On dit
parfois qu’une photo vaut mieux que mille mots.
C’est
assurément le cas du cliché qui nous a été soumis
par un lecteur éveillé sur le forum de notre agence. Cette image
va faire… du bruit.
Parue sous
le titre "Un mur s’écroule à Gaza", et avec la
légende : "Blackout. L’embargo israélien a laissé la bande de Gaza sans
électricité. Le Parlement Palestinien [1] a été
obligé de se réunir à la lumière des chandelles,
mardi soir", la photographie qui suit est parue dans le TIME électronique,
en partenariat avec CNN. [Vers
l’adresse de la photo sur le TIME].
Prenez
le temps de l’observer avant de continuer à lire l’article, qui contient
la solution de l’énigme et les conclusions de votre serviteur.

Vu ?
Quelqu’un
a oublié de fermer la porte au fond de la salle ; de l’espacement s’échappe
un rai de lumière provenant de l’extérieur. Similairement, le
rideau bleu, sur la gauche, laisse également passer un jet de
lumière.
Avant
de conclure à une nouvelle mise en scène de nos amis gazaouites,
j’ai pris la précaution de faire vérifier nos soupçons par
un professeur de physique, aux lumières duquel la Ména a
fréquemment recours lorsqu’elle a besoin d’un avis d’expert.
Voici
la note du physicien, telle que nous l’avons reçue ce matin :
Début de citation :
"D’après
la photographie que vous me présentez, il ne fait aucun doute que la luminosité
entourant la salle dans laquelle se trouvent les personnages est nettement
supérieure à ce qu’elle est dans ledit local.
Si
les rideaux, sur la gauche de l’image, étaient déplacés de
manière à ne plus obturer la fenêtre, cela
améliorerait considérablement, et sans conteste possible, la
luminosité dans la salle. Il apparaît donc certain que quelqu’un a
agi afin d’assombrir volontairement ce local.
Il m’est
impossible, sur la base de cette image, de déterminer si la
lumière entourant la salle est naturelle (la lumière du jour), où
s’il s’agit de sources artificielles de luminosité, type lampes
électriques. (S’il s’agissait de lampes électriques, cela
signifie qu’il était possible d’éclairer la salle du "parlement".
Ndlr)".
Fin de citation.
C’est
bien ce que nous pensions. Et c’est grave :
- Pour
la crédibilité du parlement du califat islamique de Gaza,
issu du putsch de juin 2007, et qui n’a rien à voir avec le
Parlement Palestinien (voir note [1] précédemment), comme
faussement annoncé dans la légende du TIME. Le
parlement palestinien, quant à lui, siège dans le bâtiment
de la Moukata à Ramallah, Cisjordanie.
Cette photographie établit que tous les "députés"
islamiques figurant sur la photographie participent à une mise en
scène, dont l’objectif consiste à faire croire, de façon
mensongère, que Gaza n’était plus, mardi dernier, approvisionnée
en électricité israélienne.
Nous sommes en présence d’une tentative caractérisée
d’auto-victimisation, à laquelle se prêtent ces
députés ainsi que le photographe, dont la finalité vise
à la démonisation des Israéliens.
- Le
photographe Mohammed Salem, de l’agence Reuters, s’est
délibérément adonné à cette mise en
scène. Il a ainsi trahi sa vocation de témoin professionnel de
l’actualité pour verser dans le militantisme.
Salem a mis ses connaissances techniques au service de la
propagande de l’un des protagonistes d’un conflit, en l’occurrence, les
dirigeants islamistes de Gaza.
Cette activité étant absolument incompatible
avec le métier d’informateur, l’employeur de ce photographe n’a d’autre
choix que de se séparer sans délai de Mohammed Salem. Si ce n’est
pas ce qu’il choisira de faire, nous le rapporterons dans nos colonnes.
- Reuters, CNN et le TIME
n’ont pas pris les précautions nécessaires avant de diffuser
cette photographie et de lui ajouter sa légende infondée.
Dans une situation aussi délicate que celle qui
prévaut au Proche-Orient, où l’existence d’une guerre
médiatique est connue de tous, le public est en droit de s’attendre
à ce que des media jouissant d’autant de réputation
vérifient consciencieusement et professionnellement leurs informations
avant de les diffuser.
- La
mise à nu de cette manipulation médiatique,
démontrant que les députés islamiques de Gaza
participent à l’intoxication des media, appelle les agences de
presse et les professionnels de l’information travaillant sur la
confrontation Israël-Autorité islamique de Gaza, à ne
plus rapporter les rapports événementielles des
représentants de cette autorité, vu qu’il est désormais
démontré que celle-ci œuvre à l’instrumentalisation
des réseaux d’information internationaux.
Les "sources médicales" dépendant
du pouvoir islamique de Gaza ne devraient, au même titre, plus être
prises en compte par les media soucieux de prémunir le public contre l’intoxication
volontaire pouvant être exercée par ces sources.
Maintenant
que nous avons compris, vous pouvez souffler les bougies, Messieurs les
Hamas-députés de la "liberté", de la "démocratie"
et de "la représentation égale des sexes" : Happy
birthday to you !