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  Rédacteur en chef : Stéphane Juffawww.menapress.com
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Double petit scandale (info # 013006/9)
Par Ilan Tsadik
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"Débarrasse toi de Lieberman – le ministre des Affaires Etrangères - et prend à la place Tzipi Livni - la cheffe du parti d’opposition Kadima -. Avec elle et Ehud Barak - le ministre travailliste de la Défense - tu pourras faire l'Histoire !".

 

C’est la seconde chaîne privée de télévision israélienne, qui a rapporté ces propos, tenus par Nicolas Sarkozy à son ami Bibi Netanyahu.

 

Cela s’est passé lors de la rencontre entre les deux hommes, mercredi dernier à l’Elysée.

 

C’est aussi le genre de bavardages qu’on échange volontiers entre chefs d’Etats, surtout si ceux-ci ont l’impression qu’ils s’entretiennent en aparté. Mais, mercredi dernier, il y avait trop de gens autour des deux leaders, et certains avaient l’oreille indiscrète et la langue bien pendue.

 

Netanyahu a tout de même été un peu soufflé par le conseil émis par le président français. Il lui a d’ailleurs rétorqué : "tu sais qu'en privé c'est quelqu'un de pragmatique". Sur quoi, Sarkozy, qui entendait absolument avoir le dernier mot, a conclu : "lors de discussions privées, Jean-Marie Le Pen est quelqu'un de très agréable".

 

L’entourage d’Avigdor Lieberman crie à l’ingérence d’un pays démocratique dans les affaires d’un autre pays démocratique.

 




Bibi ? Pas plus grand, plus haut !

 

C’est bien la première fois qu’on défend la démocratie dans le parti d’Yvette-Avigdor-Raspoutine-Lieberman. Encore ignorent-t-ils que Sarko est hyperactif et qu’il ne contrôle pas toujours les remarques qu’il fait à propos de ses collègues du monde politique.

 

Qu’ils se renseignent donc auprès d’Angela Merkel, ou, surtout, du pauvre Zapatero !

 

Moi, je ne suis ni contre virer Avigdor, ni contre le principe d’ingérence, pour peu qu’il soit réciproque.

 

Nicolas, débarrasse la France de Mââm Alliot-Marie, prends-en une qui sait distinguer les noirs, la nuit, lorsqu’elle les tient dans le viseur de son fusil. Alliot-Marie à la Justice… Nico ! Après tout ce qu’elle a fait pour mettre les bâtons dans les roues de l’enquête sur la participation de la France dans le génocide du Rwanda… Tksss…

 

Et envoie, s’il te plaît, Roselyne Bachelot pointer à l’ANPE, tu n’as vraiment pas besoin d’une groupie de la dictature syrienne à la Santé et aux Sports.

 

Tu veux faire l’Histoire ? Rama Yade ! A Matignon ! Même Fillon est d’accord pour partager ses bureaux avec elle. Ca n’est pas parce qu’elle est la belle-fille du chanteur yiddish Ben Zimet, mais parce qu’elle me rappelle ma Nihya, par la finesse du grain de sa peau et la vivacité de son regard.

 

Les Yankees ont un président de couleur, la France aurait un président métèque ET un 1er ministre femme, belle, et de couleur. Avantage France !  

 

Ceci dit, ce qui fait scandale en Israël, c’est que Netanyahu n’a pas rapporté l’incident à Raspoutine, qui n’apprécie pas du tout. Et, d’après les dernières rumeurs, Bibi aurait aussi dit à notre ambassadeur à Paris, Daniel Shek, de ne rien cafarder.

 

C’est là la seconde partie du petit scandale. Alors qu’il apparaît que la coalition au pouvoir à Jérusalem n’est pas en acier inoxydable, que l’opposition, dans Kadima, emmenée par le sur Shaul Mofaz, attend des propositions concrètes pour rallier la majorité, l’infidélité de Bibi ne pouvait pas tomber plus mal.

 

Quant à Sarkozy, on le cerne maintenant à peu près correctement : agité mais travailleur, superficiel, pour ne pas dire léger, mais doué d’un instinct politique très pointu qui le protège.

 

A Métula, nous n’avons toujours pas compris pourquoi il a sauvé le Hamas à l’hiver dernier, jouant l’humanitaire déchiré intérieurement, à la manière du consultant Kouchner dans le livre de Pierre Péan (Le Monde selon K., Fayard Ed.).

 

Et ça n’est pas parce que Péan et ses remarques racistes sur la soi-disant nature malfaisante innée des Tutsis nous dégoute, qu’il ne peut pas, parfois, écrire des choses vraies. Il faut, par exemple, lui laisser l’œuvre d’information sur la période vichyssoise de François Mitterrand.

 

Confondre victimes et terroristes, énoncer des urgences absolues qui n’en étaient pas, exprimer de la compassion pour les exciseurs-égorgeurs djihadistes, voilà qui a replacé Sarko dans une dimension démagogique qui a démontré qu’il n’était assurément pas le nouveau Bonaparte.

 

Puis il y eut, toujours pour nous convaincre d’épargner les tireurs de Qassams, cette cérémonie pathétique de présentation, en direct sur toutes les chaînes de télévision israéliennes, de la lettre d’engagement des leaders européens, à la suite du Mahatma Sarko, à mettre un terme à la contrebande d’armes en direction de Gaza. Vous parlez d’une embrouille !

 

A ce jour, la France, pas plus que l’Europe, à la notable exception de la marine allemande, n’a pas contribué à l’interception de la moindre Katioucha en direction du Califat de Gaza ; cela illustre, à mes yeux, le poids précis des engagements de Nicolas Sarkozy en politique internationale.

 

Quant à ce qui concerne son projet münchhausien d’Union de la Méditerranée, ha ha ha, ma mie, permettez que je pouffe…

 

Mais on aurait tort, toutefois, de se laisser exaspérer par ces actes d’humanitaire-spectacle – à propos, on n’a pas vu le Président au Sri Lanka, à croire que 30 000 miliciens tamouls morts le préoccupent moins que 1 000 miliciens islamistes inanimés – même si la pseudo-naïveté de Sarkozy est effectivement irritante et stratégiquement dommageable pour le monde.

 

Ce, parce que l’actuel président français est un authentique ami de l’Etat hébreu. Qu’il ne faut pas oublier qu’il a publiquement qualifié sa création de fait historique le plus important du XXème siècle.

 

Que Carla, tout comme son épouse précédente, Cécilia, sont d’ascendance israélite, et que son fils, Jean, a épousé Jessica Sebaoun-Darty, en septembre dernier, une fille d’Israël.

 

Nicolas Sarkozy n’est pas un honteux, un renégat, ni un kapo. Pas un Morin, un Cypel, un Dominique Vidal, un Pappé ni un Brauman. Il ne déteste pas ses origines, il les respecte, les assume.

 

C’est sur le plan intérieur, au niveau de sa lutte pour la déchiraquisation des media, que Sarkozy fait montre du plus évident courage.

 

En nommant Jean-Luc Hees, président-directeur général de Radio-France, qui compte plus de 4 000 employés, sept radios, France Inter, France Info, France Bleu, France Culture, France Musique, FIP et Le Mouv, qui gère la maison ronde de l'avenue du Président-Kennedy, des orchestres, des sites Internet, et qui organise des festivals.

 

Hees, un ami d’Israël et de Carla, qui, à son tour, a intronisé Philippe Val, le plus ilanien des journalistes français, à la tête de France Inter.

 

Voici deux extraits de l’interview que Val avait confiée à Christophe Barbier, et qui fut publiée en octobre 2008 sur l’Express :

                      

"Jacques Chirac a-t-il tout fait pour obtenir la condamnation de Charlie (dans l’affaire de la reproduction des caricatures danoises) ?

 

Val : Oui. Il a un tropisme proarabe. D'ailleurs, il habite toujours dans l'appartement parisien de Hariri, ce qui est un scandale. Il craignait aussi des attentats islamistes.

    

Peut-on, sur fond de ce conflit, être antisioniste sans être antisémite ?

 

Mardi 30 juin [18:22:00 UTC]
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Corruption : quand Chicago débarque à Washington (info # 012906/9)
Par Sébastien Castellion
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Le Président Obama reste remarquablement populaire aux Etats-Unis. Après une chute brutale dans les six premières semaines de sa prise de fonctions, la popularité du Président s’est stabilisée aux alentours de 60 % et reste, avec de très faibles variations, fixée à ce niveau.

 

Cette popularité persistante prouve deux choses. D’abord, la presse Démocrate, largement majoritaire, a parfaitement réussi à protéger son champion. Ensuite, l’opposition Républicaine n’est pas parvenue à identifier le thème qui fasse mouche dans l’opinion et réduise la crédibilité des Démocrates, et du Président.

 

L’engagement féroce de la plus grande partie de la presse au service du Président ne fait aucun doute. Il suffit, pour s’en convaincre, de comparer la manière dont les mêmes journaux traitent des mêmes sujets, selon que le président est un Démocrate ou un Républicain.

 

La mort de soldats américains en Irak, qui faisait les grands titres sous Bush, est désormais évoquée aussi rapidement que possible ; la presse a entièrement cessé de tenir des décomptes complets du nombre de morts depuis le début de la guerre.

 

Le camp de Guantanamo, la « délivrance exceptionnelle » de terroristes à des pays tiers, et l’écoute téléphonique de citoyens américains étaient, sous Bush, le signe d’une fascisation des Etats-Unis ; tout cela existe encore, mais ne suscite plus la moindre indignation.

 

Les déficits de Bush, à 3 % du PIB américain, étaient un danger pour l’économie ; ceux d’Obama, à 13 % en 2009, et lancés sur une tendance de plus 10 % chaque année pour la prochaine décennie, sont la preuve du génie économique du nouveau Président.

 

Les marchés perdent confiance dans le dollar, font baisser sa valeur, exigent une prime de risque de plus de 1,5 % et parlent, de plus en plus sérieusement, de mettre fin à son rôle de réserve mondiale.

 

Tout cela est parfois évoqué, mais comme si c’étaient des événements extérieurs inéluctables et non une rupture toute récente, datant du premier budget Obama.

           

Enfin, personne ne semble vouloir tirer profit – comme cela aurait certainement été fait sous un autre président – de l’effet comique de la farce à répétition dite « ouverture à l’Iran » : un président multipliant pendant de longs mois les demandes de rendez-vous avec les mollahs et se faisant à chaque fois rabrouer.

 

Obama a bien perdu un peu de popularité, lorsqu’au début de la récente révolte iranienne, il a semblé vouloir ménager le régime pour préserver la chance d’une rencontre. Mais il a changé de ton après dix jours et s’est finalement décidé à condamner la répression.

 

Ce faisant, le Président s’est ménagé une porte de sortie pour justifier l’abandon, désormais inévitable, de l’une de ses principales promesses de campagne. Il pourra prétendre que la rencontre avec Ahmadinejad a été annulée, non parce que les mollahs s’amusent à humilier le Grand Satan, mais parce qu’Obama a été horrifié par la violence du régime.

 

Cela dit, la complaisance de la presse Démocrate et sa volonté de protéger à tout prix le Président ne sont pas exactement des surprises du premier ordre. Le rêve d’une presse indépendante et impartiale n’existe que dans les livres (ou dans les descriptions flatteuses que les journalistes font d’eux-mêmes).

 

Dans le monde réel, Obama ne perdra sa popularité que lorsque l’opinion associera son nom à des réalités déplaisantes. Faute d’une presse faisant son métier, c’est à l’opposition qu’il appartient de susciter une telle association d’idées dans l’esprit des Américains.

           

Il est donc assez surprenant que la presse et l’appareil Républicains n’aient pas essayé de faire le lien entre tous les faits suivants :

 

Le Président, comme la plupart de ses principaux collaborateurs, vient de Chicago dans l’Illinois – la ville dont la culture politique est probablement la plus corrompue de tous les Etats-Unis.

 

Trois anciens gouverneurs de l’Illinois, depuis quarante ans, (Otto Kerner, Daniel Walker et George Ryan) ont fait de la prison pour corruption ; un quatrième, Rod Blagojevich, a été arrêté en décembre dernier pour avoir cherché à vendre au plus offrant le siège de Sénateur de Barack Obama, devenu vacant après l’élection de celui-ci à la Présidence. En 2002, Barack Obama, alors Sénateur de l’Illinois, avait été l’un des plus fermes soutiens de Blagojevich dans la course pour le siège de gouverneur.

 

La municipalité de Chicago est tenue, depuis 1989, par le maire Richard M. Daley, fils de Richard J. Daley, qui fut maire de 1955 à 1976. La machine politique Démocrate, toute-puissante dans la ville, y est connue dans tous les Etats-Unis pour sa propension à acheter les votes, à attribuer les marchés publics aux amis et « donateurs » politiques, et à multiplier les emplois publics fictifs.

 

Tel est le milieu où le Président Obama a fait toute sa carrière jusqu’à son élection à la présidence. Au cours de cette carrière, il ne s’est jamais opposé à un système auquel il doit tout.

 

Obama fut toujours un loyal serviteur de la famille Daley. Il a acheté sa maison et commencé sa carrière grâce à Tony Rezko, un soutien important du gouverneur Blagojevich, envoyé en prison pour corruption en juin 2008, à la suite d’opérations immobilières truquées.

 

En 2007, alors qu’il venait d’annoncer sa candidature à la présidence, Obama décida de soutenir publiquement la réélection de Daley à la mairie de Chicago, contre une dissidente Démocrate, Dorothy Brown, qui se présentait en candidate de la lutte contre la corruption.

 

En échange, Obama reçut le soutien de Daley (et de ses nombreux réseaux) pour sa candidature présidentielle – alors que Daley s’était toujours refusé, depuis vingt ans, à prendre position dans les primaires du parti Démocrate. Un frère du maire, William Daley, vint rejoindre l’équipe de campagne du candidat Obama.

 




Rod Blagojevich, Barack Obama et Richard Daley en 2007

 

Obama, à titre personnel, n’a jamais été impliqué dans les scandales de Chicago. Mais il a été imprégné par une culture dans laquelle les échanges de services financiers et politiques sont le mode de fonctionnement normal de la machine du pouvoir. Il n’a, en outre, jamais refusé de voir ses proches en profiter.

 

L’épouse du Président, Michelle Obama, avait été recrutée en 2002 par l’hôpital universitaire de Chicago pour gérer, à temps partiel (à raison de 20 heures par semaine et pour 120.000 dollars par an), les programmes de « relations avec la communauté, recrutement de bénévoles, diversité ethnique du personnel et contrats aux entreprises tenues par les minorités ».

 

Cet emploi était réel, mais très fortement politique : il s’agissait, en clair, de faire en sorte que l’hôpital ne puisse pas être accusé de racisme par les Démocrates locaux, en veillant à ce que les « minorités visibles » représentent un pourcentage suffisant des fournisseurs et des employés. Pour un poste aussi sensible, le fait d’avoir un mari Sénateur de l’Etat ne pouvait pas ne pas entrer en considération.

 

Quelques mois après l’élection de son mari comme Sénateur fédéral, en 2004, Michelle Obama fut promue vice-présidente pour les relations extérieures de l’hôpital. Son salaire fut presque triplé et porté à 317.000 dollars, tandis que l’emploi restait limité à 20 heures par semaine et que la nature de ses fonctions restait inchangée.

 

Elle eut alors l’occasion d’employer la société ASK Public Strategies pour convaincre la communauté d’envoyer vers des médecins privés les patients non assurés, qui encombraient la salle des urgences de l’hôpital. Or, ASK appartient à David Axelrod, qui est aussi le principal conseiller politique de Barack Obama.

 

La nature politique de l’emploi de la femme du Sénateur fut admise à demi-mots par la direction de l’hôpital, lorsque Michelle Obama, son mari élu président, démissionna de ses fonctions. La direction de l’hôpital déclara alors qu’elle ne serait pas remplacée – ce qui peut susciter des doutes sur la nécessité qu’il y avait eu à l’employer.

 

Ainsi va la vie à Chicago, ou l’embauche à mi-temps d’une femme de Sénateur pour garantir de bonnes relations politiques ne fait lever le sourcil à personne.

 

Telle est aussi la culture politique du nouveau président. Utiliser son pouvoir pour récompenser ses soutiens – financièrement, politiquement ou juridiquement – est, pour lui, un usage normal et naturel de ses fonctions. Il l’a prouvé, entre autres, en imposant un « plan de sauvetage » des constructeurs automobiles Chrysler et General Motors (GM), lors de leurs faillites respectives, les 30 mars et 1er juin dernier, selon des règles qui favorisent spectaculairement les soutiens politiques d’Obama et du Parti Démocrate.

 

Les causes de la faillite des deux constructeurs automobiles étaient, hélas, assez classiques. Chrysler et GM ne s’étaient pas adaptés, depuis plus de vingt ans, aux progrès réalisés par leurs concurrents japonais. Leurs produits sont moins attirants pour les clients et coûtent plus cher à produire.

 

En particulier, les deux entreprises n’ont jamais réussi à réduire les avantages sociaux considérables qu’ils avaient accordés à leurs salariés, à l’époque où la concurrence japonaise n’était pas encore dangereuse. Le coût des régimes sociaux (GM, par exemple, paie les pensions de 490.000 retraités), des salaires et de divers avantages a largement contribué à préparer la catastrophe. La crise économique mondiale a fait le reste.

 

Ce qui est plus étonnant, c’est que le syndicat géant de l’automobile, l’UAW – qui a, par définition, une grande part de responsabilité dans le maintien des avantages sociaux qui ont précipité la faillite – sera, à la demande explicite du Président, le grand vainqueur de la réorganisation.

 

Le gouvernement fédéral a apporté un important soutien financier (près de 50 milliards de dollars) aux deux constructeurs en crise, ce qui lui a permis d’imposer aux créditeurs un accord qui s’imposera au juge de la faillite.

 

Au terme de cet accord, l’UAW va acquérir 55 % de Chrysler et 17,5 % de GM. Ces pourcentages n’ont aucun rapport avec la part des entreprises actuellement détenue par le syndicat. Dans le cas de GM, par exemple, les détenteurs d’obligations de l’entreprise conserveront environ 15 % de la valeur de leur créance, alors que le syndicat en gardera plus de 60 %.

 

Dans le cas de Chrysler, les détenteurs d’actions privilégiées – qui auraient dû, d’après la loi, être servis en premier dans le processus de faillite – ont été contraints de passer après le syndicat, qui ne bénéficiait pas d’une telle priorité.

 

Cette distorsion manifeste du droit de la faillite, dans laquelle un créditeur est favorisé au mépris le plus complet de la qualité réelle de sa créance, s’explique pourtant parfaitement dans les termes de Chicago. Entre 2000 et 2008, l’UAW a versé 24 millions de dollars au parti Démocrate et à ses candidats (contre moins de 0,2 millions à des candidats Républicains). En 2008, Barack Obama reçut du syndicat plus de deux fois plus qu’Hillary Clinton.

 

Maintenant qu’il est président, Obama utilise son pouvoir pour récompenser financièrement une institution qui lui a fourni son soutien. Au passage, bien entendu, il sacrifie les investisseurs qui croyaient pouvoir s’appuyer sur la force de leurs contrats. Le système de Chicago est plaisant pour ses bénéficiaires, mais ne peut fonctionner que par l’écrasement impitoyable de ceux qui se tiennent sur son chemin.

 

C’est ce qui est arrivé récemment à Gerald Walpin, qui était jusqu’à récemment l’« inspecteur général » (auditeur public) chargé de contrôler les programmes nationaux de promotion du bénévolat. En examinant les comptes de « St HOPE Academy », un organisme californien, l’inspecteur général était parvenu à la conclusion que l’organisme utilisait illégalement ses volontaires pour des activités politiques à Sacramento, pour faire les courses personnelles du maire Kevin Johnson… et même pour laver la voiture privée de l’édile.

 

A l’issue de cette enquête, St HOPE dut rendre à l’Etat plus de 400.000 dollars de subventions ainsi détournées. Dans le même temps, l’inspecteur général critiquait également Americorps, l’une des plus grosses organisations de bénévoles des Etats-Unis, pour le contrôle insuffisant de ses programmes.

 

Walpin était, en principe, protégé contre toutes représailles politiques par la loi de 2007 sur la réforme des inspecteurs généraux, dont l’un des promoteurs n’était autre que… le Sénateur Barack Obama. Selon les termes de cette loi, le Président ne peut renvoyer un inspecteur général qu’après avoir transmis, par écrit, les raisons de cette décision au Congrès.

 

Mais c’était compter sans la culture de Chicago. Le maire de Sacramento et le directeur d’Americorps, Alan Solomont, sont des soutiens politiques importants du Président. Solomont a, en outre, contribué plus de 800.000 dollars à la campagne présidentielle d’Obama. Il était donc tout naturel que Walpin, le 10 juin dernier, reçoive un appel téléphonique de la Maison Blanche, lui annonçant qu’il avait une heure pour quitter son bureau.

 

Lundi 29 juin [05:13:00 UTC]
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Shalit bientôt transféré en Egypte, dans le cadre d’un accord plus large (info # 012606/9)
Par Sami El Soudi
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Selon Sami El Soudi, qui se trompe rarement, le caporal Guilad Shalit [photo] va bientôt quitter Gaza


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En fin de matinée de ce vendredi, l’un des leaders les plus importants de l’Autorité Palestinienne m’a interpelé afin de me faire savoir que, sauf imprévu de dernière minute, Guilad Shalit allait être transféré en Egypte par le Hamas.

 

Le transfert est "une question d’heures ou de quelques jours", m’a confié mon interlocuteur, fervent lecteur de la Ména.

 

Ce briefing vient confirmer des rumeurs qui circulaient ces derniers jours, et qui prenaient leur source auprès de diplomates européens et de hauts fonctionnaires égyptiens.

 

Dans un premier temps, Israël libérera de ses prisons un certain nombre de détenus "non problématiques" de l’organisation islamiste. Il s’agit de mineurs, de femmes, de parlementaires et d’ex-ministres, que l’Etat hébreu a appréhendés lors de diverses interventions de ses commandos en Cisjordanie.

 

Ces libérations font partie de l’accord, elles viennent aussi signaler, par des faits, l’adhésion d’Israël aux termes qui ont été conclus.

 

Ces relaxes ont d’ailleurs déjà débuté, toujours selon des sources palestiniennes. Cette semaine, Jérusalem a, par exemple, relâché l’ancien porte-parole Hamas du Conseil législatif palestinien, le cheikh Aziz Dweik. Dweik a passé trois ans dans les geôles israéliennes.

 

Lors d’une seconde phase, le caporal Shalit sera remis par la Résistance Islamique aux services de renseignement égyptiens, dont le patron, le général Omar Soliman, jouit de l’entière confiance des politiques et des militaires hébreux.

 

L’actuel otage sera installé dans un complexe appartenant au renseignement du pays du Nil, "où il sera traité comme un hôte et non comme un prisonnier", d’après mon informateur. Il pourra recevoir la visite des ses parents, du personnel diplomatique israélien en poste au Caire, ainsi que de médecins de son pays.

 

Toutefois, il ne pourra quitter sa résidence cairote que lorsque le Hamas et Israël seront tombés d’accord sur l’identité des détenus islamistes devant être remis en liberté dans le cadre de l’échange, et lorsque l’échange aura pratiquement lieu.

 

Ce deal, sujet exclusif de la récente rencontre Barak-Moubarak dans la capitale égyptienne, ne concerne pas uniquement le troc des prisonniers. Il s’inscrit dans le cadre d’une très vaste initiative incluant le Hamas, l’Autorité Palestinienne, Israël, l’Egypte, la Syrie, les Etats-Unis, et, indirectement, l’Iran, l’un des deux sponsors de l’organisation de Mashal et Hanya.

 

Pour la première fois, Damas a joué un rôle positif pour parvenir à une entente, utilisant son influence sur la direction internationale du Hamas qu’il héberge.

 

C’est l’ex-président Jimmy Carter, qui avait été officieusement chargé par Barack Obama de négocier avec Béchar Al Assad.

 

La Syrie a déjà touché les dividendes de sa bonne volonté, puisque Washington a renvoyé son ambassadeur à Damas la semaine dernière, alors que la représentation US dans cette ville ne comptait plus d’ambassadeur depuis l’assassinat de Rafic Hariri, en février 2005.

 

L’accord conclu prévoit l’instauration d’un organe de contrôle conjoint pour Gaza, qui réunira l’Autorité Palestinienne et le Hamas. Le dernier mot, en théorie, appartiendrait à l’AP.

 

L’organisation terroriste islamiste a toutefois obtenu, lors des négociations, que ce ne soit pas Salam Fayyad, notre 1er ministre, qui soit en charge de l’organe de contrôle pour l’AP, mais, directement, le Président Mahmoud Abbas.

 

Les islamistes et leurs commanditaires ont émis cette exigence, considérant que Fayyad est un trop ardent partisan d’une coordination sécuritaire pleine et complète avec les Israéliens.

 

Vendredi 26 juin [09:59:00 UTC]
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Négligences graves à Ben Gourion : toute une approche à modifier (info # 012406/9)
Par Stéphane Juffa
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Le ministère des Transports a récemment ouvert une enquête suite à deux cas de near-crashes (presque accidents), survenus le 10 juin dernier à l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv.

 

L’enquêteur en-chef du ministère, Itzhak Raz, ainsi que le responsable de la sécurité d’ElAl vont informer personnellement le directeur de l’Autorité de l’Aviation Civile, Giora Rom, des très sérieux manquements ayant conduit à ces situations de catastrophes évitées de justesse.

 

L’aviation civile israélienne présente depuis très longtemps de graves carences, faisant périodiquement l'objet du travail de commissions et de comités ad hoc, amenés à se pencher sur ces problèmes et proposer des solutions.

 

Malheureusement, la formation de ces groupes d’experts résulte plus des pressions exercées par la "FAA" (l’Autorité de l’Aviation Fédérale US), que d’une réelle prise de conscience de la part des autorités nationales.

 

La FAA, en effet, décerne des notes pour la qualité des équipements, des personnels et des services aux principaux aéroports internationaux, et à cet exercice, Israël se place désormais juste au-dessus des installations des pays en voie de développement.

 

Encore une rétrogradation – et nous n’en sommes pas loin – et l’Amérique pourrait déconseiller à ses compagnies aériennes de poser ses appareils à Ben Gourion, et, ce qui n’est pas moins pénalisant, imposer des conditions draconiennes aux jets israéliens ayant l’intention d’assurer des services à destination des USA.

 

Cela, c’est pour les Etats-Unis, qui agitent une épée de Damoclès sur la tête de l’aviation civile israélienne, sans, croyez-moi sur parole, y mêler en l’espèce la moindre considération politique.

 

Pour ma part, je suis de près l’évolution de la sécurité aérienne depuis le début des années quatre-vingt-dix, et ne peux que constater que, tant que les gouvernements israéliens n’auront pas pris réellement la mesure de notre retard, ou, malheureusement, tant qu’il ne se produira pas un crash majeur, les directives des diverses commissions resteront lettre morte.

 

Chaque fois que les Américains envoient une délégation d’experts, chaque fois que l’on frôle la catastrophe, les ministres prennent un air concerné et promettent d’effectuer les changements nécessaires. Des amendements esthétiques en trompe-l’œil sont alors réalisés, alors que toute l’organisation des transports aériens est à revoir de fond en comble.

 

C’est comme si l’exécutif et le législatif de l’Etat hébreu se trouvaient incapables de saisir l’importance vitale, pour leur pays, de mettre effectivement à jour sa sécurité aérienne.

 

Témoin de la stagnation en la matière, les deux near-miss (presque collision) et near-crash de ce mois de juin.

 

Tout d’abord, c’est un avion d’Air Ouzbékistan, qui a bien failli se poser sur une piste où l’ElAl de New York s’apprêtait à prendre son envol. Au dernier moment, un contrôleur aérien s’est aperçu du drame en gestation, ordonnant une remise de gaz au commandant ouzbek.

 

Vérification faite, le pilote du Tel-Aviv-New York s’était aligné sur la piste sans avoir obtenu l’autorisation de le faire.

 

Il s’agit, certes, d’une erreur connue dans le monde de l’aviation, mais un matériel électronique moins antédiluvien à Ben Gourion aurait permis de ne pas devoir à la vigilance d’un homme d’avoir évité un désastre.

 

Ca, ce fut un near-miss, quant aux circonstances du near-crash, elles ont la faculté peu courante de me mettre hors de moi.

 

C’était le mercredi 10 juin. Le matin tôt. La brume était épaisse, du ciel, on ne distinguait pas du tout le sol ; c’est ce qui amena la tour à diriger deux vols – l’ElAl 504 en provenance de Toronto et l’Israir 022 de New York – sur l’ILS de la piste 26.

 

Le numéro des pistes est attribué en fonction de leur orientation magnétique. Par exemple, la 26, à Ben Gourion, est une piste qui pointe en direction de 260 degrés, presque plein Ouest.

 

Quant à l’ILS, "Instrument Landing System" (système d’atterrissage aux instruments), c’est l’équipement standard, qui permet, partout dans le monde, aux avions d’atterrir sans visibilité, en se basant uniquement sur les appareils d’aide à la navigation embarqués.

 

Ceux qui désirent en savoir plus sur l’ILS pourront consulter la définition encyclopédique annexée. Aux autres, d’imaginer un fil virtuel, tendu par un faisceau radioélectrique entre le bout d’une piste et les altitudes plus élevées de l’espace aérien.

 

Or, dans les avions, se trouvent les instruments nécessaires à visualiser le fil en question ; à faire savoir aux pilotes si leur appareil se situe, lors de la descente finale, au-dessous du fil (risque de heurter des reliefs ou le sol), en-dessus (risque de manquer la piste ou d’y arriver trop vite), à droite ou à gauche de l’axe central de la piste (risque d’atterrir dans un champ voisin…).

 

Tous les avions de ligne possèdent en outre la capacité de faire exécuter la manœuvre d’approche ILS par le pilote automatique, sans intervention du commandant jusqu’à la proximité immédiate de l’asphalte.

 

Or, il y a deux semaines, un contrôleur aérien évalua que les deux Boeing en question, qui suivaient, à différentes altitudes, bien sûr, le fil d’approche de la piste 26, se trouvaient nettement en-dessous de celui-ci.

 

Pour corser l’affaire, à l’altitude où ils se trouvaient, les avions avaient de grandes chances de s’écraser sur les montagnes et les collines, qui font florès à l’est de l’aéroport international de Tel-Aviv.

 

Le contrôleur avisa les pilotes par radio, qui, tous deux, lui indiquèrent qu’ils procédaient à une approche automatique, laissée aux soins du pilote du même nom.

 

Sans perdre son sang froid, persuadé à juste titre que quelque chose ne tournait pas rond, l’homme de la tour de contrôle ordonna aux appareils de reprendre immédiatement de l’altitude et d’aller atterrir à l’aéroport de Larnaka, à Chypre.

 

Le contrôleur, incertain de se qui se déroulait sur son terrain, préféra cette option à celle de tenter de faire atterrir les avions sur la piste 12 de Ben Gourion, la seule autre des six pistes de Tel-Aviv à être également équipée d’un ILS.

 

Rapidement arrivés sur le lieu où se trouve la balise, dans le périmètre de l’aéroport, qui émet le signal (le fil) de l’ILS, les employés de l’Autorité des Aéroports d’Israël (IAA), qui opèrent l’ILS et à qui incombe le soin de son entretien, n’eurent pas à chercher loin la cause de l’incident qui aurait pu envoyer des centaines de passagers au tapis pour le compte :

 

La balise était recouverte d’une végétation d’une hauteur d’un mètre cinquante par endroits, digne de la jungle amazonienne. Par un phénomène de réverbération, les plantes avaient généré une fausse pente de descente (fil), suivant un angle beaucoup plus faible, qui envoyait directement les avions dans le relief.

 

Dès que la balise fut dégagée, et testée par les techniciens de l’Autorité de l’Aviation Civile, elle se remit à fonctionner normalement.

 

C’est d’ailleurs à l’Autorité de l’Aviation Civile qu’il échoit de vérifier périodiquement l’état des balises d’aide à la navigation aérienne dans tout Israël, et de s’assurer qu’elles sont correctement calibrées (réglées).

 

Il ne s’agit pas de réaliser ces contrôles lorsqu’il plaît à ces messieurs, car le suivi de la condition des balises de radionavigation est énoncé très précisément dans les publications de la FAA et de l’AOCI, qui président à leur entretien partout sur la planète.

 

Celles-ci stipulent que la hauteur maximale de la végétation autour d’une balise ne saurait dépasser… vingt centimètres.

 

On est donc en présence d’un cas édifiant d’incurie à la sauce moyen-orientale, ceci dit, sans vouloir incriminer les pays voisins, qui ne le méritent probablement pas.

 

Dans les contrées civilisées, les balises de radionavigation sont souvent entourées d’un petit cercle de gazon, toujours impeccablement tondu – il y va de la vie d’êtres humains ! – lui-même délimité par une première barrière, assez basse pour ne pas risquer de perturber la trajectoire du fil, puis, plus loin, d’un grillage, destiné à tenir les curieux et les malfaisants à l’écart d’un objet aussi important.

 




Une balise de radionavigation (ici un VOR) correctement entretenue

 

Encore qu’en Europe, les balises ILS et VOR se comptent en milliers – pratiquement chaque aéroport de province possédant un ou plusieurs ILS – alors qu’en Israël, les techniciens de l’Autorité des Aéroports d’Israël et leurs superviseurs de l’Autorité de l’Aviation Civile n’ont à se soucier que de… deux ILS.

 

Il en existe deux autres à l’aéroport Atarot de Jérusalem, installés à l’époque du roi Hussein, qui en connaissait un morceau en matière de sécurité aérienne, mais Atarot est fermé, à cause de la proximité de Ramallah et du danger qui pèse sur ses voies d’accès terrestres.

 

En ajoutant que la végétation n’atteint pas un mètre cinquante en quelques jours, cela donne une indication quant au temps passé depuis la dernière inspection.

 

Ajoutons aussi et surtout que c’est toute une conception, un état d’esprit, et un ordre de priorités qu’il convient de changer dans l’urgence, avant que le fatum ne se montre moins indulgent avec la négligence des responsables.

 

Ca n’est pas uniquement que les balises sont mal (ou pas ?) entretenues, c’est qu’il devrait y en avoir au moins pour chacune des pistes de l’aéroport principal d’Israël, et que les deux qui y sont installées ne sont pas ce qui se fait de mieux en la matière.

 

Celui de la piste 26, par exemple, où se sont produits les incidents (la Ména a appris plus tard que trois autres avions avaient suivi le fil fabriqué par le feuillage !), ne possède pas d’instrument indiquant au pilote sa distance à la piste (DME), ni de marqueurs, qui, en l’absence de DME, signalent à l’équipage – en sonnant et en clignotant – deux ou trois endroits prédéterminés sur le fil, pour les aider à se repérer sans effort.

 

Dans le monde, dans les endroits où les autorités se soucient réellement de la sécurité aérienne, il existe pourtant des ILS perfectionnés, qui permettent d’atterrir jusqu’au toucher du sol sans aucune visibilité.

 

En Israël, Etat entouré de pays hostiles, où l’aéroport Ben Gourion constitue largement la principale porte d’accès à l’Etat hébreu, il conviendrait qu’elle fût bien mieux équipée et entretenue !

 

Un ILS à jour, coûte entre un et deux millions de dollars. Un ILS de pointe, jusqu’à sept millions. Mais ces sommes ne représentent qu’une goutte d’eau parmi les milliards qui ont été investis dans la nouvelle aérogare grand-luxe.

 

Une infime goutte d’eau, en proportion des sommes astronomiques perçues par l’Autorité des Aéroports d’Israël, ne serait-ce que sur le prix des parkings automobiles, ou sur les taxes d’atterrissage que paient les compagnies.

 

A quoi sert d’être l’aéroport no.1 au monde dans la protection des passagers contre les actes terroristes, à quoi sert d’avoir l’un des terminaux les plus confortables et commerciaux de la planète, si l’on n’est pas foutu, ensuite, d’assurer aux usagers des conditions de sécurité aérienne décentes.

 

La procédure d’approche, par beau temps, se fait encore à vue, c'est-à-dire en ne se fiant qu’aux yeux et aux sens des pilotes, sans recourir à la radionavigation. Voilà ce que disait à ce sujet, à l’été 2007, le major-général Amos Lapidot, ex-commandant en chef des forces aériennes de l’Etat hébreu, dans les conclusions de l’enquête qu’on lui avait demandé de réaliser : 

 

"Nous nous trouvons dans un état de coma général", écrivait Lapidot. Tandis que les avions les plus sophistiqués empruntent l’aéroport, la technologie utilisée au sol est si archaïque, que celle embarquée sur les avions est rendue inopérante. Contrairement aux aéroports majeurs du monde, les pilotes qui arrivent à Ben Gourion sont toujours requis d’effectuer des atterrissages à vue, qui augmentent le risque d’erreur humaine, et, par conséquent, les crashes". [Voir la carte officielle d’approche visuelle pour la piste 30. Celle qui est la plus utilisée à Ben Gourion].

 

Les deux incidents de ce mois de juin ne sont d’ailleurs pas les seuls qui font régulièrement trembler les contrôleurs aériens de Ben Gourion. A cause des procédures d’approche à vue, qui surprennent les pilotes non-avertis, il arrive fréquent que l’un d’eux – et pas forcément des manches - tente de poser son zinc sur une bretelle d’autoroute.  

 

Lapidot affirmait encore que "la situation actuelle (2007) est le résultat de décennies de négligence".

 

Mardi 23 juin [18:53:00 UTC]
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Des Israéliens et l’Iran (info # 012206/9)
© Metula News Agency
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Par Etienne Duranier

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Le Président israélien, M. Shimon Pérès, s’est démarqué des leaders politiques du monde occidental en soutenant sans réserve les opposants iraniens. M. Pérès, lauréat du Prix Nobel de la Paix, a invité à "laisser les jeunes gens faire entendre leur voix pour la paix, et les femmes iraniennes à faire connaître leur soif pour l’égalité".

 

Il a également exprimé le vœu que, si les protestations se poursuivaient, "le misérable gouvernement disparaîtrait".

 

En Iran, par ces jours troublés, un autre Israélien joue un rôle autrement plus central que le président de l’Etat hébreu. Pour beaucoup d’Israéliens et de lecteurs de la Ména, le nom de Ménashé Amir est probablement totalement inconnu. A Téhéran, cependant, il est l’une des sources respectées des rares informations fiables.

 

Amir, qui est, de surplus, parfaitement francophone, est journaliste au service persan de la radio d’Etat Kol Israël, la Voix d’Israël, à Jérusalem.

 

Il a toujours été très écouté, mais, en ces temps où les ayatollahs s’emploient à priver leurs concitoyens de nouvelles, et à empêcher que le monde ne connaisse les détails de la répression qu’ils imposent, Ménashé Amir est devenu incontournable.

 

Des sources indépendantes font état de sept millions d’auditeurs pour Kol Israël en République Islamique. C’est un Iranien sur dix. C’est aussi presque autant d’auditeurs qu’il y a d’habitants en Israël.

 

Amir est, de très loin, le journaliste israélien le plus populaire, loin devant les grandes stars des télés nationales.

 

Pourtant, il prépare ses programmes dans des conditions quasi spartiates, et se contenterait volontiers du dixième du salaire des vedettes cathodiques.

 

Les secrets d’Amir ? Etre toujours très bien informé. Il est aidé en cela par son public, qui lui envoie des courriers électroniques, des SMS et qui l’appelle au téléphone. Cela m’a toujours surpris : en dépit des contraintes et des risques encourus par les participants, ce confrère n’a jamais cessé d’organiser des débats téléphoniques entre des intervenants évoluant en Iran.

 




Ménashé Amir, l’Israélien que 7 millions d’Iraniens écoutent chaque jour

 

De plus, Ménashé Amir s’est toujours refusé à mélanger la propagande, la stigmatisation trop caricaturale de la dictature théocratique, et l’information.

 

Des habitants de Téhéran, auxquels d’autres collègues demandaient pourquoi ils suivaient les émissions d’Amir avec tant d’assiduité, ont tous fait la même réponse : "il est crédible. Contrairement aux media du pouvoir, nous savons qu’il dit la vérité".

 

Un autre journaliste israélien, Gidéon Kutz, se fait remarquer dans la crise actuelle. Travaillant pour l’une des grandes chaînes de télévision, il se trouve actuellement à Téhéran, à la faveur d’un passeport européen dont il dispose.

 

Il filme les émeutes depuis sa chambre d’hôtel et envoie les images directement à Jérusalem ; mais quand les Basij, qui surveillent étroitement les étrangers le repèrent, il se réfugie dans les caves de l’établissement avec son matériel, en espérant que les miliciens se fatiguent à le traquer.

 

Jusqu’à hier, la chance lui a souri. Mais si les policiers du régime, omniprésents, découvraient son identité réelle et savaient qu’il diffuse pluri-quotidiennement en hébreu depuis Téhéran, personne ne pourrait lui venir en aide.

 

Kutz, quant à lui, est persuadé que les dictateurs savent qui il est, et qu’ils s’en servent pour faire passer des messages politiques à Jérusalem.

 

Et ce confrère assez extraordinaire ne se contente pas de rester dans sa chambre ; l’autre jour, traversant la cohue, il est allé assister à l’office du vendredi soir dans la grande synagogue de Téhéran, où se serraient 500 fidèles.

 

Exercice périlleux s’il en est, la communauté comptant un certain nombre d’agents du régime, toujours capables de vous envoyer à la potence, au cas où vous exprimeriez la moindre empathie à l’égard d’Israël.

 

Dans la ville de Shiraz, 13 coreligionnaires ont été condamnés pour espionnage au profit de l’Etat hébreu sans avoir quoi que ce soit à se reprocher. Leurs condamnations à mort ont finalement été commuées en de lourdes peines de prison, au prix d’une autocritique médiatisée.

 

Lundi 22 juin [17:26:00 UTC]
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Le commentaire du jour

Merci par Michèle Sasson.

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Et à nous de les soutenir inconditionnellement

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