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Un étendard sanglant à laver (11ème partie) (info # 011304/6)
Par Ilan Tsadik

Jeudi 13 avril [16:50:00 UTC]

tutsie
© Metula News Agency






C’est une parodie de justice, un numéro de cirque qui tourne en ridicule la justice de la patrie des Droits de l’Homme, mais tout le monde s’en fout, l’intérêt de sauver les fesses des coupables qui dansent à la tête de l’Etat valant bien quelque sacrifice !



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Les cadets de la Division Charlemagne (division française de la Waffen SS) V

 

 

Ca n’est plus tolérable. Ilan est pris d’une violente révulsion qui ne le quitte plus depuis qu’il a lu les numéros 7, 8, 9 et 10 de la série sur le génocide des Tutsis : Un étendard sanglant à laver. Déjà que les articles précédents consacrés au même thème étaient révoltants, là on atteint carrément l’horreur.

 

Et on ne peut pas laisser passer sans réagir les accusations concernant la participation directe et active de la France à cet assassinat d’un million de civils ; faire comme si l’on n’avait rien vu, comme si on avait perdu le sens de la lecture. On ne le peut pas, car, d’abord, ce serait insupportable face à notre devoir de justice et de mémoire envers les suppliciés. Les êtres humains consciencieux ne trouveront de repos que lorsque la vérité ne sera plus contestée, que le dernier chef criminel aura été condamné par la justice et que le dernier négationniste aura été confondu.

 

Ensuite, parce que la participation de la France à ce crime, de même que ses efforts pour qu’il demeure ignoré du plus grand nombre, en dit long sur son mode de fonctionnement politique, sur la corruption de ses élites et de ses journalistes, la veulerie de ses députés et ministres et l’apathie de sa population. Il faut en parler également parce que ces égarements nous concernent, nous Juifs et Israéliens, à plus d’un titre. J’y reviendrai dans le deuxième volet de mon intervention.

 

Ilan constate, pour commencer, que la nécessité d’évacuer le vrai questionnement sur le rôle de la France dans ce génocide a enfin réalisé l’union sacrée de tout l’éventail des partis politiques de l’Hexagone. Des cocos aux fachos, tous ont compris l’intérêt supérieur de l’Etat, qui intègre même les 20% d’égarés qui n’ont pas voté Chirac aux dernières présidentielles. Un peu de chahut bon ton à l’Assemblée lors de la présentation des conclusions scandaleuses de la mission parlementaire sur le Rwanda : une enquête bâclée par le socialiste Paul Quilès qui la présida, bien que remplissant déjà les fonctions strictement incompatibles de président de la commission des forces armées, et enterrée par le gentil dauphin Villepin, dans une démonstration prenante de coalition destinée à couvrir les crimes de l’Etat. La France est blanchie (c’est le cas de le dire !) par ses représentants démocratiquement élus avec, parmi eux, aux postes de tire-ficelles, les coupables eux-mêmes. Une mission parlementaire dont la conclusion est si inacceptable, si frelatée, qu’elle donnera naissance à une Commission d’Enquête Citoyenne, incapable de permettre d’ajouter l’ignominie au crime. Vive la France !

 

Avec un seul juste parmi ces sinistres ombres, le député communiste Jean-Claude Lefort, qui n’hésita pas à rompre la discipline de son groupe pour continuer, dans la seule démarche de dignité que l’on puisse comprendre, d’exiger sans faiblir la vérité quant au rôle de son pays dans la tragédie rwandaise. Avec, aussi, un pilier du système, qui, en temps réel, s’était opposé à l’intervention armée au Rwanda, fort d’une analyse sans faux cols : Valéry Giscard d’Estaing.

 

Mais personne ne pourrait refermer la fosse commune d’un million de Tutsis au Palais Bourbon sans l’assistance des renforts de la garde ; ces journalistes de la presse généraliste [1], entièrement acquis aux intérêts du pouvoir lorsque celui-ci joue gros. On les a également vus à l’œuvre lorsqu’il s’est agi non pas de dissimuler aux Français que le reportage de France 2 sur l’assassinat de Mohammed Al-Dura était une mise en scène absolue, mais de leur cacher jusqu’au fait qu’il existât une thèse documentée − connue, vérifiée et adoptée dans l’ensemble du monde civilisé et par ses plus hautes instances en criminologie − qui crie à l’imposture.

 

Devenus efficaces à force d’habitude et de levée de dividendes de toutes sortes, qui font chez eux l’économie de la probité et du talent, ces journaleux sèment le doute et renversent les accusations contre les victimes du génocide rwandais dans les quotidiens, les périodiques, ainsi que dans des ouvrages sybarites, que les éditeurs parisiens n’hésitent cependant pas à diffuser. Certains désinforment avec une certaine recherche, d’autres ressortent des tiroirs les arguments éprouvés depuis des siècles et surtout entre 39 et 45. Comme Pierre Péan, qui ressert l’idée du complot de l’anti-France, réunissant les francs-maçons, les Juifs, les protestants, les peintres en bâtiments et les intellectuels mariés à des Tutsies. Quelqu’un pourrait-il demander à ce personnage si le fait d’avoir un grand parent tutsi sur quatre nous classe également parmi les suspects potentiels ? Ilan avoue avoir oublié ce détail des lois raciales de Nuremberg et de Vichy…

 

Et le gouvernement d’aider à fond ses renforts de la garde, quitte à transgresser, par exemple, la séparation des pouvoirs, principal élément de différenciation entre les démocraties et les dictatures. Ainsi Le Monde, reçoit-il régulièrement des documents et témoignages couverts, et donc normalement protégés, par le secret de l’instruction judiciaire. Le Monde a obtenu et publié des passages et commentaires issus du rapport final de l’instruction du juge Bruguière, que personne d’autre n’a jamais vu. Plus récemment, Le Machin du Boulevard Auguste Blanqui récidive, publiant des morceaux soigneusement sélectionnés des dépositions de plaignants contre l’armée française, recueillies au Rwanda par la juge Raynaud. Publiant des passages de leurs dépositions de façon nominale, sans prendre la précaution rudimentaire pour leur sécurité de cacher les noms de ces parties civiles.

 

Et il ne se trouve presque personne en France pour s’émouvoir de ces pratiques, ni la magistrature, ni le Garde des sceaux, ni les députés, ni la plupart des journalistes, ni aucun ministre, pas plus que l’immense majorité des ONG.

 

Personne ne sachant ce que contiennent réellement ces dossiers, Le Machin peut prétendre n’importe quoi, les autres ne pouvant critiquer des documents qu’ils n’ont pas lus ! C’est par exemple ce qui a permis au journaliste du Monde, Stephen Smith, d’affirmer, le 9 mars 2004, que l’instruction diligentée par le juge Jean-Louis Bruguière était terminée et qu’elle impute la responsabilité de l’attentat contre le Falcon du président hutu Habyarimana en 1994 à l’actuel président rwandais (tutsi) Paul Kagamé.

 

Mais si l’instruction était déjà achevée le 9 mars 2004, comment se fait-il que ses conclusions n’ont toujours pas été publiées, deux ans plus tard ? Cela permettrait peut-être [2] d’éliminer les thèses qui attribuent les tirs des missiles sol-air aux soldats belges de l’ONU, aux militaires hutus ou à leurs instructeurs français. C’est une parodie de justice, un numéro de cirque qui tourne en ridicule la justice de la patrie des Droits de l’Homme, mais tout le monde s’en fout, l’intérêt de sauver les fesses des coupables qui dansent à la tête de l’Etat valant bien quelque sacrifice !

 

Le papier de Piotr Smolar du 9 décembre dernier [lire], dans le même quotidien, où il publie certaines des accusations de viols et d’homicides de Rwandais contre les soldats français, fait office d’amortisseur de choc, en quelque sorte. Le Monde, devenu dans cette affaire le porte-parole officieux de la pensée élyséenne, y présente en douceur et avec moult précautions, des passages choisis des accusations des plaignants.

 

Un exemple hallucinant de ce dont je parle ? – L’article de Smolar est illustré sur le Web non par l’image, hélas représentative, d’un charnier de Tutsis mais par celle de soldats français "arrêtant" trois Hutus rwandais, lors de l'opération "Turquoise" au Rwanda, le 3 juillet 1994. Sordide tentative destinée à "équilibrer" le contenu des témoignages d’assassinats contre l’armée française qui enserrent cette photo… De fait, la présence armée de ces soldats a permis aux génocidaires hutus de fuir la justice en s’échappant, sous leur protection, par le Congo.

 

Il est certain que d’autres plumes, les nôtres, par exemple, auraient présenté les témoignages portant sur les mêmes crimes dans toute leur crudité, en prenant soin d’énumérer toutes les questions qu’ils soulèvent, au risque de faire réagir brutalement l’opinion française anesthésiée. Il est vrai que la Ména n’a pas pour vocation de faire montre d’empathie envers des individus lourdement suspectés de participation à l’assassinat d’un peuple. Notre empathie naturelle va en principe vers leurs victimes.

 

Mais Smith, Smolar et Le Monde sont, dans cette affaire, des instruments fidèles du pouvoir. Leur présentation des accusations est construite pour faire "le moins de vagues possible". Et comment savoir si la partie des témoignages non publiée ne recèle pas d’accusations encore plus graves et plus précises ? On ne le peut pas, car on ne nous a pas confié le double de la clé de l’armoire du juge Raynaud. Par contre, on peut comparer des éléments comparables et souligner les différences entre leur présentation dans Le Monde et celles figurant dans les témoignages confiés à la Ména par d’autres témoins rwandais à propos des mêmes événements.

 

Parlons des massacres de Bisesero, en juin 1994 (la période concorde dans les deux sources). Voici l’extrait de plainte officielle qu’en ont diffusé Smolar et le Tribunal des Armées de Paris (eh oui ! C’est lui seul qui détenait ces documents) dans Le Monde :   

 

"Sur la colline de Bisesero. Fin juin 1994, des milliers de Tutsis se sont réfugiés — souvent en vain — dans la forêt de cette zone pour échapper aux milices hutues. Un premier détachement de militaires français est arrivé le 27 juin, raconte Eric Nzabihimana, 39 ans. Ils "nous ont donc dit de rester cachés, et que, pour leur part, ils demanderaient au préfet de Kibuyé d'arrêter les attaques", a-t-il précisé. Ce même jour, Innocent Gisanura, 25 ans, a surtout découvert la passivité des Français. "Nous n'avons pas vraiment discuté avec les militaires français, explique-t-il. Nous avons été assaillis et pourchassés par les miliciens, et j'affirme que les militaires français assistaient dans leurs véhicules à la scène sans rien faire."

 

Voici maintenant la déposition qu’a effectuée le témoin K.C. auprès du correspondant de la Ména :

 

"Le génocide des Tutsis à Bisesero, et partout d'ailleurs, s'est poursuivi alors que les Français étaient déjà là, dans ce qu’ils ont nommé la zone turquoise, sous prétexte de venir sauver les Tutsis. Ces derniers n'ont pas connu de répit parce qu’ils (les Français. Ndlr) étaient venus dans le cadre du plan élaboré par les autorités civiles et militaires (hutues. Ndlr), plan que j'ai cité plus haut. 

 

Au début du mois de juin, les militaires français ont commencé à faire des tournées à Bisesero et ses environs, en disant qu'ils venaient pacifier la région et nous rassurer. Faisant confiance aux Français, les rescapés blessés, ainsi que les autres Tutsis qui étaient parvenus à se cacher, sont sortis de leurs cachettes. Les Français les ont comptés, photographiés. J'étais parmi les blessés. Les Français, après nous avoir menti, sont partis rapporter notre décompte au préfet Kayishema Clément, alors qu'ils savaient que c'était lui qui orchestrait l'extermination des Tutsis dans la contrée de Bisesero. Le lendemain matin, Kayishema Clément a demandé l'aide des Interahamwe de Gisenyi et Rutsiro, qui ont alors mené une attaque foudroyante. Ils les ont tous tués".

 

Les différences dans la description de la même réalité sont prépondérantes. Sans être contradictoires, tandis qu’ils restent vagues dans Le Monde, les éléments précis que donne le témoin K.C. dans la Ména sont constitutifs, une fois vérifiés, d’un crime de guerre et d’un crime contre l’humanité de la part des Français.

 

Ces différences comptent tant pour la compréhension factuelle de l’événement que pour ses significations morale et historique, mais surtout, dans l’application des lois de la guerre et des conventions internationales qu’elles interpellent :

 

-         Tout d’abord K.C. établit qu’un contingent tricolore se trouvait effectivement à Bisesero et dans ses environs lors de l’opération Turquoise, officiellement entreprise le 22 juin 1994 avec l’accord de l’ONU, et que les massacres se sont poursuivis après l’instauration par Paris, le 4 juillet suivant, et cette fois sans l’accord du Conseil de Sécurité, de la ZHS, la Zone Humanitaire Sûre protégée militairement. Un coup d’œil sur la carte suivante, empruntée par nos soins à la bibliothèque de l’ONU, suffit à se persuader que Bisesero se trouvait en plein dans la ZHS.

 





La soi-disant Zone Humanitaire Sûre décrétée unilatéralement par la France

Les massacres de Tutsis s’y poursuivirent en présence des militaires français, sans que les rebelles du FPR ne puissent porter secours aux réfugiés. La ZHS, faute de mettre un terme au génocide, aura en outre permis à ses auteurs de fuir la justice

 

-         Puis K.C. précise que le prétexte invoqué par les Français afin de justifier leur intervention consistait à "sauver les Tutsis". Rien dans Le Monde à ce sujet. Ou plutôt si, on y rappelle que "fin juin 1994, des milliers de Tutsis se sont réfugiés — souvent en vain — dans la forêt de cette zone pour échapper aux milices hutues". Mais Smolar, au faîte du cynisme, ne s’embarrasse pas à donner la raison qui poussait ces réfugiés tutsis à croire qu’ils trouveraient la sécurité dans cette région. Et cette raison, c’est le fait que la forêt en question était − fin juin 1994 − quadrillée par l’armée française, qu’elle se trouvait dans le rayon d’action de l’opération Turquoise et, à peine quelques jours plus tard, à l’intérieur de leur zone humanitaire sûre.

 

-         Selon K.C., les soldats français ont déclaré aux réfugiés tutsis qu’ils croisaient qu’"ils venaient pacifier la région", ce qui se situe en parfaite adéquation avec la raison invoquée pour déclencher l’opération Turquoise et avec le mandat que la France avait initialement reçu du Conseil de Sécurité de l’ONU (résolution 929). Quoi de plus naturel, dans ces conditions, que les Tutsis soient sortis de leurs cachettes au contact des militaires, puisque leur mission consistait à les protéger. Le témoignage répercuté par Le Monde à ce propos, même s’il est peut-être authentique, d’après lequel les Français auraient annoncé aux réfugiés qu’"ils demanderaient au préfet de Kibuyé d'arrêter les attaques" ne correspond ni au mandat du Conseil de Sécurité, ni à la raison invoquée pour le déclenchement de Turquoise, pas plus qu’au rôle que s’était ensuite auto attribuée l’armée française : il ne s’agissait pas d’en appeler à la clémence des génocidaires, mais d’interrompre le massacre !

 

-         Si l’accusation de K.C. selon laquelle les soldats français auraient compté et photographié les Tutsis venus à leur rencontre, et qu’ensuite ils auraient fourni ces données, de même, intelligiblement, que les emplacements sur lesquels ils avaient regroupé les réfugiés à leurs bourreaux est exacte, la France est, sur ce seul fait, coupable de participation active au génocide. La succession des autres actes des Français : décret d’une zone sûre ; annonce faite aux fugitifs qu’ils étaient en sécurité sous leur protection ; regroupement et identification des fugitifs ; transfert des renseignements aux autorités génocidaires ; présence passive sur les lieux du massacre durant sa perpétration, si elle est avérée, les rendrait comparables aux pires unités SS dans leur degré d’inhumanité.

 

-         Même si les militaires français n’ont pas transmis de renseignements aux génocidaires, même s’ils n’ont pas assisté passivement à la curée, comme l’affirme pourtant le témoin repris par Smolar, la France a failli à l’engagement qu’elle avait pris et au mandat international qu’elle avait accepté. Mais de plus, en décrétant la ZHS, à partir du 4 juillet 1994, la France a empêché les forces rebelles tutsies du FPR de porter secours aux fugitifs dans la région de Bisesero, établissant, déclarativement et par sa présence militaire, un cordon de sécurité qui a permis aux tueurs de continuer à commettre impunément leur morbide besogne. Des combats ont d’ailleurs été dûment répertoriés dans cette région entre des éléments du FPR qui tentaient de porter secours aux malheureux à l’intérieur de la ZHS et les forces françaises qui les en empêchèrent.

 

L’aspect le plus significatif pour la France, au plan du droit international, de l’assassinat des réfugiés tutsis de la région de Bisesero durant son occupation militaire réside dans le manquement de Paris à respecter les provisions des conventions internationales en la matière, notamment celles de Genève et de la Haye. Celles-ci font obligation à une force occupante, quel que soit le motif de son intervention, d’assurer, avant toute autre chose, la sécurité des populations civiles. On comprend aisément la dynamique de cette loi, à l’observation des carnages de Bisesero : une zone décrétée sûre, dans laquelle l’instigateur du décret se montre incapable d’assurer la sécurité des habitants était plus dangereuse pour ces derniers que les autres régions du Rwanda dans lesquelles l’armée française ne se trouvait pas !

 

-         Il y a bien plus grave que l’évaluation des faits à la lumière du droit. Il y a que les massacres de Bisesero, DANS LA ZONE D’INTERVENTION DES FRANÇAIS, DEVENUE LEUR ZONE HUMANITAIRE SURE, ont coûté la vie à des dizaines de milliers d’hommes, femmes et enfants, en raison uniquement de leur appartenance ethnique. "Ils les ont tous tués", 65'000 êtres humains ont subi un massacre dans ces parages. Un chiffre qui demeurera, comme les autres révélations de ces comparaisons, inconnu des lecteurs du Monde !

 

Le régime français n’est pas ingrat à l’encontre de ses meilleurs renforts de la garde. Il y a deux ans, la chaîne publique française FR2 a attribué son prix littéraire au journaliste Stephen Smith pour son livre « Négrologie ». On réalise rapidement qu’il s’agit d’un titre-programme lorsque l’on consulte le chat auquel le lauréat de FR2 s’était prêté sur son support habituel, Le Monde, le 6 avril 2004 [lire]. Smith était censé y analyser "le traumatisme et les responsabilités du génocide rwandais" dix ans après les faits. Les mots France ou Français ne sont pas évoqués, ne serait-ce qu’une seule fois, dans les réponses de Smith. Pour lui, "(…) la première chose est de dire que le génocide rwandais est de la responsabilité des Rwandais, car ce sont des Rwandais qui ont tué des Rwandais", et aussi, "la principale raison (du génocide. Ndlr) est un conflit politique entre deux camps qui ont instrumentalisé des ressentiments ethniques et les ont exacerbés".

 

Un prix remis à un individu capable de ce genre d’affirmations par la chaîne qui, selon l’AFP, a entouré l’une de ses conférences de presse organisée par Arlette Chabot par un cordon de vigiles afin qu’aucun journaliste de la Ména ne puisse venir y poser de questions, voilà qui n’a rien de très étonnant.

 

La France dispose d’un régime qui sait décidément dans quelles mains placer ses dossiers de justice !

 

 

 

A suivre…

 

 

Note :

 

[1] Je n’accuse pas, comme dans la Controverse de Nétzarim, tous les journalistes des media généralistes français. Certains ont autant de mérites que la Ména, si ce n’est plus !

 

[2] Il s’agit d’un mot d’humour d’Ilan. Sachant sur quels témoignages le juge Bruguière a posé son enquête, les chances pour que Paul Kagamé ait véritablement joué un rôle quelconque dans l’attentat contre le Falcon sont plus minces que celles de voir décerner à Douste-Blazy le prix Nobel de la culture. S’il existait. Pas Douste-Blazy, le prix Nobel de la culture.

 

 

 

 

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