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Un étendard sanglant à laver (12ème partie) (info # 012104/6)
Par Ilan Tsadik

Vendredi 21 avril [22:49:00 UTC]

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© Metula News Agency








En Israël, on choisit nos meilleurs jeunes pour aller au contact de l’ennemi, justement pour être certains de ne jamais avoir à laver notre étendard de ce genre de taches


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Les cadets de la Division Charlemagne (division française de la Waffen SS) V

 

Boucs émissaires

 

Et puis Ilan a fini par comprendre. Il y a mis le temps, il l’avoue, mais les autres n’y sont pas encore arrivés… A force de lire les articles de Farnel et celui de Privat Rutazibwa sur le génocide des Tutsis, à force de constater l’énergie inouïe dépensée par le gouvernement français et ses media pour nier l’évidence, Ilan commençait à concevoir une certaine gêne concernant le traitement de l’Affaire Al-Dura par la Ména. Question de proportions, sans doute ; Ilan se demandait confusément s’il était juste d’avoir consacré trois ans et demi à accumuler des preuves, et jusqu’aux plus marginales, afin d’établir que le Mohamed du film de France 2 n’avait pas été tué le 30 septembre 2000 au carrefour de Nétzarim. Se consacrer à Mohamed, à UN enfant, aussi longtemps et avec autant de moyens, alors que 500'000 petits Tutsis avaient été massacrés, six ans plus tôt, en trois mois, dans l’indifférence absolue de l’opinion publique… 500'000 gamins, qui n’ont eu droit à aucune enquête et dont aucun téléspectateur n’a vu le martyre sur son écran.

 

Ca vous dit quoi à vous ?

 

Un état confusionnel aussi, n’est-ce pas ? Ilan est allé y réfléchir quelques heures sous les pommiers de Métula, avec Taz, le boxer de la Ména, qui courait dans tous les sens. Puis, entre les branches tombées à terre et les feuilles de la dernière récolte qui n’en finissent pas de se décomposer, il a commencé par constater que la mise en scène de l’assassinat par nos soldats du petit Mohamed, et la distribution gratuite par la chaîne TV de l’Etat français de cette imposture à tous les Networks du monde, n’est qu’un mensonge, quoique caractéristique, parmi une multitude d’autres. Al-Dura, c’est précisément la matérialisation des infanticides commis par Israël ; encore que cet assassinat n’a eu qu’un seul témoin, le caméraman Abou Rahma, qui l’a filmé et qui a prétendu que, au milieu d’une foule comptant des centaines d’adultes, nos soldats ont spécifiquement canardé Mohamed avec la volonté de le tuer.

 

Devant les nombreuses inconsistances de cet unique témoignage, Didier Epelbaum avait déclaré à Jeambar, Leconte et Rosenzweig qu’Abou Rahma, le caméraman en question, était revenu sur sa déposition. Quelques mois plus tard, Christine Delavennat, la directrice de la communication de FR2, a publiquement contredit Epelbaum, le Conseiller auprès de la présidence de France Télévisions et l’architecte de sa Charte des journalistes, en affirmant que Talal Abou Rahma n’était jamais revenu sur son témoignage.

 

A cause des mêmes inconsistances, Charles Enderlin racontait à Télérama que le Centre Palestinien des Droits de l’Homme n’était pas une ONG reconnue et que le témoignage notarié et scellé de Rahma (que nous avons vu) n’était pas une déposition écrite mais une "interview". Finalement, toujours selon Enderlin, le directeur du Centre, le célèbre avocat palestinien Raji Surani, aurait volontairement faussé le récit fait par Abou Rahma. Devant les menaces de l’avocat de faire rétablir sa réputation devant les tribunaux, Enderlin a rapidement présenté ses excuses écrites à Maître Surani, arguant du stress permanent dans lequel nous le placions, et il a demandé à Télérama de publier un erratum ; manip’ fumeuse à laquelle le magazine, qui nous est pourtant hostile jusqu’au délire, a refusé de se prêter. Stress ou pas stress, Enderlin a quand même oublié de donner, dans ses excuses à Surani, sa version à jour du témoignage de son complice Abou Rahma : Entrevue ? Déposition ? Authentique ? Altérée ? Modifiée (mais personne n’a vu la version no.2 de la déclaration légalisée no.1, effectuée sous serment, qui a mis le feu à l’Intifada !) ? Journaliste ? Avocat ? Surani, charlatan ou détenteur d’un statut privilégié qui lui a été décerné par l’ONU ? Le public reste sur sa faim, mais surtout, dans l’attente des précisions nécessaires − qui sont en retard de cinq ans et demi − ; à moins d’appartenir au Hamas ou à la CAPJPO, on est bien obligé de tenir le papier signé par Talal Abou-Rahma dans l’étude de Maître Surani pour nul, non avenu, caduque, mensonger, manipulateur et dolosif… Or, faute de témoignage valide, faute d’images montrant un quelconque assassinat, il n’existe pas même de soupçons, pas d’Affaire Al-Dura, à part la mise en scène colportée par France 2. Avec toutes les conséquences qui s’imposent quant au sort qu’il convient de réserver à tous ceux qui ont menti !

 

Hééép ! De quoi s’agit-il dans cet article, d’un pack complémentaire d’analyses sur la Controverse Al-Dura ? Où Ilan veut-il en venir, en quoi cela a-t-il un rapport avec le génocide des Tutsis ?

 

- Ilan veut en venir exactement au témoignage suivant, de H.J., dans Un Etendard sanglant à laver no.8 :

 

"À cette époque, ils (les soldats français. Ndlr) m’ont chargé de les approvisionner en femmes ou filles tutsies. Moi et mes compagnons allions chercher des filles dans le camp de réfugiés de Nyarushishi. Alors ils (les soldats français. Ndlr) les violaient et lorsqu’ils en avaient fini, ils (les soldats français. Ndlr) nous donnaient la permission de les tuer. Parmi les victimes, il y avait de jeunes adolescentes de 14 ans, voire plus jeunes.

 

(…) Par exemple: parmi les filles que j'ai citées plus haut, et qui ont été violées par les militaires français, je citerai Mukankusi. Après l'avoir violée, ils nous ont ordonné de la tuer".

 

Là, pas de bégayement à la Rahma-Enderlin. Pas besoin de remodeler UN témoignage, cinq ans après l’avoir donné. Pas UNE Mukankusi, des milliers ! Pas UN témoin, des dizaines, qui rapportent les mêmes faits et que les procureurs français font tout ce qui est en leur pouvoir pour qu’on ne puisse jamais les entendre dans un prétoire.

 

L’assassinat prémédité d’enfants, en prenant du plaisir à les humilier en prime − dans ce cas, c’est indiscutable, Monsieur Edgar Nahum-Morin ! − ça ne s’est pas passé en Israël mais au Rwanda. Les assassins ne sont pas les forces à l’Etoile de David mais les soldats de l’armée française.

 

Un cas isolé de transfert de responsabilités, aggravé de mensonges et de démonisation raciste d’innocents ? Et le viol des jeunes Palestiniennes, Madame la grande reporter à l’Obs, Sara Daniel ? Si personne n’a lu vos excuses circonstanciées à l’endroit des militaires israéliens − et pour cause, vous ne les avez jamais écrites ! −, contre lesquels vous avez, indubitablement, porté un faux témoignage, en revanche, personne ne vous a lu à propos des milliers de viols avérés des réfugiées tutsies par vos soldats dégénérés.

 

C’est à cela qu’Ilan veut en venir : pendant que la France commet effectivement de vrais crimes, en quantités industrielles, et sans raisons apparentes, ses media passent leur temps à fustiger Israël pour des crimes qu’elle n’a JAMAIS commis. Ce qu’Ilan a fini par comprendre, c’est que Paris utilisait Jérusalem comme bouc émissaire, la plaçant constamment sous les feux de ses projecteurs déformants afin de dissimuler ses propres délits. Nous sommes les boucs émissaires d’un système incapable de procéder à la plus infime autocritique ; les assassins de remplacement, les fascistes de remplacement, d’une intelligentsia hexagonale, incapable, bien entendu, de reconnaître ou de critiquer les crimes de ses dirigeants. 

 

On saisit parfaitement de quoi Ilan parle, à la lumière de la fable des massacres de Palestiniens par Tsahal ! 3'600 victimes palestiniennes en cinq ans et demi. Chiffre comprenant UNIQUEMENT des terroristes tués en perpétrant des assassinats collectifs, des terroristes tués lors d’affrontements entre eux, lors de combats avec l’armée israélienne, en plus des inévitables victimes collatérales des affrontements ! Des morts qui sont à dénombrer lors d’une guerre d’éradication, sciemment déclenchée et entretenue par les groupes palestiniens armés contre l’Etat d’Israël et sa population. Si quelqu’un nourrit encore le moindre doute quant à l’intentionnalité de cette guerre − qui veut annihiler qui ! −, qu’il lise consciencieusement les propos prononcés la semaine dernière par Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, sous les applaudissements hystériques et en présence des représentants officiels du gouvernement palestinien et de tout ce que ce territoire compte d’organisations armées [1] :

 

"Que cela vous plaise ou non, le régime sioniste (Israël. Ndlr) est en route vers son annihilation. Le régime sioniste est pourri, un arbre séché qui va être éliminé en une seule tempête", a dit le président iranien.

 

Ajoutant : "La terre de Palestine", prenant soin de préciser qu’il parlait effectivement de la Palestine mandataire, qui inclut tout Israël, Gaza et la Cisjordanie "va être prochainement libérée.

 

L’existence de ce régime (Israël. Ndlr) constitue une menace permanente pour le Moyen-Orient, son existence a atteint à la dignité des nations islamiques".

 

Contrairement aux victimes palestiniennes de l’Intifada, les 1084 morts et les 7633 blessés israéliens sont tous soit des membres des forces de l’ordre en service commandé, soit des civils soigneusement pris pour cibles par leurs agresseurs. Ces derniers, au même titre que les forces hutues au Rwanda, s’employant uniquement à faire le plus grand nombre possible de victimes dans les rangs des civils appartenant à l’ethnie ennemie, dans le but − déclaré dans les deux cas − de les éradiquer.

 

Ceux qui ont pour souci d’étendre leur champ de connaissances méditeront sur les différences fondamentales existant entre ces deux attitudes guerrières, ainsi que sur les enseignements qui en découlent naturellement.

 

Toujours est-il que le massacre de Jénine n’a jamais eu lieu, alors que l’armée tricolore a participé, activement et directement, au massacre d’un million de civils au cours d’une tentative affirmée de génocide qui a duré trois mois.

 

En fait, la France a commis au Rwanda tous les crimes contre des civils que ses media accusent quotidiennement Israël de perpétrer et que nous ne commettons pas ! De plus, les crimes de la France au Rwanda sont marqués de l’empreinte de l’inhumanité − viols, destructions massives, sadisme, assassinats de mineurs, crimes racistes et massacres − qui correspondent à l’image que les mêmes media français ont réussi à construire de mon pays, à force de ressasser les mêmes contrevérités.

 

Israël, bouc émissaire des media et de l’intelligentsia français ?

- Sans l’ombre du début d’un doute !

 

Combien sont-ils de confrères à se battre pour la vérité sur le génocide tutsi dans tous les media francophones ? Il y a Laure de Vulpian de France Culture, Patrick de Saint-Exupéry du Figaro, en général, les rédacteurs de l’Humanité, Colette Braeckman du Soir, à Bruxelles et quelques autres, que l’on peut compter sur les doigts d’une main…

 

C’est peu parmi une si grande multitude ! L’autre jour, à Paris, à la cérémonie annuelle commémorant le génocide tutsi, il y avait cent personnes… Une personne présente pour chacune des dix mille authentiques victimes que la France a participé à exterminer au Rwanda.

 

Pour défendre les droits d’Israël face à la cabale haineuse que tous les media tricolores entretiennent à son propos jour après jour, les journalistes de la presse généraliste française sont encore moins nombreux. Les autres, tous les autres, soit participent à la curée anti-israélienne, soit se taisent, par soi-disant nécessité alimentaire, comme l’écrasante majorité [2] des flics et des cheminots entre 1940 et 1945. Les premiers arrachaient les enfants juifs des bras de leurs mères, les seconds les entassaient dans les wagons à bestiaux en partance pour Auschwitz. D’autres journalistes encore ont effectivement perdu leur emploi, pour en avoir trop dit, ou simplement pour avoir eu une attitude jugée insuffisamment coopérative par leurs patrons dans la construction du mensonge collectif constant contre Israël.

 

L’une des nouveautés de ce sacrifice public de la réputation d’Israël, c’est que de nombreux juifs y participent. Ils sont même et pour tout dire, une majorité parmi ces intellos et ces journaleux d’opérette.

 

Je ne peux citer, parmi les incorruptibles dans les media généralistes bleu blanc rouge, que Denis Jeambar de l’Express, Alain Rioufol, du Figaro et le reporter Didier François de Libération, quand il ne se laisse pas embarquer par le courant ambiant. C’est peu ! Et encore, ils ne peuvent pas toujours aller au fond des choses, en tous cas pour les deux premiers cités, qui s’expriment souvent à la manière de La Fontaine. Sur les chaînes de télévision, nous connaissons quatre confrères qui n’ont pas sombré. Mais ils ne disent pas ce qu’ils devraient dire, l’accès à l’antenne étant protégé comme par un coffre-fort. L’un des quatre justes en question, en rentrant chez lui une nuit de cette année, a trouvé sa porte graffitée d’étoiles de David jouxtant des swastikas, d’insultes et de menaces sur sa vie. Le soir même, sa chaîne avait diffusé l’un de ses reportages filmé au Moyen-Orient : factuel et professionnel. Ce reporter n’est pas juif et n’a aucun engagement politique connu.  

 

Il ne faut pas moins que cette situation, qu’Ilan qualifiera d’autocensure incitée, dans tous les réseaux d’information généralistes de l’Hexagone pour, d’une part, dissimuler un génocide, et de l’autre, accabler une nation exemplaire de retenue et de modération. Et pour faire en sorte que le débat public se focalise sur les exactions fictives et passe à côté de celles, réelles, au Rwanda, mais aussi des manœuvres discrètes de l’armée française au Congo et de ses agissements précis en Côte d’Ivoire.

 

Il n’en faut pas moins pour dissimuler que l’un des grands responsables de la perpétration du massacre des Tutsis, Boutros Boutros-Ghali, alors Secrétaire général de l’ONU, élu à ce poste avec l’appui de la France, au début du génocide, et en dépit des appels incessants de ses officiers sur place, au lieu d’envoyer des troupes pour défendre les civils, décida de l’évacuation des forces des Nations Unies pour laisser le champ libre aux génocidaires. Lors, Boutros-Ghali fut ensuite élu à la présidence de la Francophonie − en signe de remerciement ? − grâce au soutien engagé du président Chirac.

 

Pas moins, pour cacher cette Légion Etrangère qu’un monde civilisé au XXIème siècle ne saurait plus concevoir. Pour qui connaît la légion, les crimes dont est accusée la France au Rwanda n’ont strictement rien de surprenant. Quoi de plus traditionnel, pour cette horde de voyous et de repris de justice portant l’effigie tricolore à l’uniforme, que de défoncer une bougnoule ou une négresse ? Que quelqu’un, dans le silence des agneaux régnant, ait au moins le courage de regarder cette réalité en face ! Que des fuyards des nettoyeurs ethniques de Karajic, des anciens flingueurs de Pol Pot et des nostalgiques des Waffen SS viennent contribuer au viol et au massacre d’un peuple, c’est le contraire qui serait singulier. En Israël, on choisit nos meilleurs jeunes pour aller au contact de l’ennemi, justement pour être certains de ne jamais avoir à laver notre étendard de ce genre de taches. En tant qu’officier de commandos en réserve active, je puis assurer nos lecteurs que le jour où je surprends trois ou dix de mes hommes à violer à mort une gamine arabe de 13 ans, ces monstres finiront leur vie en prison, s’il n’essuient avant les balles de mon fusil mitrailleur à la moindre esquisse de résistance. Je suis en mesure de vous assurer que tous les officiers de Tsahal de ma connaissance se comporteraient exactement de la même manière dans la même situation. Question d’éducation ! Mais cela n’arrivera pas, car nos hommes ne se comportent jamais de la sorte, question d’éducation également.

 

J’en viens à la question la plus douloureuse : Pourquoi ?

 

Si ce qui se passe ici m’a l’air clair, et que tous les esprits sereins comprennent la nécessité évidente de défendre nos concitoyens contre des auteurs d’assassinats suicide collectifs, qui n’ont de cesse d’affirmer leur objectif de nous jeter à la mer, la raison de l’alliance de la France avec des ethnocidaires échappés du Neandertal est beaucoup plus absconse.

 

Encore faut-il préciser que les Tutsis n’ont JAMAIS menacé de rayer la France de la carte, qu’ils n’ont JAMAIS assassiné le moindre ressortissant tricolore, dans un restaurant, un train, un autobus ou dans un avion. Ni avant, ni après la collaboration des Français à la tentative visant à leur éradication.

 

Sous les pommiers qui sortent leurs tout premiers bourgeons, Ilan a passablement réfléchi. Il s’est rappelé que certains ont parlé du complexe de Fachoda, insinuant que les Hutus étaient plus proches de la France et les Tutsis des Anglo-Saxons. Mais ce n’est pas une raison suffisante pour anéantir un peuple, n’est-ce pas !

 

Il y avait l’amitié étonnante de François Mitterrand pour les dirigeants hutus, et la latitude presque sans limites laissée au président par la constitution pour faire des sottises. De plus, Mitterrand était malade, condamné par sa maladie, ce qui peut altérer le jugement de n’importe quel homme. Mais les Français n’avaient pas le droit de connaître l’état de santé de leur roi-président, et ils ne le possèdent toujours pas.

 

Pas de pétrole ni de richesses naturelles qui justifient qu’on tue un million de personnes pour eux. Rien de cela, au Rwanda.

 

Ni Farnel ni personne d’autre n’a encore donné de réponse à cette question. Pour moi, LA question ! Ce qui m’amène à ma conclusion ; elle est effroyable : la France a activement participé à ce génocide sans aucune raison économique ou politique. Parce qu’il existe encore un océan, à Paris, entre la manière hyper respectueuse dont on parle des minorités et des étrangers au parlement, au sénat et dans la presse, et celle dont on les considère dans les banlieues, à la Légion et en Afrique.

 

Comme le colonel canadien Oliver l’explique à Paul, le directeur de l’Hôtel des Mille Collines dans le film Hôtel Rwanda, lorsque celui-ci est sûr que la communauté internationale va intervenir pour faire cesser le génocide : "vous êtes noir, vous n’êtes pas seulement un nègre, vous êtes un Africain ! (…) vous n’avez aucune valeur, vous êtes foutu !"

 

La France a participé au génocide des Tutsis parce que la vie d’un million d’Africains n’avait pour ses dirigeants aucune importance. La réponse d’Ilan à la question "Pourquoi", c’est : Pourquoi pas ! Ce n’est pas seulement la réponse d’Ilan, c’est également celle de Mitterrand, qui, selon des révélations rapportées par Patrick de Saint-Exupéry dans la livraison du 12 janvier 98 du Figaro, aurait confié à un proche, en plein génocide, à l’été 1994 : "Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop important".

 

Et cette réponse, de même que les réalités qui figurent dans cette série d’articles, ainsi que les conclusions de ma réflexion, en pleine conscience de ma qualité de bouc émissaire-paravent, me sont intolérables.

 

 

Notes 

 

[1] Nous n’avons trouvé aucune référence de cet événement sur les Web du Monde, de Libération, de La Croix. L’Obs a repris le communiqué de l’AP dans son intégralité. Voici ce qu’en a transcrit le Figaro [lire] et qui nous nous semble pire que de ne rien écrire. La plupart des media anglo-saxons a fidèlement rapporté cette actualité.

 

[2]  Lire, de Raphaël Delpard : Les Convois de la honte – enquête sur la SNCF et la Déportation – (2005) et Aux ordres de Vichy – enquête sur la police française et la Déportation – (2006) Ed. Michel Lafon  

 

 

 

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