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Un étendard sanglant à laver (6ème partie) (info # 012403/6)
Par Serge Farnel

Vendredi 24 mars [15:02:00 UTC]

tutsie
© Metula News Agency








Mitterrand était donc parfaitement au courant de la signification exacte de « replonger le pays dans une crise plus grave que la précédente »


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Trois semaines auront été nécessaires entre l'instant où le ministre rwandais des Affaires Etrangères, Jérôme Bicamumpaka, rendit visite à son homologue français Alain Juppé et celui où ce dernier, à l'occasion d'une interview qu'il accorda le 16 mai 1994 à des radios françaises à Bruxelles, concéda que « ce qui se passe là-bas, mérite, je crois, en effet, le nom de génocide. » Trois semaines et deux jours, très exactement, pour qu'à l'occasion d'une prise de parole à l'Assemblée nationale, Juppé précisât la cible de cette extermination : les Tutsis [1].

 

Le jour même, Jérôme Bicamumpaka, prenant la parole au Conseil de Sécurité, ne trouvait pas « exagéré » d'accuser le Front Patriotique Rwandais (l’armée tutsie) d'avoir perpétré des « massacres systématiques et sélectifs des populations civiles ». A l'occasion de cette intervention, il tenta, par ailleurs, une gaillarde explication des « violences interethniques qui ont suivi la disparition dramatique du président Habyarimana ». Loin, évidemment, de rappeler les appels au génocide sortis de la bouche de son président, Bicamumpaka argua de « l'instinct animal d'un peuple qui a peur d'être de nouveau asservi ».

 

Or ce même 16 mai 1994, à Kibuye, comme l’évoque Jean-Pierre Chrétien dans son ouvrage Le défi de l'ethnisme - Rwanda et Burundi 1990 /1996 (Editions Karthala, collection Les Afriques, décembre 1997, 26 €), le président rwandais, Théodore Sindikubwabo, faisait l'éloge de la foule et glorifiait le rôle de celle-ci dans « la défense de la sécurité ».

 

Et les deux jours suivants, ne pouvant totalement se fier à l'instinct animal des foules hutues, Sindikubwabo dut se résoudre à se déplacer dans la région de Cyangugu, puis dans la localité de Kibuye, afin de les exhorter à exterminer les Tutsis.

 

Le fax du président rwandais

 

Le 21 mai 1994, suite à son abandon par les Forces Armées Rwandaises (FAR, hutues), l'aéroport de Kigali fut pris par les forces à majorité tutsie du FPR. Le lendemain, le président rwandais en informait le chef de l'Etat français en adressant une télécopie à son intention.





 

Le président intérimaire commence par y expliquer au président français qu'il a, depuis qu'il tient les rênes du pays, « consacré ses efforts à pacifier le pays ». Inutile d’expliciter, François Mitterrand est plus apte à interpréter les propos de Sindikubwabo que la populace hutue.

 

Nul besoin d’avoir suivi une haute école de chamanisme pour saisir que ce qu’il faut comprendre est simplement le négatif du tirage positif du fax envoyé par le président intérimaire à son confrère de l’Elysée.

 

Remis à l’endroit, ce fax informe Mitterrand que, depuis qu’il a été nommé à la tête du Rwanda, Théodore Sindikubwabo avait consacré ses efforts à mettre le pays à feu et à sang. Pour cela, le Gouvernement et l'Armée lui ont, comme nous avons pu le constater dans l'article précédent, effectivement donné leur appui total.

 

Appliquée aux passages faisant référence au FPR tutsi, cette méthode rudimentaire d’argumentation est plus connue sous le nom d'accusation en miroir ; elle consiste à porter contre son adversaire les accusations des méfaits dont on est soi-même l’auteur, dans le style : « nous avons noté avec satisfaction l'arrêt des massacres interethniques du moins dans la partie que nous contrôlons », et plus loin : «  Le Front patriotique lui, a poursuivi des massacres massifs (...) ».

 

L'un des intérêts des accusations en miroir consiste à ne laisser aucune trace tangible écrite des massacres que l'on commet ou cautionne. Probablement est-ce la raison pour laquelle les documents que je présente dans cette série d’articles n'ont pas connu le même sort que ceux qui étaient stockés à l'ambassade de France à Kigali et qui furent détruits au moment où nos pioupious évacuaient le chienchien de l'ambassadeur Jean-Michel Marlaud, tout en abandonnant des centaines de milliers d’enfants voués aux machettes de leurs bourreaux sous leurs yeux.

 

Nous avons remarqué, au cours de notre enquête, que le maître dudit chien n'était pas régulièrement mis au fait de toutes les finasseries parisiennes. Il n'est, pour s’en persuader, que d'évoquer la situation ubuesque que nous relate Patrick de Saint-Exupéry dans son ouvrage L'inavouable – La France au Rwanda (Edition Les Arènes ; mars 2004 ; 19,90 €) lorsque, quatre ans plus tôt, en octobre 1990, c'est de la bouche de l'adjointe de l'ambassadrice des USA au Rwanda, que Son Excellence Jean-Michel Marlaud apprit l'imminence du débarquement des militaires français dans la capitale rwandaise. Ceci afin de contrer une attaque, elle-même présentée comme imminente, de rebelles tutsis.

 

De plus, Paris n'avait pas jugé alors utile de dépêcher quelques soldats afin d'extraire son représentant de l'ambassade avant que les rebelles tutsis ne s'emparent de la capitale. La France a cependant fait ainsi – et sans s’en rendre compte ! – la démonstration qu'elle savait fort bien distinguer, au Rwanda, entre un danger virtuel, parce qu’inexistant et servant uniquement à instrumentaliser politiquement ses interventions militaires, et les menaces réelles.

 

Car, lorsque Kigali fut effectivement sur le point d’être prise, Paris lança, le 8 avril 1994, l'opération Amaryllis. Au cours de cette incursion, les Français s’emparèrent de l’aéroport et évacuèrent non seulement l’ambassadeur, sa famille et ses bêtes, mais également ses alliés sur place, fussent-ils d’ineffables assassins, ainsi que les coopérants des autres nations occidentales demeurant au Rwanda. 

 

De fait, en 1990, il n’était pas vraiment nécessaire de mettre l’ambassadeur dans la confidence relative à la fausse nouvelle d’une attaque tutsie sur Kigali, censée justifier l'intervention militaire française connue sous le nom d'opération Noroît. Le succès de telles opérations repose, il est vrai, en partie sur le fait que le moins de monde possible soit mis dans la confidence. On peut aussi voir dans cette précaution l’une des raisons pour lesquelles un certain nombre de nos soldats ont été indéniablement entraînés malgré eux dans le soutien à un régime génocidaire.

 

Un extrait au moins du fax du président rwandais à l'adresse de son homologue français demeure aussi indigeste qu’au premier jour en dépit des années qui s’écoulent :

 

« Le peuple rwandais Vous exprime ses sentiments pour le soutien moral, diplomatique et matériel, que Vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu'à ce jour ».

 

C’est que la date inscrite en haut de la télécopie est le 22 mai 1994, soit 46 jours après qu'ait démarré le génocide dirigé contre les Tutsis par Théodore Sindikubwabo et ses amis, et 54 jours avant qu’il ne se termine par la mort d’un million de civils…

 

Le chantage au cessez-le-feu

 

Dans une note qu'adressa, le 24 mai 1994, le général Quesnot à François Mitterrand, et à laquelle il joignit le fax qu'il avait reçu deux jours plus tôt du président rwandais, il renseigna le chef de l'Etat français de ce que « sur le terrain, le rapport de forces, y compris à Kigali, était de plus en plus favorable aux Tutsis ».





 

Il l'informa, par ailleurs, qu' « il n'y aurait pas de véritable cessez-le-feu avant la conquête totale du pouvoir par le FPR ».

 

Cette remarque était d’importance car, devant l'avancée des rebelles tutsis qu’ils savaient ne pas être en mesure de juguler, l'obtention d'un cessez-le-feu était devenue, aux yeux des membres du gouvernement génocidaire, l’unique moyen de sauver, à la fois leur régime et leur peau. Les génocidaires pensaient proposer aux chefs tutsis du FPR un partage du pouvoir basé sur les termes des accords d'Arusha. Un accord qu'ils avaient pourtant délibérément abandonné en imposant, un mois et demi plus tôt, Théodore Sindikubwabo comme président du Rwanda.

 

Mais cela, c’était le contenu politique que les auteurs de l’assassinat-collectif sur base de distinction ethnique entendaient discuter avec les frères armés de leurs victimes sans défenses. Il fallait d’abord obtenir un cessez-le-feu pour songer à négocier.

 

Ce sont ces choix tactiques du gouvernement génocidaire, durant les heures qui entourent le fax à Mitterrand, qui nous éclairent sur ce que sous-entendait Sindikubwabo, lorsqu'il lui écrivait que « les progrès militaires du Front Patriotique risquaient de rallumer le feu et replonger le pays dans une crise plus grave que la précédente ».

 

Quelle autre interprétation pourrait-on appliquer à cette phrase, que celle d’y voir la menace qu’elle convoie. Que, devant les succès militaires croissants des Tutsis, tout ce qu’il restait à faire pour les tueurs hutus consistait à conditionner l'arrêt des massacres qu’ils commettaient à l'acceptation par l’armée de Kagamé du cessez-le-feu qu’ils convoitaient ? Mais, et c’est encore plus tragique, « replonger le pays dans une crise plus grave que la précédente », constitue une forme d’ultimatum incontestable signifiant qu’un million de civils massacrés – il n’y a pas eu d’autre crise que le fax aurait pu décrire – est peut-être insuffisant… Il conviendrait, à suivre la dialectique des assassins, pour forcer la main des militaires du FPR, d’aggraver sensiblement l’horreur, en clair, de tuer encore plus de civils tutsis !

 

A l’Elysée, comme en témoigne l’intervention de Juppé du 16 mai à Bruxelles, puis celle qu’il a faite devant l’Assemblée nationale, on n’ignorait pas que la crise que mentionnait Sindikubwabo dans son fax était un « génocide » ni que « la cible de cette extermination était les Tutsis ». Mitterrand était donc parfaitement au courant de la signification exacte de « replonger le pays dans une crise plus grave que la précédente ». C’est là un recoupement logique simple à caractère historique qui jette une accusation terrible contre le gouvernement français de l’époque et qui pose des questions urgentissimes quant au mode de fonctionnement de nos institutions.

 

En 1998, le Monsieur Afrique de l'Elysée, Bruno Delaye, confiera d’ailleurs à la Mission parlementaire pour le Rwanda, avoir « considéré, à tort ou à raison, qu’il fallait rechercher un cessez-le-feu ». Dans le contexte de l’évocation du chantage à l’extension du génocide que nous venons d'expliciter, le dilemme que Delaye avait ainsi rapporté aux parlementaires français démontrait que la France se situait dans une logique qui la faisait fonctionner dans le sens des intérêts des ethnocidaires. Il n’y a qu’eux, en effet, qui pouvaient trouver le bénéfice d’un salut dans un cessez-le-feu.

 

La France, se plaçant, EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE, dans l’optique stratégique d’un parti en train d’exécuter UN MILLION de civils innocents de tout crime, voilà qui, en plus d’accuser Mitterrand et nos ministres pour leur cynisme quasi criminel, amène à se poser certaines questions au niveau du témoignage fait par Delaye et du niveau de la conscience politique des membres de la Mission parlementaire pour le Rwanda !

 

Pour le surplus, cette recherche d'un cessez-le-feu ne se limita pas au partage des préoccupations des génocidaires comme on pourrait encore l’imaginer. Le gouvernement français fit également le choix de pratiquer par des évaluations, puis des interventions diplomatiques, dont le seul but était de sauver la mise des massacreurs. C’est précisément ce qu’il y a à retenir du témoignage rendu par Delaye aux députés français. Il avait d'abord été envisagé, dans cet objectif, une conférence « sous l’égide des Etats de la région, démarche qui a donné lieu à la mission Marlaud ». C'est à cela que fait référence Christian Quesnot, dans sa note, lorsqu'il fait savoir que ce « sommet régional n'aura pas lieu ». Delaye ajoutant que la recherche de ce cessez-le-feu de toutes les ignominies fut ensuite « placée sous l’autorité de l’OUA (Organisation de l'Unité Africaine. Ndlr), lors du Sommet de Tunis où une délégation française s’était rendue le 12 juin ». S’y était rendue, spécialement, pour tenter de sauver ses alliés ethnocidaires, leur régime, ainsi que leurs conquêtes territoriales !

 

Théodore Sindikubwabo, qui représentait le Rwanda au sommet de Tunis, y entendit Salim Ahmed Salim, alors secrétaire général de l'OUA, qualifier les massacres en cours de « crimes contre l’humanité », ce à quoi Théodore avait répondu, le lendemain, que son « gouvernement avait les moyens d’arrêter les massacres. » !

 

Le chantage machiavélique du président rwandais ne faisait dès lors plus aucun doute. La France, qui agissait diplomatiquement aux côtés des maîtres chanteurs, était devenue, en toute conscience, leur complice.

 

Aujourd'hui, même si cela peut sembler inimaginable, ce chantage au cessez-le-feu est toujours utilisé, bien que d'une façon perverse, par les Marianne et autres Péan, afin de faire apparaître l'actuel président tutsi, Paul Kagamé, comme le responsable du massacre de sa propre ethnie !

 

Ainsi, dans une interview accordée, il y a six jours à peine à Thierry Oberlé, pour la rubrique internationale du Figaro, Hubert Védrine n’a-t-il pas hésité à proposer le commentaire suivant : « aujourd'hui il devrait être possible de replacer les efforts impuissants, mais méritoires, de la France dans leur véritable contexte. »

 

Méritoires ? L'ancien secrétaire général de l'Elysée et plus tard ministre des Affaires Etrangères, absolument au fait de la situation à l’époque du génocide, ainsi que nous l'avons montré dans l'article précédent, de continuer aujourd’hui à dénoncer, notamment, « la volonté de Kagamé de reprendre le pouvoir à tout prix » en même temps qu’il porte aux nues « les efforts de la France pour prévenir les massacres qui en résulteraient » (et qui n’ont pas eu lieu, en dépit de la prise de Kigali par Kagamé. C’est, au contraire, à l’occasion de la conquête du Rwanda par Kagamé que les massacres ont cessé ! Depuis, le Rwanda est généralement considéré comme l’un des pays les plus démocratiques, parmi les mieux gérés et les plus équitables d’Afrique. Ndlr).

 

Il s’agit bien sûr, et de la part d’un individu ayant participé, au plus haut niveau, à l’alliance contre-nature entre un Etat européen et une clique de génocidaires africains, d’une tentative lamentable tendant à faire supporter la responsabilité du génocide sur la conquête militaire du FPR tutsi, quand bien même – et c’est l’observation de la chronologie historique des faits qui impose cette lecture unique – Kagamé, qui respectait pour sa part les accords d’Arusha, était-il intervenu afin de mettre fin au génocide commis contre son peuple.

 

L'exil de Théodore Sindikubwabo

 

Alors que Théodore Sindikubwabo était à Tunis, le FPR investit Gitarama [2], rendant impossible le retour du président intérimaire en ce lieu qui avait été choisi, le 13 avril 1994, comme base du gouvernement génocidaire après sa fuite de Kigali. [3]

 

Le président du gouvernement trouva refuge à Cyangugu, dans la Zone Humanitaire Sûre, aménagée par l’armée française, officiellement pour servir de havre aux victimes du génocide et pas à ses auteurs. Le lieutenant-colonel Jacques Hogard, commandant de la partie sud de ladite ZHS, entra en contact avec Sindikubwabo mais se garda strictement de l’appréhender. Au moment de quitter Cyangugu, le président déchu ainsi que les ministres du gouvernement intérimaire rwandais qui, quelques jours plus tôt, appelaient la population à massacrer leurs concitoyens tutsis, invitèrent celle-ci à les suivre dans leur exil.

 

Le président génocidaire se réfugia alors dans un premier temps à Bukavu, en République Démocratique du Congo, sous la protection rapprochée de l’armée française. Fin décembre 1994, Théodore Sindikubwabo et son Premier ministre, Jean Kambanda, proclamèrent un nouveau gouvernement en exil. Un gouvernement dont l’objectif central affiché était la reconquête du Rwanda…

 

Théodore Sindikubwabo serait aujourd'hui décédé de mort naturelle sans jamais avoir été inculpé par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR). En mai 1995, le journaliste Philip Gourevitch du New Yorker l'avait interviewé dans sa villa de Bukavu. Sindikubwabo avait alors insisté pour qu' « au nom de l'équité journalistique », il donnât à ses paroles « un poids équivalent à celui de ses accusateurs ».

 

Parmi ce qu’il avait à dire, nous avons surtout retenu sa remarque : « la notion de génocide au Rwanda n'est qu'une fabrication de mes ennemis ».

 

On gagnerait aujourd'hui, eu égard à la propension de certains citoyens à étendre la notion abstraite d'égalité à tout et n'importe quoi, à méditer ce principe, intangible quant à lui, selon lequel le négationnisme ne saurait en aucun cas être considéré comme une opinion. Un crime a soit eu lieu, soit pas. Que ce soit le génocide d’un million de Tutsis ou l’affirmation de l’assassinat d’un seul enfant au carrefour de Nétzarim, les considérations autour des homicides relèvent de la criminologie et pas de la politique. Celles s’attachant, en revanche, à les fausser, à les dissimuler ou à intervertir leurs responsables, relèvent de la conscience humaine, puis de la justice séculière, et enfin de la place qu’elles réservent à leurs auteurs dans l’Histoire.

 

 

 

A suivre...

 

 

 

Notes :

 

[1] Encore eût-il fallu que Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé, l’entendît, lui qui fut bien moins explicite dans sa réponse à Info-Matin ce 24 mai 1994, lorsqu'il dut, à l'occasion d'une mission humanitaire dans la région des Grands Lacs, se prononcer sur la cible de l'extermination en cours. Mais on a vu depuis notre actuel ministre des Affaires Etrangères s’ébahir de ce que les Juifs d’Angleterre aient été épargnés de la déportation, et ceci soixante après les événements ! Alors ...

 

[2] Selon Alison Des Forges, Aucun témoin ne doit survivre. Le génocide au Rwanda (Editions Karthala ; collection Homme et Société - science économique et politique ; décembre 1999 ; 42,75 €),

 

[3] La route Kigali-Gitarama avait déjà été coupée par le FPR depuis le 16 mai 1994 selon Roméo Dallaire, dans son ouvrage J’ai serré la main du diable - La faillite de l’humanité au Rwanda (éditions Libre expression, Hors Collection, janvier 2004, 25 €).

 

 

 

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