Les
cadets de la Division Charlemagne (division
française de la Waffen SS) V
Boucs
émissaires
Et puis Ilan a fini par comprendre. Il y a mis le temps, il
l’avoue, mais les autres n’y sont pas encore arrivés… A force de lire
les articles de Farnel et celui de Privat Rutazibwa sur le génocide des
Tutsis, à force de constater l’énergie inouïe dépensée
par le gouvernement français et ses media pour nier l’évidence,
Ilan commençait à concevoir une certaine gêne concernant le
traitement de l’Affaire Al-Dura par la Ména. Question de
proportions, sans doute ; Ilan se demandait confusément s’il
était juste d’avoir consacré trois ans et demi à accumuler
des preuves, et jusqu’aux plus marginales, afin d’établir que le Mohamed
du film de France 2 n’avait pas été tué le 30 septembre
2000 au carrefour de Nétzarim. Se consacrer à Mohamed, à
UN enfant, aussi longtemps et avec autant de moyens, alors que 500'000 petits
Tutsis avaient été massacrés, six ans plus tôt, en
trois mois, dans l’indifférence absolue de l’opinion publique… 500'000
gamins, qui n’ont eu droit à aucune enquête et dont aucun
téléspectateur n’a vu le martyre sur son écran.
Ca vous
dit quoi à vous ?
Un état confusionnel aussi, n’est-ce pas ? Ilan
est allé y réfléchir quelques heures sous les pommiers de
Métula, avec Taz, le boxer de la Ména, qui courait
dans tous les sens. Puis, entre les branches tombées à terre et
les feuilles de la dernière récolte qui n’en finissent pas de se
décomposer, il a commencé par constater que la mise en
scène de l’assassinat par nos soldats du petit Mohamed, et la
distribution gratuite par la chaîne TV de l’Etat français de cette
imposture à tous les Networks du monde, n’est qu’un mensonge,
quoique caractéristique, parmi une multitude d’autres. Al-Dura, c’est précisément
la matérialisation des infanticides commis par Israël ;
encore que cet assassinat n’a eu qu’un seul témoin, le
caméraman Abou Rahma, qui l’a filmé et qui a prétendu que,
au milieu d’une foule comptant des centaines d’adultes, nos soldats ont
spécifiquement canardé Mohamed avec la volonté de le tuer.
Devant les nombreuses inconsistances de cet unique
témoignage, Didier Epelbaum avait déclaré à
Jeambar, Leconte et Rosenzweig qu’Abou Rahma, le caméraman en question,
était revenu sur sa déposition. Quelques mois plus tard, Christine Delavennat, la directrice de la communication de FR2, a publiquement
contredit Epelbaum, le Conseiller auprès de la présidence de
France Télévisions et l’architecte de sa Charte des journalistes,
en affirmant que Talal Abou Rahma n’était jamais revenu sur son
témoignage.
A cause des mêmes inconsistances, Charles Enderlin
racontait à Télérama que le Centre Palestinien des
Droits de l’Homme n’était pas une ONG reconnue et que le
témoignage notarié et scellé de Rahma (que nous avons vu)
n’était pas une déposition écrite mais une
"interview". Finalement, toujours selon Enderlin, le directeur du
Centre, le célèbre avocat palestinien Raji Surani, aurait
volontairement faussé le récit fait par Abou Rahma. Devant les
menaces de l’avocat de faire rétablir sa réputation devant les
tribunaux, Enderlin a rapidement présenté ses excuses
écrites à Maître Surani, arguant du stress permanent dans
lequel nous le placions, et il a demandé à Télérama
de publier un erratum ; manip’ fumeuse à laquelle le magazine,
qui nous est pourtant hostile jusqu’au délire, a refusé de se
prêter. Stress ou pas stress, Enderlin a quand même oublié
de donner, dans ses excuses à Surani, sa version à jour du
témoignage de son complice Abou Rahma : Entrevue ?
Déposition ? Authentique ? Altérée ?
Modifiée (mais personne n’a vu la version no.2 de la déclaration
légalisée no.1, effectuée sous serment, qui a mis le feu
à l’Intifada !) ? Journaliste ? Avocat ? Surani,
charlatan ou détenteur d’un statut privilégié qui lui
a été décerné par l’ONU ? Le public reste sur
sa faim, mais surtout, dans l’attente des précisions nécessaires
− qui sont en retard de cinq ans et demi − ; à moins
d’appartenir au Hamas ou à la CAPJPO, on est bien obligé de tenir
le papier signé par Talal Abou-Rahma dans l’étude de Maître
Surani pour nul, non avenu, caduque, mensonger, manipulateur et dolosif… Or,
faute de témoignage valide, faute d’images montrant un quelconque
assassinat, il n’existe pas même de soupçons, pas d’Affaire
Al-Dura, à part la mise en scène colportée par France 2.
Avec toutes les conséquences qui s’imposent quant au sort qu’il convient
de réserver à tous ceux qui ont menti !
Hééép !
De quoi s’agit-il dans cet article, d’un pack complémentaire
d’analyses sur la Controverse Al-Dura ? Où Ilan veut-il en venir,
en quoi cela a-t-il un rapport avec le génocide des Tutsis ?
- Ilan veut en venir exactement au témoignage
suivant, de H.J., dans Un Etendard sanglant
à laver no.8 :
"À
cette époque, ils (les soldats français. Ndlr) m’ont
chargé de les approvisionner en femmes ou filles tutsies. Moi et mes
compagnons allions chercher des filles dans le camp de réfugiés
de Nyarushishi. Alors ils (les soldats français. Ndlr) les violaient et
lorsqu’ils en avaient fini, ils (les soldats français. Ndlr) nous
donnaient la permission de les tuer. Parmi les victimes, il y avait de jeunes
adolescentes de 14 ans, voire plus jeunes.
(…) Par exemple:
parmi les filles que j'ai citées plus haut, et qui ont été
violées par les militaires français, je citerai Mukankusi.
Après l'avoir violée, ils nous ont ordonné de la tuer".
Là,
pas de bégayement à la Rahma-Enderlin. Pas besoin de remodeler UN
témoignage, cinq ans après l’avoir donné. Pas UNE Mukankusi,
des milliers ! Pas UN témoin, des dizaines, qui rapportent les
mêmes faits et que les procureurs français font tout ce qui est en
leur pouvoir pour qu’on ne puisse jamais les entendre dans un prétoire.
L’assassinat
prémédité d’enfants, en prenant du plaisir à les
humilier en prime − dans ce cas, c’est indiscutable, Monsieur Edgar Nahum-Morin !
− ça
ne s’est pas passé en Israël mais au Rwanda. Les assassins ne sont
pas les forces à l’Etoile de David mais les soldats de l’armée
française.
Un cas isolé de transfert de responsabilités,
aggravé de mensonges et de démonisation raciste d’innocents ?
Et le viol des jeunes Palestiniennes, Madame la grande reporter à l’Obs,
Sara Daniel ? Si personne n’a lu vos excuses circonstanciées
à l’endroit des militaires israéliens − et pour cause, vous
ne les avez jamais écrites ! −, contre lesquels vous avez,
indubitablement, porté un faux témoignage, en revanche, personne
ne vous a lu à propos des milliers de viols avérés des
réfugiées tutsies par vos soldats
dégénérés.
C’est à cela qu’Ilan veut en venir : pendant
que la France commet effectivement de vrais crimes, en quantités
industrielles, et sans raisons apparentes, ses media passent leur temps
à fustiger Israël pour des crimes qu’elle n’a JAMAIS commis. Ce
qu’Ilan a fini par comprendre, c’est que Paris utilisait Jérusalem comme
bouc émissaire, la plaçant constamment sous les feux de ses
projecteurs déformants afin de dissimuler ses propres délits.
Nous sommes les boucs émissaires d’un système incapable de
procéder à la plus infime autocritique ; les assassins de
remplacement, les fascistes de remplacement, d’une intelligentsia hexagonale,
incapable, bien entendu, de reconnaître ou de critiquer les crimes de ses
dirigeants.
On saisit parfaitement de quoi Ilan parle, à la lumière
de la fable des massacres de Palestiniens par Tsahal ! 3'600
victimes palestiniennes en cinq ans et demi. Chiffre comprenant UNIQUEMENT des
terroristes tués en perpétrant des assassinats collectifs, des
terroristes tués lors d’affrontements entre eux, lors de combats avec
l’armée israélienne, en plus des inévitables victimes
collatérales des affrontements ! Des morts qui sont à
dénombrer lors d’une guerre d’éradication, sciemment déclenchée
et entretenue par les groupes palestiniens armés contre l’Etat
d’Israël et sa population. Si quelqu’un nourrit encore le moindre doute
quant à l’intentionnalité de cette guerre − qui veut
annihiler qui ! −, qu’il lise consciencieusement les propos
prononcés la semaine dernière par Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, sous les applaudissements hystériques et en
présence des représentants officiels du gouvernement palestinien
et de tout ce que ce territoire compte d’organisations armées [1] :
"Que cela vous plaise ou non, le régime
sioniste (Israël. Ndlr) est en route vers son annihilation. Le
régime sioniste est pourri, un arbre séché qui va
être éliminé en une seule tempête", a dit le
président iranien.
Ajoutant : "La terre de Palestine", prenant soin
de préciser qu’il parlait effectivement de la Palestine mandataire, qui
inclut tout Israël, Gaza et la Cisjordanie "va être
prochainement libérée.
L’existence de ce régime (Israël. Ndlr)
constitue une menace permanente pour le Moyen-Orient, son existence a atteint à
la dignité des nations islamiques".
Contrairement aux victimes palestiniennes de l’Intifada,
les 1084 morts et les 7633 blessés israéliens sont tous soit des
membres des forces de l’ordre en service commandé, soit des civils
soigneusement pris pour cibles par leurs agresseurs. Ces derniers, au
même titre que les forces hutues au Rwanda, s’employant uniquement à
faire le plus grand nombre possible de victimes dans les rangs des civils
appartenant à l’ethnie ennemie, dans le but −
déclaré dans les deux cas − de les éradiquer.
Ceux qui ont pour souci d’étendre leur champ de
connaissances méditeront sur les différences fondamentales
existant entre ces deux attitudes guerrières, ainsi que sur les
enseignements qui en découlent naturellement.
Toujours est-il que le massacre de Jénine n’a jamais
eu lieu, alors que l’armée tricolore a participé, activement et
directement, au massacre d’un million de civils au cours d’une tentative
affirmée de génocide qui a duré trois mois.
En fait, la France a commis au Rwanda tous les crimes
contre des civils que ses media accusent quotidiennement Israël de
perpétrer et que nous ne commettons pas ! De plus, les crimes de la
France au Rwanda sont marqués de l’empreinte de l’inhumanité
− viols, destructions massives, sadisme, assassinats de mineurs, crimes
racistes et massacres − qui correspondent à l’image que les
mêmes media français ont réussi à construire de mon
pays, à force de ressasser les mêmes contrevérités.
Israël,
bouc émissaire des media et de l’intelligentsia français ?
- Sans
l’ombre du début d’un doute !
Combien sont-ils de confrères à se battre
pour la vérité sur le génocide tutsi dans tous les media
francophones ? Il y a Laure de Vulpian de France Culture, Patrick
de Saint-Exupéry du Figaro, en général, les
rédacteurs de l’Humanité, Colette Braeckman du Soir,
à Bruxelles et quelques autres, que l’on peut compter sur les doigts
d’une main…
C’est peu parmi une si grande multitude ! L’autre
jour, à Paris, à la cérémonie annuelle
commémorant le génocide tutsi, il y avait cent personnes… Une personne
présente pour chacune des dix mille authentiques victimes que la France
a participé à exterminer au Rwanda.
Pour défendre les droits d’Israël face à
la cabale haineuse que tous les media tricolores entretiennent à son
propos jour après jour, les journalistes de la presse
généraliste française sont encore moins nombreux. Les
autres, tous les autres, soit participent à la curée
anti-israélienne, soit se taisent, par soi-disant
nécessité alimentaire, comme l’écrasante majorité [2]
des flics et des cheminots entre 1940 et 1945. Les premiers arrachaient les
enfants juifs des bras de leurs mères, les seconds les entassaient dans
les wagons à bestiaux en partance pour Auschwitz. D’autres journalistes
encore ont effectivement perdu leur emploi, pour en avoir trop dit, ou
simplement pour avoir eu une attitude jugée insuffisamment coopérative
par leurs patrons dans la construction du mensonge collectif constant contre
Israël.
L’une des nouveautés de ce sacrifice public de la
réputation d’Israël, c’est que de nombreux juifs y participent. Ils
sont même et pour tout dire, une majorité parmi ces intellos et ces
journaleux d’opérette.
Je ne peux citer, parmi les incorruptibles dans les media
généralistes bleu blanc rouge, que Denis Jeambar de l’Express,
Alain Rioufol, du Figaro et le reporter Didier François de Libération,
quand il ne se laisse pas embarquer par le courant ambiant. C’est peu ! Et
encore, ils ne peuvent pas toujours aller au fond des choses, en tous cas pour
les deux premiers cités, qui s’expriment souvent à la
manière de La Fontaine. Sur les chaînes de
télévision, nous connaissons quatre confrères qui n’ont
pas sombré. Mais ils ne disent pas ce qu’ils devraient dire,
l’accès à l’antenne étant protégé comme par
un coffre-fort. L’un des quatre justes en question, en rentrant chez lui une
nuit de cette année, a trouvé sa porte graffitée d’étoiles
de David jouxtant des swastikas, d’insultes et de menaces sur sa vie. Le soir
même, sa chaîne avait diffusé l’un de ses reportages filmé
au Moyen-Orient : factuel et professionnel. Ce reporter n’est pas juif et n’a
aucun engagement politique connu.
Il ne faut pas moins que cette situation, qu’Ilan
qualifiera d’autocensure incitée, dans tous les réseaux
d’information généralistes de l’Hexagone pour, d’une part,
dissimuler un génocide, et de l’autre, accabler une nation exemplaire de
retenue et de modération. Et pour faire en sorte que le débat
public se focalise sur les exactions fictives et passe à
côté de celles, réelles, au Rwanda, mais aussi des
manœuvres discrètes de l’armée française au Congo et
de ses agissements précis en Côte d’Ivoire.
Il n’en faut pas moins pour dissimuler que l’un des grands
responsables de la perpétration du massacre des Tutsis, Boutros
Boutros-Ghali, alors Secrétaire général de l’ONU,
élu à ce poste avec l’appui de la France, au début du
génocide, et en dépit des appels incessants de ses officiers sur
place, au lieu d’envoyer des troupes pour défendre les civils,
décida de l’évacuation des forces des Nations Unies pour laisser
le champ libre aux génocidaires. Lors, Boutros-Ghali fut ensuite
élu à la présidence de la Francophonie − en
signe de remerciement ? − grâce au soutien engagé du
président Chirac.
Pas moins, pour cacher cette Légion Etrangère
qu’un monde civilisé au XXIème siècle ne
saurait plus concevoir. Pour qui connaît la légion, les crimes
dont est accusée la France au Rwanda n’ont strictement rien de
surprenant. Quoi de plus traditionnel, pour cette horde de voyous et de repris
de justice portant l’effigie tricolore à l’uniforme, que de défoncer
une bougnoule ou une négresse ? Que quelqu’un, dans
le silence des agneaux régnant, ait au moins le courage de regarder
cette réalité en face ! Que des fuyards des nettoyeurs
ethniques de Karajic, des anciens flingueurs de Pol Pot et des nostalgiques des
Waffen SS viennent contribuer au viol et au massacre d’un peuple, c’est le
contraire qui serait singulier. En Israël, on choisit nos meilleurs jeunes
pour aller au contact de l’ennemi, justement pour être certains de ne
jamais avoir à laver notre étendard de ce genre de taches. En tant
qu’officier de commandos en réserve active, je puis assurer nos lecteurs
que le jour où je surprends trois ou dix de mes hommes à violer
à mort une gamine arabe de 13 ans, ces monstres finiront leur vie en
prison, s’il n’essuient avant les balles de mon fusil mitrailleur à la
moindre esquisse de résistance. Je suis en mesure de vous assurer que
tous les officiers de Tsahal de ma connaissance se comporteraient exactement de
la même manière dans la même situation. Question
d’éducation ! Mais cela n’arrivera pas, car nos hommes ne se comportent
jamais de la sorte, question d’éducation également.
J’en
viens à la question la plus douloureuse : Pourquoi ?
Si ce qui se passe ici m’a l’air clair, et que tous les
esprits sereins comprennent la nécessité évidente de
défendre nos concitoyens contre des auteurs d’assassinats suicide
collectifs, qui n’ont de cesse d’affirmer leur objectif de nous jeter à
la mer, la raison de l’alliance de la France avec des ethnocidaires
échappés du Neandertal est beaucoup plus absconse.
Encore faut-il préciser que les Tutsis n’ont JAMAIS
menacé de rayer la France de la carte, qu’ils n’ont JAMAIS
assassiné le moindre ressortissant tricolore, dans un restaurant, un
train, un autobus ou dans un avion. Ni avant, ni après la collaboration
des Français à la tentative visant à leur éradication.
Sous les pommiers qui sortent leurs tout premiers
bourgeons, Ilan a passablement réfléchi. Il s’est rappelé
que certains ont parlé du complexe de Fachoda, insinuant que les Hutus
étaient plus proches de la France et les Tutsis des Anglo-Saxons. Mais
ce n’est pas une raison suffisante pour anéantir un peuple, n’est-ce
pas !
Il y avait l’amitié étonnante de
François Mitterrand pour les dirigeants hutus, et la latitude presque
sans limites laissée au président par la constitution pour faire
des sottises. De plus, Mitterrand était malade, condamné par sa
maladie, ce qui peut altérer le jugement de n’importe quel homme. Mais
les Français n’avaient pas le droit de connaître l’état de
santé de leur roi-président, et ils ne le possèdent
toujours pas.
Pas de pétrole ni de richesses naturelles qui
justifient qu’on tue un million de personnes pour eux. Rien de cela, au Rwanda.
Ni Farnel ni personne d’autre n’a encore donné de
réponse à cette question. Pour moi, LA question ! Ce qui
m’amène à ma conclusion ; elle est effroyable : la
France a activement participé à ce génocide sans aucune
raison économique ou politique. Parce qu’il existe encore un
océan, à Paris, entre la manière hyper respectueuse dont
on parle des minorités et des étrangers au parlement, au
sénat et dans la presse, et celle dont on les considère dans les
banlieues, à la Légion et en Afrique.
Comme le colonel canadien Oliver l’explique à Paul, le directeur de
l’Hôtel des Mille Collines dans le film Hôtel Rwanda,
lorsque celui-ci est sûr que la communauté internationale va
intervenir pour faire cesser le génocide : "vous êtes
noir, vous n’êtes pas seulement un nègre, vous êtes un
Africain ! (…) vous n’avez aucune valeur, vous êtes foutu !"
La France a participé au génocide des Tutsis
parce que la vie d’un million d’Africains n’avait pour ses dirigeants aucune
importance. La réponse d’Ilan à la question "Pourquoi",
c’est : Pourquoi pas ! Ce n’est pas seulement la réponse
d’Ilan, c’est également celle de Mitterrand, qui, selon des
révélations rapportées par Patrick de Saint-Exupéry
dans la livraison du 12 janvier 98 du Figaro, aurait confié
à un proche, en plein génocide, à l’été
1994 : "Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop
important".
Et cette réponse, de même que les
réalités qui figurent dans cette série d’articles, ainsi
que les conclusions de ma réflexion, en pleine conscience de ma
qualité de bouc émissaire-paravent, me sont intolérables.
Notes
[1] Nous n’avons trouvé aucune
référence de cet événement sur les Web du Monde,
de Libération, de La Croix. L’Obs a repris le
communiqué de l’AP dans son intégralité. Voici ce
qu’en a transcrit le Figaro [lire]
et qui nous nous semble pire que de ne rien écrire. La plupart des media
anglo-saxons a fidèlement rapporté cette actualité.
[2] Lire, de Raphaël Delpard : Les Convois de
la honte – enquête sur la SNCF et la Déportation – (2005) et Aux
ordres de Vichy – enquête sur la police française et la
Déportation – (2006) Ed. Michel Lafon