Les
cadets de la Division Charlemagne (division
française de la Waffen SS) V
Ca n’est plus tolérable. Ilan est pris d’une
violente révulsion qui ne le quitte plus depuis qu’il a lu les
numéros 7, 8, 9 et 10 de la série sur le génocide des
Tutsis : Un étendard sanglant à laver.
Déjà que les articles précédents consacrés
au même thème étaient révoltants, là on
atteint carrément l’horreur.
Et on ne peut pas laisser passer sans réagir les
accusations concernant la participation directe et active de la France à
cet assassinat d’un million de civils ; faire comme si l’on n’avait rien
vu, comme si on avait perdu le sens de la lecture. On ne le peut pas, car,
d’abord, ce serait insupportable face à notre devoir de justice et de
mémoire envers les suppliciés. Les êtres humains consciencieux
ne trouveront de repos que lorsque la vérité ne sera plus
contestée, que le dernier chef criminel aura été
condamné par la justice et que le dernier négationniste aura
été confondu.
Ensuite, parce que la participation de la France à
ce crime, de même que ses efforts pour qu’il demeure ignoré du
plus grand nombre, en dit long sur son mode de fonctionnement politique, sur la
corruption de ses élites et de ses journalistes, la veulerie de ses
députés et ministres et l’apathie de sa population. Il faut en
parler également parce que ces égarements nous concernent, nous
Juifs et Israéliens, à plus d’un titre. J’y reviendrai dans le
deuxième volet de mon intervention.
Ilan constate, pour commencer, que la
nécessité d’évacuer le vrai questionnement sur le
rôle de la France dans ce génocide a enfin réalisé
l’union sacrée de tout l’éventail des partis politiques de
l’Hexagone. Des cocos aux fachos, tous ont compris l’intérêt
supérieur de l’Etat, qui intègre même les 20%
d’égarés qui n’ont pas voté Chirac aux dernières
présidentielles. Un peu de chahut bon ton à l’Assemblée
lors de la présentation des conclusions scandaleuses de la mission
parlementaire sur le Rwanda : une enquête bâclée
par le socialiste Paul Quilès qui la présida, bien que
remplissant déjà les fonctions strictement incompatibles de
président de la commission des forces armées, et enterrée
par le gentil dauphin Villepin, dans une démonstration prenante
de coalition destinée à couvrir les crimes de l’Etat. La France
est blanchie (c’est le cas de le dire !) par ses représentants
démocratiquement élus avec, parmi eux, aux postes de tire-ficelles,
les coupables eux-mêmes. Une mission parlementaire dont la
conclusion est si inacceptable, si frelatée, qu’elle donnera naissance
à une Commission d’Enquête Citoyenne, incapable de permettre
d’ajouter l’ignominie au crime. Vive la France !
Avec un seul juste parmi ces sinistres ombres, le
député communiste Jean-Claude Lefort, qui n’hésita pas
à rompre la discipline de son groupe pour continuer, dans la seule
démarche de dignité que l’on puisse comprendre, d’exiger sans
faiblir la vérité quant au rôle de son pays dans la
tragédie rwandaise. Avec, aussi, un pilier du système, qui, en
temps réel, s’était opposé à l’intervention
armée au Rwanda, fort d’une analyse sans faux cols : Valéry
Giscard d’Estaing.
Mais personne ne pourrait refermer la fosse commune d’un
million de Tutsis au Palais Bourbon sans l’assistance des renforts de la
garde ; ces journalistes de la presse généraliste [1], entièrement
acquis aux intérêts du pouvoir lorsque celui-ci joue gros. On les
a également vus à l’œuvre lorsqu’il s’est agi non pas de
dissimuler aux Français que le reportage de France 2 sur l’assassinat de
Mohammed Al-Dura était une mise en scène absolue, mais de leur
cacher jusqu’au fait qu’il existât une thèse documentée
− connue, vérifiée et adoptée dans l’ensemble du
monde civilisé et par ses plus hautes instances en criminologie −
qui crie à l’imposture.
Devenus efficaces à force d’habitude et de levée
de dividendes de toutes sortes, qui font chez eux l’économie de la
probité et du talent, ces journaleux sèment le doute et
renversent les accusations contre les victimes du génocide rwandais dans
les quotidiens, les périodiques, ainsi que dans des ouvrages sybarites,
que les éditeurs parisiens n’hésitent cependant pas à
diffuser. Certains désinforment avec une certaine recherche, d’autres
ressortent des tiroirs les arguments éprouvés depuis des
siècles et surtout entre 39 et 45. Comme Pierre Péan, qui ressert
l’idée du complot de l’anti-France, réunissant les
francs-maçons, les Juifs, les protestants, les peintres en
bâtiments et les intellectuels mariés à des Tutsies.
Quelqu’un pourrait-il demander à ce personnage si le fait d’avoir un
grand parent tutsi sur quatre nous classe également parmi les suspects
potentiels ? Ilan avoue avoir oublié ce détail des lois
raciales de Nuremberg et de Vichy…
Et le gouvernement d’aider à fond ses renforts de
la garde, quitte à transgresser, par exemple, la séparation
des pouvoirs, principal élément de différenciation entre
les démocraties et les dictatures. Ainsi Le Monde,
reçoit-il régulièrement des documents et
témoignages couverts, et donc normalement protégés, par le
secret de l’instruction judiciaire. Le Monde a obtenu et
publié des passages et commentaires issus du rapport final de
l’instruction du juge Bruguière, que personne d’autre n’a jamais vu.
Plus récemment, Le Machin du Boulevard Auguste Blanqui récidive, publiant des morceaux soigneusement sélectionnés
des dépositions de plaignants contre l’armée française,
recueillies au Rwanda par la juge Raynaud. Publiant des passages de leurs
dépositions de façon nominale, sans prendre la précaution
rudimentaire pour leur sécurité de cacher les noms de ces parties
civiles.
Et il ne se trouve presque personne en France pour
s’émouvoir de ces pratiques, ni la magistrature, ni le Garde des sceaux,
ni les députés, ni la plupart des journalistes, ni aucun
ministre, pas plus que l’immense majorité des ONG.
Personne ne sachant ce que contiennent réellement
ces dossiers, Le Machin peut prétendre n’importe quoi, les autres
ne pouvant critiquer des documents qu’ils n’ont pas lus ! C’est par
exemple ce qui a permis au journaliste du Monde, Stephen Smith,
d’affirmer, le 9 mars 2004, que l’instruction diligentée par le juge
Jean-Louis Bruguière était terminée et qu’elle impute la
responsabilité de l’attentat contre le Falcon du président hutu
Habyarimana en 1994 à l’actuel président rwandais (tutsi) Paul
Kagamé.
Mais si l’instruction était déjà
achevée le 9 mars 2004, comment se fait-il que ses conclusions n’ont
toujours pas été publiées, deux
ans plus tard ? Cela permettrait
peut-être [2] d’éliminer les thèses qui attribuent les tirs
des missiles sol-air aux soldats belges de l’ONU, aux militaires hutus ou
à leurs instructeurs français. C’est une parodie de justice, un
numéro de cirque qui tourne en ridicule la justice de la patrie des
Droits de l’Homme, mais tout le monde s’en fout, l’intérêt de
sauver les fesses des coupables qui dansent à la tête de l’Etat valant
bien quelque sacrifice !
Le papier de Piotr Smolar du 9 décembre dernier [lire], dans le même quotidien,
où il publie certaines des accusations de viols et d’homicides de
Rwandais contre les soldats français, fait office d’amortisseur de choc,
en quelque sorte. Le Monde, devenu dans cette affaire le porte-parole
officieux de la pensée élyséenne, y présente en
douceur et avec moult précautions, des passages choisis des
accusations des plaignants.
Un exemple hallucinant de ce dont je parle ? – L’article
de Smolar est illustré sur le Web non par l’image, hélas
représentative, d’un charnier de Tutsis mais par celle de soldats
français "arrêtant" trois Hutus rwandais, lors de l'opération
"Turquoise" au Rwanda, le 3 juillet 1994. Sordide tentative
destinée à "équilibrer" le contenu des
témoignages d’assassinats contre l’armée française qui
enserrent cette photo… De fait, la présence armée de ces soldats
a permis aux génocidaires hutus de fuir la justice en
s’échappant, sous leur protection, par le Congo.
Il est certain que d’autres plumes, les nôtres, par
exemple, auraient présenté les témoignages portant sur les
mêmes crimes dans toute leur crudité, en prenant soin
d’énumérer toutes les questions qu’ils soulèvent, au
risque de faire réagir brutalement l’opinion française
anesthésiée. Il est vrai que la Ména n’a pas pour
vocation de faire montre d’empathie envers des individus lourdement suspectés
de participation à l’assassinat d’un peuple. Notre empathie naturelle va
en principe vers leurs victimes.
Mais Smith, Smolar et Le Monde sont, dans
cette affaire, des instruments fidèles du pouvoir. Leur
présentation des accusations est construite pour faire "le moins de
vagues possible". Et comment savoir si la partie des témoignages
non publiée ne recèle pas d’accusations encore plus graves et
plus précises ? On ne le peut pas, car on ne nous a pas
confié le double de la clé de l’armoire du juge Raynaud. Par
contre, on peut comparer des éléments comparables et souligner
les différences entre leur présentation dans Le Monde et
celles figurant dans les témoignages confiés à la Ména
par d’autres témoins rwandais à propos des mêmes
événements.
Parlons des massacres de Bisesero, en juin 1994 (la période
concorde dans les deux sources). Voici l’extrait de plainte officielle qu’en
ont diffusé Smolar et le Tribunal des Armées de Paris (eh
oui ! C’est lui seul qui détenait ces documents) dans Le
Monde :
"Sur la colline de Bisesero. Fin juin 1994, des
milliers de Tutsis se sont réfugiés — souvent en vain — dans la
forêt de cette zone pour échapper aux milices hutues. Un premier
détachement de militaires français est arrivé le 27 juin,
raconte Eric Nzabihimana, 39 ans. Ils "nous ont donc dit de rester
cachés, et que, pour leur part, ils demanderaient au préfet de
Kibuyé d'arrêter les attaques", a-t-il
précisé. Ce même jour, Innocent Gisanura, 25 ans, a surtout
découvert la passivité des Français. "Nous n'avons
pas vraiment discuté avec les militaires français,
explique-t-il. Nous avons été assaillis et pourchassés
par les miliciens, et j'affirme que les militaires français assistaient
dans leurs véhicules à la scène sans rien faire."
Voici maintenant la déposition qu’a effectuée
le témoin K.C. auprès du correspondant de la Ména :
"Le génocide des Tutsis à Bisesero, et
partout d'ailleurs, s'est poursuivi alors que les Français
étaient déjà là, dans ce qu’ils ont nommé la
zone turquoise, sous prétexte de venir sauver les Tutsis. Ces
derniers n'ont pas connu de répit parce qu’ils (les Français.
Ndlr) étaient venus dans le cadre du plan élaboré par les
autorités civiles et militaires (hutues. Ndlr), plan que j'ai
cité plus haut.
Au début du mois de juin, les militaires
français ont commencé à faire des tournées à
Bisesero et ses environs, en disant qu'ils venaient pacifier la région
et nous rassurer. Faisant confiance aux Français, les rescapés
blessés, ainsi que les autres Tutsis qui étaient parvenus
à se cacher, sont sortis de leurs cachettes. Les Français les ont
comptés, photographiés. J'étais parmi les blessés.
Les Français, après nous avoir menti, sont partis rapporter notre
décompte au préfet Kayishema Clément, alors qu'ils
savaient que c'était lui qui orchestrait l'extermination des Tutsis dans
la contrée de Bisesero. Le lendemain matin, Kayishema Clément a
demandé l'aide des Interahamwe de Gisenyi et Rutsiro, qui ont alors
mené une attaque foudroyante. Ils les ont tous tués".
Les différences dans la description de la même
réalité sont prépondérantes. Sans être
contradictoires, tandis qu’ils restent vagues dans Le Monde, les
éléments précis que donne le témoin K.C. dans la
Ména sont constitutifs, une fois vérifiés, d’un
crime de guerre et d’un crime contre l’humanité de la part des
Français.
Ces différences comptent tant pour la
compréhension factuelle de l’événement que pour ses
significations morale et historique, mais surtout, dans l’application des lois
de la guerre et des conventions internationales qu’elles interpellent :
-
Tout d’abord K.C. établit qu’un contingent tricolore se trouvait effectivement
à Bisesero et dans ses environs lors de l’opération Turquoise,
officiellement entreprise le 22 juin 1994 avec l’accord de l’ONU, et que
les massacres se sont poursuivis après l’instauration par Paris, le 4
juillet suivant, et cette fois sans l’accord du Conseil de
Sécurité, de la ZHS, la Zone Humanitaire Sûre protégée
militairement. Un coup d’œil sur la carte suivante, empruntée par
nos soins à la bibliothèque de l’ONU, suffit à se
persuader que Bisesero se trouvait en plein dans la ZHS.

La soi-disant
Zone Humanitaire Sûre décrétée
unilatéralement par la France
Les massacres de Tutsis s’y poursuivirent en présence des
militaires français, sans que les rebelles du FPR ne puissent porter
secours aux réfugiés. La ZHS, faute de mettre un terme au
génocide, aura en outre permis à ses auteurs de fuir la justice
-
Puis K.C. précise que le prétexte invoqué par les
Français afin de justifier leur intervention consistait à
"sauver les Tutsis". Rien dans Le Monde à ce sujet. Ou
plutôt si, on y rappelle que "fin juin 1994, des milliers de Tutsis
se sont réfugiés — souvent en vain — dans la forêt de cette
zone pour échapper aux milices hutues". Mais Smolar, au faîte
du cynisme, ne s’embarrasse pas à donner la raison qui poussait ces
réfugiés tutsis à croire qu’ils trouveraient la
sécurité dans cette région. Et cette raison, c’est le fait
que la forêt en question était − fin juin 1994 − quadrillée
par l’armée française, qu’elle se trouvait dans le rayon d’action
de l’opération Turquoise et, à peine quelques jours plus
tard, à l’intérieur de leur zone humanitaire sûre.
-
Selon K.C., les soldats français ont déclaré aux
réfugiés tutsis qu’ils croisaient qu’"ils venaient pacifier
la région", ce qui se situe en parfaite adéquation avec la
raison invoquée pour déclencher l’opération Turquoise
et avec le mandat que la France avait initialement reçu du Conseil de
Sécurité de l’ONU (résolution 929). Quoi de plus naturel,
dans ces conditions, que les Tutsis soient sortis de leurs cachettes au contact
des militaires, puisque leur mission consistait à les protéger.
Le témoignage répercuté par Le Monde à ce
propos, même s’il est peut-être authentique, d’après lequel
les Français auraient annoncé aux réfugiés
qu’"ils demanderaient au préfet de Kibuyé d'arrêter
les attaques" ne correspond ni au mandat du Conseil de
Sécurité, ni à la raison invoquée pour le
déclenchement de Turquoise, pas plus qu’au rôle que s’était
ensuite auto attribuée l’armée française : il ne
s’agissait pas d’en appeler à la clémence des
génocidaires, mais d’interrompre le massacre !
-
Si l’accusation de K.C. selon laquelle les soldats français auraient
compté et photographié les Tutsis venus à leur rencontre,
et qu’ensuite ils auraient fourni ces données, de même,
intelligiblement, que les emplacements sur lesquels ils avaient regroupé
les réfugiés à leurs bourreaux est exacte, la France est,
sur ce seul fait, coupable de participation active au génocide. La
succession des autres actes des Français : décret d’une zone
sûre ; annonce faite aux fugitifs qu’ils étaient en
sécurité sous leur protection ; regroupement et
identification des fugitifs ; transfert des renseignements aux
autorités génocidaires ; présence passive sur les
lieux du massacre durant sa perpétration, si elle est
avérée, les rendrait comparables aux pires unités SS dans
leur degré d’inhumanité.
-
Même si les militaires français n’ont pas transmis de
renseignements aux génocidaires, même s’ils n’ont pas
assisté passivement à la curée, comme l’affirme pourtant le
témoin repris par Smolar, la France a failli à l’engagement
qu’elle avait pris et au mandat international qu’elle avait accepté.
Mais de plus, en décrétant la ZHS, à partir du 4 juillet
1994, la France a empêché les forces rebelles tutsies du FPR de
porter secours aux fugitifs dans la région de Bisesero,
établissant, déclarativement et par sa présence militaire,
un cordon de sécurité qui a permis aux tueurs de continuer
à commettre impunément leur morbide besogne. Des combats ont
d’ailleurs été dûment répertoriés dans cette
région entre des éléments du FPR qui tentaient de porter
secours aux malheureux à l’intérieur de la ZHS et les forces
françaises qui les en empêchèrent.
L’aspect le plus significatif pour la France, au plan du
droit international, de l’assassinat des réfugiés tutsis de la
région de Bisesero durant son occupation militaire réside dans le
manquement de Paris à respecter les provisions des conventions
internationales en la matière, notamment celles de Genève et de
la Haye. Celles-ci font obligation à une force occupante, quel que soit
le motif de son intervention, d’assurer, avant toute autre chose, la
sécurité des populations civiles. On comprend aisément la
dynamique de cette loi, à l’observation des carnages de Bisesero :
une zone décrétée sûre, dans laquelle
l’instigateur du décret se montre incapable d’assurer la
sécurité des habitants était plus dangereuse pour ces
derniers que les autres régions du Rwanda dans lesquelles l’armée
française ne se trouvait pas !
-
Il y a bien plus grave que l’évaluation des faits à la
lumière du droit. Il y a que les massacres de Bisesero, DANS LA ZONE D’INTERVENTION
DES FRANÇAIS, DEVENUE LEUR ZONE HUMANITAIRE SURE, ont coûté
la vie à des dizaines de milliers d’hommes, femmes et enfants, en raison
uniquement de leur appartenance ethnique. "Ils les ont tous
tués", 65'000 êtres humains ont subi un massacre dans ces
parages. Un chiffre qui demeurera, comme les autres révélations
de ces comparaisons, inconnu des lecteurs du Monde !
Le régime français n’est pas ingrat à
l’encontre de ses meilleurs renforts de la garde. Il y a deux ans, la
chaîne publique française FR2 a attribué son prix
littéraire au journaliste Stephen Smith pour son livre «
Négrologie ». On réalise rapidement qu’il s’agit d’un
titre-programme lorsque l’on consulte le chat auquel le lauréat de
FR2 s’était prêté sur son support habituel, Le Monde,
le 6 avril 2004 [lire].
Smith était censé y analyser "le traumatisme et les
responsabilités du génocide rwandais" dix ans après
les faits. Les mots France ou Français ne sont pas évoqués,
ne serait-ce qu’une seule fois, dans les réponses de Smith. Pour lui,
"(…) la première chose est de dire que le génocide rwandais
est de la responsabilité des Rwandais, car ce sont des Rwandais qui ont
tué des Rwandais", et aussi, "la principale raison (du
génocide. Ndlr) est un conflit politique entre deux camps qui ont
instrumentalisé des ressentiments ethniques et les ont exacerbés".
Un prix remis à un individu capable de ce genre
d’affirmations par la chaîne qui, selon l’AFP, a entouré l’une de
ses conférences de presse organisée par Arlette Chabot par un
cordon de vigiles afin qu’aucun journaliste de la Ména ne puisse
venir y poser de questions, voilà qui n’a rien de très
étonnant.
La France dispose d’un régime qui sait décidément
dans quelles mains placer ses dossiers de justice !
A suivre…
Note :
[1] Je n’accuse pas, comme dans la Controverse de
Nétzarim, tous les journalistes des media généralistes
français. Certains ont autant de mérites que la Ména,
si ce n’est plus !
[2] Il s’agit d’un mot d’humour d’Ilan. Sachant sur quels
témoignages le juge Bruguière a posé son enquête,
les chances pour que Paul Kagamé ait véritablement joué un
rôle quelconque dans l’attentat contre le Falcon sont plus minces que celles
de voir décerner à Douste-Blazy le prix Nobel de la culture. S’il
existait. Pas Douste-Blazy, le prix Nobel de la culture.