ne s’arrêtera que si quelqu’un ou quelque chose l’arrête. Cela pourra être un changement de majorité aux élections de mi-mandat de l’automne 2010. Et c’est un fait que nombre d’électeurs américains, tout en trouvant Obama et son téléprompteur charismatiques, se montrent de plus en plus sceptiques vis-à-vis des politiques proposées.

C’est un fait aussi que, d’ores et déjà, des membres éminents de la communauté juive, qui avaient appelé à voter Obama, manifestent ce que l’on appelle aux Etats-Unis, the buyer’s remorse, le remords de l’acheteur qui découvre que la marchandise qu’il a acquise est frelatée.

Marty Peretz de "The New Republic" est de ceux-là. Il s’inquiète et il est en colère. Le rabbin Morton Pomerantz, a même accusé récemment Obama d’inciter à une remontée de l’antisémitisme dans le monde et aux Etats-Unis, et de mettre Israël en péril. Des organisations chrétiennes, telle Christians United for Israel se mobilisent. Tout ce qui peut être fait pour que davantage d’yeux s’ouvrent aux Etats-Unis est en train de se mettre en place.

En Europe, la question majeure que les amis d’Israël doivent se poser dans les mois à venir n’est pas celle du risque de nucléarisation de l’Iran, quand bien même c’est une question importante. Elle n’est pas celle de la lutte contre la remontée de l’antisémitisme et contre la diabolisation d’Israël en Europe, quand bien même c’est, là aussi, une question importante.

Elle est celle de savoir comment il est possible de faire prendre conscience à un nombre plus important de gens du danger pour le monde incarné par la politique suivie par Obama. Plus Obama sera délégitimé aux yeux des opinions européennes, plus la lucidité à son sujet gagnera du terrain, plus le scepticisme concernant l’administration la plus dangereuse de l’histoire des Etats-Unis pourra prendre de l’ampleur. Il faut arrêter Obama, par tous les moyens légitimes, le mettre hors d’état de nuire, ou tout faire pour qu’il nuise le moins possible jusqu’au moment où il quittera un lieu où il n’aurait jamais dû entrer.

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