S'abonner Forum Contact Finances/Commerce
  Rédacteur en chef : Stéphane Juffawww.menapress.com
Page principale Articles précédents A propos de la Mena
Un pogromiste honoré sur la tombe du soldat inconnu (info # 012605/6)
© Metula News Agency

Samedi 27 mai [19:02:00 UTC]

breaking news






Un tueur de Juifs ukrainien honoré sous l'Arc de Triomphe !





si

 

Jeudi 25 mai 2006 à 17 heures 30, s’est tenue, à Paris, sur la tombe du soldat inconnu, une commémoration en l’honneur de Simon Petlioura, ancien chef du gouvernement ukrainien pendant la courte indépendance de l’Ukraine, qui dura de 1918 à 1920. Petlioura fut responsable de l’organisation de pogromes qui causèrent la mort de milliers de Juifs en 1919 et 1920.

 

Cette commémoration s’est tenue en présence de l’ambassadeur d’Ukraine en France, Yuriy Sergeyev. Elle marquait le 80ème anniversaire de la mort du pogromiste ukrainien.

 

Des dizaines de massacres organisés de Juifs sont à mettre à l’actif de Petlioura et de son "Armée nationale ukrainienne". Le premier d’entre eux eut lieu à Orinin, où 5 Juifs furent massacrés, des femmes juives violées et de nombreuses autres battues à coups de plat de sabre.

 

A Brazlav, ce sont 82 Juifs qui furent égorgés et 12 autres blessés, au cours d'une action d’extermination déclenchée par les alliés et les supplétifs de Petlioura. En 1920, des unités de l’armée de Simon Petlioura égorgèrent près de 700 Juifs et en blessèrent 800, au cours d’un pogrome qui eut lieu à Hodorkov (district de Kiev) et qui dura près de douze heures.

 

Le 25 mai 1926, à Paris, un Juif révolutionnaire du nom de Samuel Schwartzbard, abattit, de six coups de revolver, l’Ukrainien Petlioura, alors réfugié en France, pour venger sa famille décimée par ses pogromes. La Ligue contre les Pogroms, à laquelle adhérèrent notamment Albert Einstein et André Malraux, et qui deviendra plus tard la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA), fut créée un an plus tard, suite à la médiatisation du procès de Schwartzbard, qui fut finalement acquitté par la cour d’assises de la Seine.

 

Un important dispositif policier avait été mis en place, ce jeudi, afin d’évacuer, sans préavis, les touristes présents sur toute l’esplanade de l’Arc de Triomphe au moment de la cérémonie. Une dizaine de militaires français, en treillis, étaient en outre postés dans le tunnel faisant la jonction entre les Champs-Élysées et l’Arc de Triomphe. Une représentation de la LICRA, emmenée par son président, Patrick Gaubert, par ailleurs député européen, a été refoulée par la police jusqu’à l’intersection de l’Avenue des Champs-Élysées et de la Rue de Presbourg.

 





Des gerbes, en nombre, pour un tueur de Juifs sous l'Arc de Triomphe

photo Serge Farnel © Metula News Agency

 

Un correspondant officiel de la Metula News Agency a assisté à cette surprenante commémoration. Les officiels français lui ont demandé de quitter les lieux, mais le représentant de la Ména, ayant rétorqué qu’il ne quitterait les lieux que s’il était contraint de le faire par l’usage de la force, a finalement été le seul journaliste n’appartenant pas à l’organisation de cette commémoration à être en mesure de couvrir l’événement.

 

Des représentants de l’Etat français accompagnèrent la cérémonie, notamment en interprétant des morceaux de musique de circonstance.

 





Avec les tambours et trompettes de l’Etat français…

photo Serge Farnel © Metula News Agency

 

 

A l’issue de la commémoration, la délégation de la LICRA reçut l’autorisation de se rendre, mais sous escorte policière, sur le lieu où elle venait de se dérouler, et a pu constater la présence des gerbes déposées en l’honneur de Simon Petlioura sur la tombe du soldat inconnu.

 

La LICRA qui, dans un communiqué de ce jour, déclare « attendre du gouvernement français des éclaircissements qui s’imposent et que réparation soit apportée à la mémoire offensée des victimes de Petlioura ».

 

Petlouria est aujourd’hui considéré, en Ukraine, comme un héros national. En 2006, une statue a notamment été érigée en son honneur par le gouvernement ukrainien. L’ambassadeur  Sergeyev a tenu à répondre par lettre aux accusations formulées par la LICRA ; [Lire] la communication de l’ambassade d’Ukraine, attribuant les crimes de Petlouria aux "falsifications de l’époque du régime totalitaire soviétique".

 

 

 

Format imprimable  Envoyer cet article à un(e) ami(e)
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Copyright © 2002-2006 Metula News Agency