

Le monde libre joue avec le feu (info # 010802/10) Par Stéphane Juffa
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© Metula News Agency
Barack Obama et son administration se montrent inconsistants, dévoilant leur incapacité à résoudre une crise sécuritaire majeure
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Plus la "République" islamique provoque la communauté
internationale, et plus les Six – les membres permanents du Conseil de Sécurité
plus l’Allemagne – pataugent.
Hier, Ahmadinejad a franchi un pas supplémentaire dans l’officialisation
du programme nucléaire de son régime, en ordonnant à ses ingénieurs de
commencer, dès demain mardi, "la production d’uranium hautement enrichi"
dans son unité de Natanz.
Le "président" de la théocratie perse a, en outre,
rejeté la faute de l’échec du plan d’échange d’uranium sur le Six, les accusant
d’avoir "commencé à jouer" (sic) avec son pays.
Londres a immédiatement fait part de "sa profonde préoccupation".
Berlin a appelé à des sanctions plus contraignantes, et le Secrétaire d’Etat
américain à la Défense, Robert Gates, a rameuté la communauté internationale
pour qu’elle fasse "front commun afin de faire pression sur le
gouvernement iranien".
On allait se demander : "faire pression sur le
gouvernement iranien" en supportant quelle exigence ? Ayant à l’esprit
que le maintien de l’offre soumise le 21 octobre par les Six ne servirait qu’à
endosser la Bombe islamiste, et qu’aucune requête actualisée n’a été ni élaborée,
ni collectivement envisagée.
Mais Mme Hillary Clinton, la Secrétaire d’Etat
étasunienne (ministre des Affaires Etrangères) ne nous a pas laissé le temps de
nous interroger, déclarant quasi simultanément que "l’Iran fait planer une
menace réelle, mais qu’Al Qaëda pose un danger plus grand encore".
Clinton a terminé de nous tétaniser, en affirmant que "la
plupart d’entre nous estime que la menace principale émane des réseaux
transnationaux non-étatiques".
Une paraphrase pour qualifier Al Qaëda, depuis que le Président
Obama a interdit de parler d’islam, de menace et de terrorisme de façon intelligible,
textuelle et intégrante.
Reste que la plupart d’entre nous aimerait bien connaître
l’identité de la plupart de ceux qui sont de l’avis exposé par Hillary Clinton.
Car elle, ou eux, s’ils existent, nous font grand souci.
De la même manière que l’énonciation redondante des préoccupations
des uns, les sempiternels appels aux sanctions et à l’unité des autres fatiguent
les analystes stratégiques, qui les interprètent comme des encouragements à
Téhéran.
Preuve en est qu’Ahmadinejad réclame, depuis hier, que l’échange
de combustible proposé par les Six soit "inconditionnel".
Traduit du persan, c’est à Téhéran de décider des (petites) quantités
qui seraient échangées – non plus de l’exportation en un bloc de la quasi-totalité
de l’uranium iranien faiblement enrichi -.
Ahmadinejad veut aussi que l’échange soit simultané, ou même que
les Européens lui livrent du carburant concentré à 20% avant de leur transférer
son minerai à 2%.
Au cas où les Six se plieraient à cette tragi-comédie, ils ne
freineraient pas le développement de la Bombe des ayatollahs mais ils le
précipiteraient.
Le Dr. Ali Akhbar Salehi, le chef du projet de la Bombe chiite, a
précisé, hier également, qu’ "il ne reste pas beaucoup de temps" pour
que les Six acceptent les conditions iraniennes d’un échange.
"Pas beaucoup de temps" avant quoi, devraient se
demander les responsables politiques du monde libre, puisque la "République"
islamique a toujours maintenu qu’elle ne poursuivait aucun programme de
nucléaire militaire ?
Plus beaucoup de temps avant que le régime du Guide suprême Ali
Khameneï ne produise, enfin, après des dizaines de milliards de dollars
investis, son premier kilowatt d’électricité ? En quoi cela
représenterait-il une menace pour quiconque ? Ce serait plutôt une
bénédiction.
A moins que ce ne soit "pas beaucoup de temps" avant
que l’Iran, "agacé" par les conditions des Six, ne décide de les
punir en se passant de leur offre généreuse d’enrichissement d’uranium à des
fins énergétiques et de recherche ?
Cela n’a, bien entendu, ni queue ni tête. Tout ce que les Perses
recherchent consistant à gagner le plus de temps possible, en tergiversations
verbales, pour finir la conception de leur Bombe.
Autre preuve de cela : après la réponse négative de Téhéran
à la proposition du 21 octobre, les Six ont prié le régime islamiste de
cristalliser sa vision d’un accord d’échange d’uranium, en la couchant par
écrit à l’intention de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique.
A ce jour, la junte des théocrates chiites n’a même pas daigné se
fendre d’une contre-proposition écrite de ce qu’elle nomme un "échange
inconditionnel", c’est dire si elle tient à ce troc d’uranium.
Ce, car elle n’a que faire de minerai reconditionné dans des
barres, qui le rendent inutilisable pour une application militaire. Sacrifier
de l’uranium pour le transformer en barres de ce type tient du non-sens pour
les ayatollahs, qui n’ont aucune intention de fabriquer de l’électricité
ailleurs qu’à Bushehr.
Et le contrat de construction par les Russes du réacteur de
Bushehr stipule qu’il comprend la livraison de tout le combustible nécessaire à
son exploitation.
Le monde est mal pris face à la menace perse de plus en plus
tangible. Ahmadinejad, qui l’a parfaitement saisi, se permet d’en rajouter. Il
a ainsi fait savoir que son pays allait immédiatement mettre en chantier dix
nouveaux sites d’enrichissement.
Sur le plan militaire, il a annoncé la mise au point de missiles
antichars et antiaériens aussi performants que ceux que les Russes refusent
de lui livrer.
Et le monde, de se montrer même incapable de s’entendre, en
réponse à ces provocations, sur un train de sanctions déterminantes : les
Russes souhaitent qu’un tel train ne concerne que le nucléaire stricto-sensu,
et les Chinois ne veulent toujours pas en entendre parler.
Les Six sont incapables de s’accorder sur l’embargo des
exportations de brut et les importations de pétrole raffiné, la seule pénalité
qui gênerait véritablement le pouvoir islamiste.
Encore, faudrait-il dissocier ces mesures de la proposition du 21
octobre 2009, qui, si les Perses l’acceptaient aujourd’hui, n’auraient
pratiquement plus aucun effet sur le développement de leur bombe atomique.
Pour être cohérent – nous en sommes loin ! – il est impérativement
nécessaire de conditionner la levée de ces sanctions au renoncement des
théocrates iraniens à leur programme de nucléaire militaire, ainsi qu’à la
destruction, documentée et observée, de tous les sites participant à ce projet.
Il n’y a qu’ainsi qu’il est encore possible de sauver la planète
d’une menace qu’elle ne peut supporter, sans avoir recours à la force. Et ce n’est
pas même certain.
En fait, les cartes sont sur le tapis, celles d’Ahmadinejad,
celles de Poutine et celles des Chinois. La conjoncture s’est matérialisée ;
elle ne change pas depuis un moment, tout ce qui bouge, dans ce dossier, ce
sont les centrifugeuses des mollahs.
Robert Gates a tort, lorsqu’il invoque la cohésion de la
communauté internationale : celle-ci n’a jamais existé et n’existera sans
doute jamais. Ce qui fait cruellement défaut, c’est un chef digne de ce nom,
capable d’indiquer une direction à suivre à cette communauté.
C’est en cette occasion que Barack Obama et son administration se
montrent inconsistants, dévoilant leur incapacité à résoudre une crise sécuritaire
majeure.
Est-il besoin de rappeler que la proposition du 21 octobre fut l’expression
de l’initiative du président US, qui s’affirmait persuadé de pouvoir résoudre
ce problème au cours d’une négociation directe avec les dirigeants de Téhéran.
Cette démarche s’est soldée par un échec complet ; il n’y a
pas d’accord, et il n’y a même pas eu de pourparlers directs. Humiliation pour
le pensionnaire de Washington.
Obama s’est trompé. Certes, mais cela survient parfois, en
matière de politique internationale notamment. La complication réside en cela
que le Président demeure scotché sur son échec, incapable de faire émerger un
plan B de ses téléprompteurs.
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UNIFIL: Take heart… Run for it! © Metula News Agency
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By Ilan Tsadik
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In English
Translated
from the French by Llewellyn Brown
A reminder:
On December 29 2009, we published a photographic
scoop showing, at a few meters’ distance from the Israeli border, on the
Lebanese side, this picture of a permanent base of the UNIFIL (United Nations
Interim Force in Lebanon) [See (in French) Le poids des mots, les
photos du déshonneur].
It shows two UN tanks as well as a sentry box,
topped by a Hezbollah flag, a portrait of the movement’s leader, Hassan
Nasrallah, and a smaller photograph, showing the military funeral of an Israeli
parachutist killed by the Lebanese shi’ah militia.

Superimposed on the image of the funeral we see
the Arabic inscription: “Khitman ila zawal”,

which means in English : “YOUR EXTERMINATION IS
CERTAIN!”
Abracadabra:
It seems that people at the UN were more
troubled by the Ména’s article than the entire media’s editorial staff; our
fellow journalists welcomed our revelation with deafening silence.
Indeed, while walking this morning with Nihya (my
girl) and Taz (our Boxer) in the Metula orchids, opposite the UN position, I
noticed that the UNIFIL base, which had been positioned there for many months,
had quite simply… um… disappeared.

The UNIFIL position this Friday morning
(Photo by
Ilan Tsadik, © Metula News Agency)
We can notice that the Hezbollah flag – a green
hand holding a Kalashnikov – is no longer there either. We do not know who
removed it.
The Ména’s December scoop caused some work for
the United Nations soldiers: not only did they have to dismantle the sentry box
and remove it elsewhere, which, I agree, is not a labor for Hercules, but they
also packed up the barrels that protected it.
They are the green barrels filled with sand that
we can distinguish on the first photograph of this article, intended to secure
the occupants of the white sentry box against an eventual attack using a
vehicle. They are much heavier to shift.
But there is no question of the valiant warriors
taking down the picture of Nasrallah, with his call for our genocide. The
comrades are courageous but not foolhardy. I remind them however that they are
“peacekeeping” soldiers, and that a call for a new holocaust does not exactly
constitute a peaceful message.
It is true that their mission, based on
resolution 1701 of the Security Council, also provides for the disarming of
Hezbollah and the control of the borders, around the complete perimeter of
Lebanon, in order to prevent the importing of arms and munitions for the
illegal militia.
In reality, Hezbollah is transforming, with
complete impunity, each shi’ah village of southern Lebanon into a fortified
bastion, surrounded by as many human shields as there are inhabitants in the
built-up area concerned.
It is now that Goldstone should come and have a
look: when the area is strewn with corpses, it will be of no use.
As regards the smuggling of arms from Syria,
UNIFIL has not even attempted to oppose it. The influx of arms has transformed
the country of cedars’ legal government into a simple observer, with Iran as
the real master, with the consequence that a conflict at their initiative seems
inevitable today.
In these conditions we can only consider the
dismantling of the UNIFIL position as excellent publicity for the Metula News
Agency. Our readers can thus be reassured that we are not superfluous, that
everyone is influenced by our work, and that those whose subscriptions are not
up to date would be well advised not to wait for the next conflict.
Many warm thanks from Ilan to our publicity
agent Ban Ki-Moon, who also happens to be the UN’s Secretary-General, our best
public relations mouthpiece!
So, the soldiers of the international contingent
have broken camp. But on looking a little closer I realized…

(Photo by Ilan Tsadik, © Metula News Agency)
that these intrepid nowadays Richard the Lionheart had
only moved a small distance away (about fifty paces) from Hassan Nasrallah and
his calls for our collective assassination: it is simply a matter of remaining
politically correct.
The rogues have hidden themselves among the
olive trees, in order to conceal their presence from the abominable
photographic attacks of the Ména and their Canon cameras.
If they had had the intention of camouflaging
themselves from the eyes and the Kalashnikovs of Allah’s madmen, they would
have hidden themselves on the other side of the trees. That is obvious to
anyone!
But it is not so easy to deceive the eagle eye
of Ilan Tsadik, who has been accustomed since infancy to unmasking those who
attempt to fade into the scenery. What is more, our alert readers – who are the
best, the ones the entire profession envies us – will have noticed, even before
I draw their attention to it, that the white object that I immortalize in the
fronds is none other than the rear of the vehicle on the right of the December
photograph (or a tank of the same model).
But what good is it taking pains to try to avoid
my attention, when, less than 500 yards from there, another UNIFIL tank is
standing on guard (but against whom?) under another poster of the shi’ah
militia, topped by its banner that this time is waving in the wind?
At the summit
of a small pass, four peacekeeping soldiers are calmly chatting, with no idea
of the danger, under the slogan “Nakhnou almofajaat!”, literally: WE
WILL SURPRISE YOU!

(Photo by Ilan Tsadik, © Metula News Agency)
It is intended for us, but it could well concern
them too, if they forget for one minute the 1983 Beirut
barracks bombing, perpetrated by the same Hezbollah, and which cost the
lives of 58 French parachutists.
Before I leave you, temporarily, I must add that
the UNIFIL soldiers are innocent of these acts of cowardice. In spite of my
natural impishness, I wish to avoid stigmatizing the persons who are not
responsible for the matter I am speaking of.
They strictly execute the orders that are
delivered on a political level. Not only at Manhattan, at the UN head offices,
but also at the head of the nations that provide troops for the international
contingent.
Those who believed that their mission was
dictated by the resolutions of the Security Council are victims of their
naivety. But then, it is necessary to add that these soldiers are not soldiers
of the United Nations even though they wear its uniform.
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FINUL : courage, fuyons ! (info # 010502/10) [Reportage photo] Par Ilan Tsadik
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© Metula News Agency
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Rappel :
Le 29 décembre dernier, nous avions diffusé un scoop
photographique montrant, à quelques mètres de la frontière israélienne, côté
libanais, cette image d’une base permanente de la FINUL (Force Intérimaire des
Nations Unies au Liban) [Voir
Le poids des mots, les photos du déshonneur].
On y voyait deux blindés de l’ONU, ainsi qu’une guérite blanche,
surmontée d’un drapeau du Hezbollah, un portrait de son chef, Hassan Nasrallah,
et d’une plus petite photo, montrant les obsèques militaires d’un parachutiste
israélien, tué par la milice chiite libanaise.

En superposition sur l’image des funérailles, on lisait en arabe : "Khitman
ila zawal",

qui signifie en français "VOTRE EXTERMINATION EST
CERTAINE !"
Abracadabra :
Il semble qu’à l’ONU on ait été plus troublé par l’article de la
Ména qu’au sein de l’ensemble des rédactions ; les confrères, qui avait accueilli
notre révélation par un tonnerre de silence.
En effet, en me promenant ce matin avec Nihya et Taz dans les
vergers de Metula, en face de la position de l’ONU, je m’aperçus que la base de
la FINUL, qui se trouvait là depuis de nombreux mois, avait tout bonnement...
hum... disparu.

L’emplacement
de la position de la FINUL ce vendredi matin
(Photo d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)
On remarque que le drapeau du Hezbollah - une main verte tenant
une Kalachnikov - n’y est plus non plus. On ne sait qui l’a enlevé.
Le scoop de décembre de la Ména a valu pas mal de boulot aux
militaires des Nations Unies : non seulement ils ont dû démonter la
guérite et l’emmener ailleurs, ce qui n’a rien d’un travail d’Hercule, j’en
conviens, mais ils ont également remballé les tonneaux qui la protégeaient.
Des barils verts remplis de sable, que l’on distingue sur la
première photo de cet article, destinés à sécuriser les occupants de la cabane
blanche contre une éventuelle attaque au moyen d’un véhicule. Ca, c’est nettement
plus lourd à déménager.
Mais pas question pour les vaillants guerriers de décrocher l’image
de Nasrallah et, partant, l’appel à notre génocide. Courageux mais pas
téméraires, les camarades. Je leur rappelle tout de même qu’ils sont les
soldats de la "paix", et qu’un appel à un nouvel holocauste ne
constitue pas précisément un message paisible.
Il est vrai que leur mandat, basé sur la résolution 1701 du
Conseil de Sécurité, prévoit aussi le désarmement du Hezbollah et le contrôle
des frontières, sur tout le pourtour du Liban, afin d’empêcher l’importation d’armes
et de munitions pour les milices illégales.
Dans les faits, le Hezbollah est en train de transformer, en
toute impunité, chaque village chiite du Liban-Sud en bastion fortifié, entouré
d’autant de boucliers humains qu’il y a d’habitants dans l’agglomération
concernée.
C’est maintenant que Goldstone devrait venir y jeter un œil ;
lorsqu’il s’agira de relever les cadavres, ce sera inutile.
Question contrebande d’armes en provenance de Syrie, la FINUL n’a
même pas tenté de s’y opposer. L’afflux de ces armes a transformé le
gouvernement légal du pays aux cèdres en observateur, l’Iran en véritable
maître des lieux, et fait en sorte qu’un conflit à son initiative paraît
aujourd’hui inévitable.
Dans ces conditions, on ne peut considérer le démantèlement de la
position en question que comme un excellent coup de pub pour la Metula News
Agency. De quoi indiquer à nos lecteurs que nous ne sommes pas superflus, que
tout le monde est influencé par notre travail, et que les resquilleurs qui n’ont
pas réglé leur abonnement seraient bien inspirés de le faire sans attendre le
prochain conflit.
Un merci chaleureux d’Ilan à notre agent publicitaire Ban Ki-moon,
accessoirement 1er Secrétaire de l’ONU, notre meilleur vecteur de
relations publiques !
Donc les militaires du contingent international ont levé le camp.
Quoiqu’en y regardant de plus près, je me suis rendu compte...

(Photo
d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)
que ces Bayard des temps modernes n’avaient
fait que s’éloigner un peu (d’une cinquantaine de pas) d’Hassan Nasrallah et de
ses appels à notre assassinat collectif, histoire, uniquement, de demeurer
politiquement corrects.
Les coquins se sont planqués dans les
oliviers, afin de dissimuler leur présence à l’abri des abominables agressions
photographiques de la Ména et de ses Canon.
S’ils avaient eu l’intention de se
camoufler des regards et des Kalaches des fous de Dieu, ils se seraient cachés
de l’autre côté des arbres. "Eh oui" aurait interjeté M. de La Palisse !
Mais on ne trompe pas si facilement l’œil
d’aigle d’Ilan Tsadik, habitué depuis le biberon à démasquer ceux qui essaient
de se confondre à la nature. D’ailleurs, nos lecteurs affûtés – les meilleurs,
que la profession entière nous envie – auront remarqué, avant même que je ne le
leur signale, que l’objet blanc que j’ai immortalisé dans la frondaison, n’est
autre que la partie arrière du véhicule de droite sur la photo de décembre (ou
un blindé du même modèle).
Mais à quoi bon se fatiguer à tenter de
se soustraire à mon attention, quand, à moins de 500 mètres de là, un autre
char de la FINUL monte la garde (mais contre qui ?) sous un autre poster
de la milice chiite, surmonté de sa bannière au vent, celui-là ?

Au sommet d’une petite passe,
quatre Casques Bleus devisent tranquillement,
sans se rendre compte du danger, sous le slogan "Nakhnou
almofajaat !",
littéralement : NOUS VOUS SURPRENDRONS !
(Photo
d’Ilan Tsadik © Metula News Agency)
C’est à nous que c’est destiné, mais cela risque de les concerner
aussi, s’ils oublient un seul instant l’attentat du Drakkar,
perpétré par le même Hezbollah, en 1983, et qui coûta la vie à 58 paras
français.
Avant de vous laisser, de manière intérimaire aussi, je tiens à
préciser que les militaires de la FINUL ne sont pour rien dans ces actes de
grande lâcheté. En dépit de mon espièglerie naturelle, je tiens beaucoup à ne
pas stigmatiser des personnes qui ne sont pas responsables de ce dont je parle.
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Chaos à Washington (info # 010402/10) Par Sébastien Castellion
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© Metula News Agency
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Le gouvernement américain est confronté à une crise grave sur
plusieurs fronts.
En diplomatie, la politique annoncée il y a un an par le
Président Obama – lancer une offensive de charme auprès des puissances hostiles
pour trouver un accord mutuel sur la conduite du monde – a définitivement
échoué.
L’Iran et le Venezuela restent des ennemis ; la Chine reste
un rival stratégique, qui a délibérément fait échouer la conférence de
Copenhague et qui utilise sa créance gigantesque sur l’Amérique pour faire
pression sur sa politique de droits de l’homme et ses livraisons d’armes ;
la Russie négocie un traité de réduction des armes nucléaires qui est dans son intérêt
(les armes russes sont plus anciennes que les américaines et devront donc de
toute manière être démontées) mais ne se montre coopérative sur aucun autre
sujet.
Plus personne ne fait même semblant de croire que la politique
d’ouverture d’Obama réussira un jour.
En économie, les Etats-Unis sont devenus une zone à chômage élevé
– plus élevé qu’en Europe, ce que l’on n’avait pas vu depuis bien des
décennies. L’explosion de la dette publique, sous l’effet de mesures « anticrise »
initiées fin 2008 par le président Bush, puis nettement aggravées par son
prédécesseur, a peut-être limité la casse dans le secteur financier ; mais
elle a totalement échoué à « stimuler », comme on le dit à
Washington, l’activité et l’emploi.
En politique intérieure, les électeurs indépendants (centristes)
ont presque totalement déserté le parti Démocrate au pouvoir. Ce mouvement de
masse a provoqué une défaite historique pour ce parti dans le
Massachusetts et annonce, s’il n’est pas renversé, une série de victoires
Républicaines tout aussi spectaculaires à travers tout le pays lors des
élections législatives de novembre prochain.
Cela dit, une crise, cela peut arriver à toutes les
organisations. L’équipe dirigeante se réunit autour de son chef, on identifie
les causes des dommages subis et leur gravité, puis on décide les changements
de stratégie et de personnels qui seront nécessaires pour repartir. Le chef
lui-même doit, ensuite, faire passer les quelques messages qui permettront à
tous les intéressés de comprendre quelle est la nouvelle direction et de
reprendre espoir.
Si cet exercice est bien fait, une organisation peut sortir
victorieuse même d’une crise dramatique, comme ce fut le cas pour le
gouvernement britannique après Dunkerque. Si, en revanche, le chef montre qu’il
n’a pas compris le problème ; s’il refuse de le voir ou de prendre la
moindre mesure sérieuse ; alors, les autres comprennent qu’il n’y a plus
d’espoir.
Cela ne veut pas dire qu’ils se ruent immédiatement vers la
sortie. Simplement, ils intègrent dans tous leurs calculs le fait que l’équipe
en place va inévitablement échouer et qu’ils doivent se préparer à la situation
qui en résultera.
Autant dire que les deux grands exercices politiques annuels qui
devaient rythmer les huit derniers jours – le discours du Président sur l’Etat
de l’Union, le mercredi 27 janvier, et la présentation du budget 2010, lundi 1er
février, étaient attendus avec une certaine anxiété par les Démocrates.
Le discours sur l’Etat de l’Union, prononcé chaque année devant
les deux Chambres réunies du Congrès et les principaux corps constitués, était
pour le Président Obama une occasion parfaite pour montrer qu’il comprenait la
gravité de la situation, fixer une stratégie de sortie de crise et rassurer sa
base. C’était l’occasion de mettre le talent oratoire (que beaucoup lui
prêtent) au service d’une des missions les plus importantes de tout chef.
Mais au lieu d’ouvrir une nouvelle vision, de donner une nouvelle
impulsion, le Président a semblé entièrement occupé à boucher les trous d’eau
qui criblent son navire, annonçant ici une mesure pour plaire aux indépendants,
ici une autre pour garder sa gauche, qui lui reproche de ne pas aller assez
vite.
Pour les premiers, il a annoncé des baisses d’impôts pour les
petites entreprises et la relance de l’effort d’investissement dans l’énergie
nucléaire. Pour les seconds, l’imposition d’une surtaxe sur les banques et la
fin de l’interdiction faite aux homosexuels déclarés de servir dans l’armée
(interdiction compensée, il faut tout de même le remarquer, par celle de
demander à un soldat de déclarer son orientation sexuelle ; « Ne
demandez pas, ne dites pas »).
Tout cela a peut-être du mérite mais, de toute manière, il
appartiendra au Congrès d’en débattre et de l’approuver si cela doit devenir
loi. Toutes ces annonces – qui ont fait du discours d’Obama l’un des discours
sur l’Etat de l’Union les plus longs de l’histoire – n’avaient donc aucune
portée pratique.
Ce n’est pas cela que les auditeurs attendaient, mais une réponse
à la question : « Quel est le nouveau plan de marche face à la triple
crise diplomatique, économique et politique ? Quelle est la position
stratégique du Président ? ».
A cette question, Obama a répondu : « Je n’abandonne
pas ». Ce qui, en termes plus clairs, peut se traduire par :
« On continue comme avant ».
En politique internationale, il s’est congratulé des résultats de
sa première année et n’a rien annoncé de nouveau pour l’avenir, si ce n’est que
l’Iran « va être confronté à des sanctions accrues ». Quand le
principal problème du monde est traité par la formule la plus creuse de tout un
discours, cela provoque rarement des tremblements de panique chez l’ennemi
ainsi menacé.
En politique économique, il a annoncé un « gel » des
dépenses publiques… tout en précisant immédiatement que ce « gel » ne
commencerait qu’en 2011 et qu’il ne concernerait ni les dépenses militaires, ni
les dépense de retraite et de santé, qui sont le principal moteur de
l’explosion des dépenses.
Vu le montant exceptionnel de l’augmentation des dépenses prévue
pour 2010 (voir plus bas), le Président se livrait manifestement à la manœuvre
que les experts en science politique appellent « se foutre du
monde ».
Mais c’est son analyse de la situation politique qui a le plus
surpris. Une semaine après qu’un Républicain de droite, total inconnu quelques
semaines plus tôt, avait réussi à remporter un siège de Sénateur dans l’Etat le
plus Démocrate du pays, en promettant d’arrêter la réforme du système de santé…
le Président a appelé le Congrès à poursuivre cette réforme.

« Laissez-moi maintenant vous expliquer pourquoi j’avais raison
depuis le début… »
Cette décision d’Obama est parfaitement ahurissante. Certes, il y
a encore, en théorie, un moyen de faire voter la loi : dans un premier
temps, le Sénat amende le texte qu’il a déjà voté (il suffit pour cela de 51
voix et non 60) pour le rendre conforme à ce que la Chambre des Représentants
peut accepter.
Et dans un deuxième temps, les Représentants votent à
l’identique, sans aucune modification, le même texte. Dès l’élection de Brown,
les Speakers des deux Chambres, Nancy Pelosi et Harry Reid, avaient envisagé
d’utiliser cette technique.
Mais enfin, quel message Obama essaie-t-il de faire passer à ses
troupes ? Entre 55 et 58% des Américains, selon les sondages, sont
hostiles à ce projet de loi. Les électeurs hostiles sont bien plus motivés que
ceux qui lui sont favorables – assez motivés pour faire voter Neuilly à gauche,
pardon, le Massachusetts à droite.
Dans dix mois, tous les Représentants et un tiers des Sénateurs
se représenteront devant leurs électeurs… Et le Président leur demande de bien
vouloir prendre cette dynamite politique et aller se faire exploser avec elle
pour son bon plaisir ? « Ce projet est important pour moi. Merci
de bien vouloir sacrifier vos carrières à mon ego, bons et loyaux serviteurs ».
Quelles chances de succès Obama croit-il donc avoir ?
Le sentiment d’une Maison Blanche coupée de la réalité a été
encore renforcé, lundi dernier, lorsqu’Obama a présenté le budget américain
pour 2010 et les prévisions budgétaires jusqu’à 2020.
Première surprise : le déficit pour 2010 sera presque
exactement identique au déficit record (1 400 milliards de dollars ou
10 % de la création de richesse nationale) enregistré en 2009 et justifié
jusque là par les nécessités de la sortie de crise.
Avec une dépense de base fixée en 2010 au plus haut niveau jamais
atteint, et comprenant encore des programmes « exceptionnels » au
titre du stimulus, malgré la sortie de crise, le « gel » annoncé par
le Président pour les années suivantes cesse totalement d’avoir le moindre
caractère sérieux.

Deuxième surprise : par rapport aux prévisions de l’an
dernier, les déficits prévus chaque année sur 2011-2020 sont encore augmentés.
(Ces déficits sont en forte baisse, tout de même, par rapport à
2009-2010 ; on ne parle plus que de 500 à 700 milliards par an, soit, tout
de même, le double ou davantage du plus mauvais résultat de Bush).
L’an dernier à la même époque, la Maison Blanche estimait que la
prochaine décennie verrait une augmentation de 7 100 milliards de dollars
de la dette publique. Un an plus tard, l’estimation est passée à 9 100
milliards.
Cet abandon de plus en plus complet de toute discipline
budgétaire (qui doublerait en une décennie la dette accumulée par les
Etats-Unis en deux cent quarante ans !) est annoncé aux Américains alors
même que l’inquiétude devant l’explosion de la taille (et des coûts) du
gouvernement est devenue – tous les sondages le confirment – l’un des arguments
les plus forts de l’opposition Républicaine devant l’électorat.
C’est comme si le Président avait choisi les deux sujets sur
lesquels l’opposition est la plus forte (réforme de l’assurance-santé et dette
publique) et décidé d’investir toute son énergie dans un immense bras d’honneur
au peuple américain.
Pour lui, ce n’est pas forcément une stratégie suicidaire :
la campagne pour sa réélection n’est prévue qu’en 2012, et même s’il n’obtient
pas gain de cause sur ces sujets d’ici là, il pourra toujours se présenter
devant les électeurs comme un homme de principe.
Mais pour les Représentants et Sénateurs Démocrates qui sont sur
le point de commencer leur propre campagne de réélection, la stratégie choisie
par le Président a un sens précis : Obama est devenu leur principal
obstacle – donc, du point de vue politique, leur principal ennemi.
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''Plus jamais ça'' ? (info # 010302/10) Par Guy Millière
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si
Le 27 janvier dernier on commémorait la chute du camp
d’extermination d’Auschwitz et le souvenir de la Shoah. Shimon Peres a pris la
parole en hébreu au Bundestag, à Berlin. Binyamin Netanyahu a prononcé un
discours sur le site même où plus d’un million de Juifs sont morts, dans des
conditions bien plus qu’atroces. Les mots « plus jamais çà » ont à
nouveau retenti.
Ces mots, aujourd’hui bien plus encore qu’hier, devraient être
entendus sur la planète entière. Ils devraient l’être dans le monde arabe, où
le négationnisme ne cesse de gagner du terrain et où les thèses de Robert
Faurisson, de Roger Garaudy, et d’autres personnages tout aussi rances
circulent largement.
Ils devraient l’être chez ceux qu’on appelle les Palestiniens, et
dont le père spirituel, Amin Al Husseini, a si largement contribué à
l’entreprise génocidaire nazie, qu’il semblerait que c’est dans ce qui restait
de son appartement en Allemagne, au temps du Reich, qu’on a trouvé quelques-uns
des plans des lieux où s’édifiaient autrefois chambres à gaz et fours
crématoires.
Ils devraient l’être à Téhéran où, si Ahmadinejad se rasait la
barbe et ne gardait qu’une moustache, on pourrait le prendre pour le descendant
authentique de l’infect Adolf.
Ils devraient l’être en Europe, tout particulièrement en Europe,
car c’est sur le sol européen que le Crime a été commis, par des Européens, sur
ordre et décision d’Européens.
Et chacun sait (ou devrait savoir) que si une part majeure de ces
Européens criminels portaient les uniformes vert de gris de la Wehrmacht,
certains portaient d’autres uniformes, voire pas d’uniformes du tout, comme
nombre de simples collaborateurs et autres délateurs.
Malheureusement, le monde arabe reste négationniste. Avec la
montée de l’islam radical, le négationnisme s’épand bien au-delà de lui, dans
les terres d’islam, jusqu’en Turquie ou en Malaisie, en Indonésie, au Pakistan.
Malheureusement aussi, à moins que je ne doive dire, logiquement,
ceux qu’on appelle « les Palestiniens » continuent à avoir des
dirigeants qui sont les descendants intellectuels d’Amin al Husseini, qui
raisonnent comme lui, et qui recourent à une propagande dont il n’y a pas même
besoin de chercher l’origine, puisqu’elle est souvent indiquée, et que Mein
Kampf, du côté de Ramallah, reste un ouvrage qui se vend très bien.
A Téhéran, même s’il ne se rase pas la barbe, Ahmadinejad
continue à parler comme un descendant authentique d’Hitler, tout en faisant
tuer, violer, torturer, mutiler des centaines d’Iraniens qui ne se reconnaissent
ni nazis ni islamistes. Et il prépare des armes atomiques en rêvant de finir le
travail commencé par celui qui lui sert de source d’inspiration principale. Qui
n’est ni Allah ni Khomeiny.

Trouvez les dissemblances ?
Quant à l’Europe : elle oublie, dirai-je. Elle pratique une
sorte de service minimum. Elle commémore, parce qu’il faut bien, mais on sent
de divers côtés que le cœur n’y est pas.
Au moment de la diffusion de la série télévisée Holocauste,
il y eut une sorte de réveil assez vaste des consciences européennes. Ce réveil
dura jusqu’à la sortie en salle du film Shoah de Claude Lanzmann,
peut-être jusqu’à ce que Steven Spielberg réalise La liste Schindler.
Depuis, ce réveil est passé. On voit poindre des traces de plus
en plus insistantes d’irritation face au fait que certains ont l’impudence de
rappeler ce qui s’est passé voici trois générations à peine.
On entend dire que l’Europe n’en est plus là, que les Européens
d’aujourd’hui ne sont pas coupables de ce que les Européens d’hier ont pu
faire, ou que l’Europe, désormais, c’est la paix, la fraternité, les droits de
l’homme.
On entend aussi monter une musique insidieuse qui, pour ce qui me
concerne, me donne la nausée et dont je trouve les traces de plus en plus
fréquentes dans les blogs et les commentaires qui suivent les articles publiés
dans la grande presse. La Shoah, suggère-t-on, n’a pas été un Crime unique et
singulier, les nazis n’ont pas tué que des Juifs et, surtout :
Israël !
Israël, disent les uns, n’a pas à « profiter de la Shoah »
pour tenter de justifier ses exactions. Israël, notent les autres, « se
comporte comme les tortionnaires nazis ». J’en passe, avant de glisser de
la nausée au besoin de déglutir.
Je le dis comme je le pense : l’oubli que je vois poindre en
Europe me semble très malsain. L’irritation qui accompagne le rappel du passé
me semble nauséabonde.
Se souvenir que des Européens, qui se croyaient très civilisés,
ont pu commettre le plus abject de tous les Crimes contre l’humanité, devrait
permettre non seulement de garder les faits en mémoire, mais aussi de préserver
l’humilité, le scrupule, et une compréhension de ce que l’éthique ne peut pas
être à géométrie variable, et de ce que la connaissance doit impérativement
servir de garde-fou contre le dogme.
Je l’ajoute : tous les discours sur la paix, la fraternité
et les droits de l’homme, s’ils sont tenus dans l’abstrait, sans être irrigués
par le rappel humble de ce qui fut et de ce qui est, et par l’ancrage de ce
qu’on dit ou écrit dans l’humilité, le scrupule et une éthique sans géométrie
variable, me semblent proches de l’imposture.
La paix n’existe que si on se donne les moyens pour qu’elle
existe et si on étudie suffisamment pour discerner qu’elle n’est pas une notion
qui flotte dans l’air comme un ballon de baudruche, mais quelque chose qui
implique vigilance, opiniâtreté et conscience de ce qu’il y a des gens contre
qui il faut parfois se battre. Ce qui vaut pour la paix vaut pour la fraternité
et pour les droits de l’homme.
Je le précise : la musique insidieuse qui monte et me donne
la nausée est tissée de relativisme et de falsifications, et relativisme et
falsification s’insinuent, précisément, lorsque l’oubli monte et que
l’imposture s’installe.
Je pourrais rappeler pourquoi la Shoah a été un Crime sans
équivalent, expliquer que si les nazis n’ont pas tué que des Juifs, seuls les
Juifs ont été victimes d’une campagne exterminationniste systématique.
Je pourrais exposer en détail pourquoi les comparaisons avec la
traite d’esclaves sont ineptes et ont à l’examen autant de consistance qu’une
dent creuse.
Je pourrais narrer, en historien, un siècle d’histoire du
Proche-Orient pour répondre aux imbécillités énoncées et écrites sur Israël et
sur plus de soixante ans de guerre arabe contre Israël. Je sais que je ne
convaincrais que les convaincus et que les autres passeraient leur chemin, avec
l’arrogance niaise et inquiétante de celui qui s’imagine tout savoir,
simplement parce qu’il a parcouru un tract ramassé sur un trottoir sale.
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C’est l’histoire d’un pauvre mec, juif... (info # 010102/10) Par Ilan Tsadik
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si
Une maison dans un "shtettel" – un village juif de
Pologne, d’Ukraine ou de Russie, ça n’a pas d’importance -, au XVII, XVIII ou
XIXème siècle – c’est tout aussi égal, les choses n’évoluaient pas
vite dans ces régions et à ces époques -.
La scène se passe en yddish sous-titré. Le mari revient d’un voyage
d’affaires (il est allé vendre sa biquette sur un marché voisin) et raconte à
sa femme un incident qui a émaillé son parcours.
Une roue s’est détachée de sa charrette en pleine campagne, mais
heureusement, un vieux rabbin kabbaliste passait par là, qui l’a aidé à réparer
sa "crevaison". D’ailleurs, pour le remercier, le mari l’a invité à
venir boire une bonne soupe chaude à la maison auprès du feu.
Rien de spécial à tout cela, si ce n’était que la femme explique
à son homme que le rabbin qui lui a porté secours est mort trois ans auparavant
du typhus. Elle tente de persuader son compagnon qu’il a été secouru par un "dibbuk",
un revenant malfaisant, dans la tradition yddish.
Mais voilà déjà que le vieux rabbin frappe à leur porte,
répondant ainsi à l’invitation qui lui a été faite.
S’ensuit une vive altercation entre l’hôte et la femme, qui l’accuse
d’être un spectre, devant le mari gêné. La dispute se termine lorsqu’elle
poignarde la créature en plein cœur à l’aide d’un poinçon.
Sur le coup, le rabbin ne saigne pas et continue à narguer la
femme en riant. Puis il se lève, prétextant qu’il doit partir et quitte la
maison d’un pas mal assuré, alors qu’une tache de sang entoure maintenant le
point d’impact de l’arme.
Mourra, mourra pas ? Les dibbuks ne meurent pas, puisqu’ils
sont déjà morts, Germaine ! S’agissait-il véritablement d’un fantôme, ou
le vieil homme va-t-il s’écrouler dans la neige quelques pas après avoir quitté
l’encadrement de la porte ouverte ?
Je viens de vous narrer la première scène du film des frères Joël
et Eithan Cohen, Un homme sérieux. Probablement la meilleure de ce long
métrage tout juste sorti sur les écrans et qui fait déjà grand bruit chez les
critiques.
Cette introduction n’a strictement rien à voir avec le reste de
la comédie, qui se déroule dans la banlieue de Minneapolis, USA, en... 1967.
Les fans des frères Cohen croient y déceler un message inspiré,
liant des attaches mystiques avec la suite de l’œuvre. Ilan n’y a vu qu’un amuse-gueule
sans rapport avec l’intrigue, destiné justement à faire croire aux non-initiés
à l’existence d’une profondeur transcendante dans une réalisation qui ne
parvient pas à décoller.
L’histoire est celle d’un professeur sans relief, Larry Gopnik
(interprété par Michael Stuhlbarg) de physique quantique, chargé de cours dans
un établissement universitaire insignifiant lui aussi.
Une "intrigue" terriblement juive américaine des années
soixante. Qui a l’avantage de nous faire visiter les arcanes d’une communauté
israélite de l’époque aux Etats-Unis. Le seul intérêt que je lui ai trouvé.
Un Woody Allen mais triste, noir. J’avoue déjà que Woody Allen ne
m’a jamais fait rire et que ses films évoquent en moi des raccourcis d’ambiances
juives destinés aux goys.
Quant à Un homme sérieux, il est sérieux, justement et il
n’essaie même pas de faire rire le spectateur. Un film juif sans aucune trace d’humour,
cela ne se peut pas. C’est comme un article d’Ilan qui ne serait pas drôle,
cela fait partie du monde des impossibilités.
De plus, même s’il est à l’évidence destiné aux gentils, il
faudra absolument leur distribuer un lexique d’hébreu diasporique à l’entrée,
sinon, ils n’y comprendront rien. Ou est-ce précisément l’effet recherché, dans
le même souci que dans l’introduction : laisser croire que l’univers juif
est impénétrable pour ceux qui ont conservé leur prépuce ?
J’ai tenté de rire ; ensuite, je me serais contenté de
sourire, mais je n’y ai pas trouvé matière. J’avais, au contraire, envie d’ouvrir
une fenêtre dans le cinéma afin de respirer un bon coup, lors de cette
projection oppressante et sans espoir.
Les inconditionnels des frères Cohen, les mêmes que tout à l’heure,
se révolteront et prétendront qu’il s’agit d’humour noir et que je suis par
trop israélien pour en saisir la finesse. Ils affirmeront aussi que l’humour se
situe dans la démarche des deux réalisateurs de décrire ce monde juif as is,
en en montrant tous les travers.
L’histoire est plausible, c’est celle du prof de physique, à l’existence
rangée comme les notes sur du papier à musique, qui voit sa vie s’effondrer
sous les coups du sort à répétition.
Je ne vais pas entrer dans les détails, car je n’ai pas encore
décidé si j’allais vous conseiller d’aller le voir ou de rester chez vous pour
subir un autre chef d’œuvre de téléréalité.
L’intrigue est plausible, certes, mais elle se concentre sur des
sujets médiocres évoluant dans une communauté privée de tout éclat. Héros
médiocres. Rabbins médiocres, égocentriques, incapables d’apporter le moindre
réconfort au pauvre Larry qui part en lambeaux. Famille médiocre – il paraît
tout de même que le fiston Danny Gopnik (Aaron Wolff) est devenu, avec son frère Abraham-Moïse, dans les années 2000,
réalisateur de longs métrages adulés par la critique -. Voisins médiocres.
Toubibs et dentistes nuls. Avocats rapaces, et j’arrête là, car il ne sera pas
dit que quelqu’un a attrapé la déprime à la lecture d’un papier d’Ilan.

Larry Gopnik, même l’antenne de sa TV déconne
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par Roxane Mudejar.
Abjecte et raciste, ce sont les mots qui conviennent.
Cete "femme", qui écrit au masculin, a déjà sévi dans ce forum.
Malheureusement, elle fait partie d'une petite minorité non-né... suite...
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