Paris, minuit vingt, heure locale, lundi, soit 1h 20
à Métula. Par l’un des correspondants officiels de la Ména
dans la capitale française.
Hier dimanche, à 17 heures 30, trente membres
d’une secte noire qui appelle ouvertement à la violence
antisémite, la « Tribu KA », ont débarqué dans
la Rue des Rosiers, le cœur du quartier juif de Paris, armés de
battes de base-ball et autres objets contondants.
Pendant vingt minutes, ils ont arpenté la rue en
intimidant les passants, et en appelant à la bagarre :
« où est le Bétar ? Que les Juifs viennent se battre
s’ils l’osent ! ».
Les Juifs de la Rue des Rosiers n’ont, naturellement, pas
de milice privée à leur disposition et n’étaient pas en
état de répondre à ces provocations. La police en uniforme,
appelée rapidement, est apparue vingt minutes après le
début de l’événement. La « tribu » – courageuse,
mais pas téméraire – s’est alors esquivée.
Les commerçants ont reproché aux policiers la
lenteur de leur intervention. Ces reproches ont pris un tour plus accusateur
lorsqu’un officier de police a maladroitement affirmé : « nous
savions qu’ils allaient venir – et de fait, cela avait été
annoncé sur le site Internet de la « tribu » – mais nous
avions instruction d’en haut de ne pas intervenir ». La communauté
de la Rue des Rosiers, craignant d’être mal protégée par la
police, est alors entrée en effervescence et commençait à
parler d’organiser ses propres milices.
La Ména, qui a suivi toute l’histoire sur
place et a pu se renseigner dans les services de police ainsi qu’au plus haut
niveau de l’Etat, est en mesure d’apporter les précisions suivantes,
plutôt rassurantes sur le comportement de la police
française :
1)
Si la police
en uniforme a tardé à apparaître, les renseignements
généraux étaient, eux, sur place dès le
début des intimidations des illuminés. Ils ont pris des photos et
rassemblé méthodiquement des preuves contre les membres de la
« tribu ».
2)
A l’heure tardive
où j’écris, soit cinq heures après les
événements, douze membres de la « tribu » ont
été interpellés. Les renseignements généraux
les ont suivis après qu’ils ont quittés la rue des Rosiers. Ils
ont attendu qu’ils se dispersent, et la police a cueilli individuellement près
de la moitié des membres de la manifestation. La plupart – et
peut-être tous – seront relâchés après quelques
heures, mais ils savent au moins que leur identité est connue et qu’ils
sont suivis.
3)
L’officier
qui avait prétendu avoir « instruction d’en haut de ne pas
intervenir » a parlé par pure forfanterie, pour faire oublier sa
propre lenteur. Au contraire, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy,
informé en temps réel par les services de police, a
personnellement appelé le préfet de police pour demander le
renforcement de la protection policière dans la Rue des Rosiers.
Note aux cinglés de la « Tribu Ka » :
vous auriez dû vous méfier, l’Etat français est encore
assez compétent pour savoir fort bien ce que trament une trentaine de
faux « descendants des Pharaons », authentiques racistes anti-blancs
et antisémites, et brutes épaisses patentées. Et il est –
pour l’instant au moins – déterminé à ne pas les laisser
faire.